Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : mercredi, 20 septembre 2017 -
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Cela a tout l’air d’un canular! Pourtant, ça ne l’est pas. A l’île Bakongo sur le fleuve Congo, à 3 heures de Kingabwa en pirogue et 1 heure par hors-bord, dans la ville de Kinshasa, tout semble complètement hors du temps. Imaginez qu’en ce 21ème siècle, des enfants vont à l’école non seulement en pirogues, mais ils les utilisent aussi comme bancs en période de crue.

Elèves d'une école rurale en RDC - Photo un.org

Un tour à l’île Bakongo équivaut quasiment à remonter le temps jusqu’à l’époque médiévales. Le décor, partagé entre la féerique beauté de la nature et l’improbable habitat, laisse sans mot. Tout rappelle les vieilles vidéos réalisées des premiers explorateurs en province de l’Equateur. Or, on est bien à Kinshasa, en 2015. Qui pis est ! Entourée de 5 îlots, l’île Bakongo compte plus de 300 familles. Cette population vit essentiellement de la pêche artisanale, la riziculture, le maraîchage et l’élevage de la volaille. Elle vit dans des maisons en pilotis qui n’ont ni toilette, ni eau potable, ni électricité. Elle n’a absolument pas d’infrastructures socioéconomiques de base. En saison pluvieuse, le village est complètement inondé, mais toujours habité. Ce qui fait que la pirogue y est le seul moyen de transport.

L’île n’a qu’une seule école primaire créée en 1999, qui fonctionne sous la couverture de la communauté protestante CBCO. Elle est tenue par l’ONG CADF. L’établissement n’a qu’une seule salle de classe. C’est plutôt un bidonville fait de tôles et pailles fixées sur des poteaux. Pour toute administration, l’école ne dispose que d’une seule personne qui est également l’unique enseignant. Il a la charge de 57 élèves, donc 30 filles et 27 garçons, tous les niveaux confondus. Les classes étudient à tour de rôle, soit 2 heures par classe. «Certains enfants sortis de là sont universitaires aujourd’hui», confie le responsable de CADF. Les parents paient les frais avec des biens en nature (poissons, fruit, légumes, vêtements, …) équivalant à FC 8000 (USD 8) par trimestre afin de soutenir l’instituteur. Certains élèves de l’îlot voisin de Ndjoli/Nganda Bamongo ont dû abandonner l’école à cause de la distance et des pluies parce qu’ils sont encore trop jeunes et ce périple comporte beaucoup de risques.

Il est important que le gouvernement provincial de Kinshasa et surtout le Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire prennent en compte cette école dans le projet de construction de 1000 écoles par an. Ces enfants des familles de pêcheurs, pauvres qu’ils sont, ne réclament que d’avoir des classes accessibles mêmes en période de crue. La pêche ne devrait pas être le seul avenir qui les attend. Car, ils ont les mêmes droits que les autres enfants au regard de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.

En plus, ces enfants, comme le reste de villageois de Bakongo, vivent dans une forte promiscuité. Le taux de paludisme y est élevé. Celui des maladies sexuellement transmissibles (VIH) aussi. Les enfants et les femmes enceintes n’accèdent pas au vaccin, les nouveau-nés n’accèdent pas non plus aux CPS.

Hugo Mabiala Bondo/Monde Rural

Hela Cheikhrouhou : « L'Afrique n'a pas été bien servie jusqu'ici par les finances climatiques»

Ancienne responsable du département Énergie, Environnement et Changement climatique à la Banque africaine de développement (BAD), Hela Cheikhrouhou est directrice du Fonds vert depuis 2013. Elle se rend à Bamako afin de sensibiliser les ministres des Finances de la zone franc CFA réunis dans la capitale malienne. Dans une interview accordée au site web Le Point Afrique, Hela Cheikhrouhou a abordé les questions relatives aux financements des projets. Interview.

 

Hela Cheikhrouhou, directrice du Fonds vert pour le climat, lors d'une conférence en novembre 2014

 

La communauté internationale s'est engagée à Lima, lors de la Conférence sur le climat. Six mois après, les États ont-ils tenu leurs promesses ?

Le Fonds vert a entamé son processus de mobilisation des ressources à partir du mois de juin 2014. Dans un laps de temps extrêmement court, nous avons reçu des promesses de l'ordre de 10 milliards de dollars environ -à Lima. Ces promesses-là n'ont pas été encore converties en accord de contribution, du moins pour la plus grande partie. Toutefois, l'objectif est que près de la moitié de ces promesses soient converties en accord de contribution, dans les quelques semaines qui viennent.

Quel est le principal défi du Fonds vert pour le climat ?

Notre mandat est extrêmement ambitieux et difficile à remplir. Il s'agit de promouvoir un changement de paradigme, par les pays en voie de développement, pour passer vers un développement durable faible en carbone et résilient aux effets du changement climatique. Les études scientifiques et les autres analyses indiquent que grosso modo près de 500 milliards de dollars par an doivent être investis par les pays en voie de développement dans le monde comme investissement additionnel pour transformer leurs économies. Vis-à-vis de cette donne, les 10 milliards du Fonds vert pour une période de 4 ans, ça nous donne à peu près 2 milliards et demi par an à investir. Notre principal défi est d'utiliser ces ressources, qui sont limitées de la manière la plus innovante pour pouvoir amener d'autres participants à nos côtés dans ces investissements.

D'après un expert de la finance climatique, la Banque mondiale a élu domicile près de vos locaux. Y a-t-il une pression particulière de cette institution sur le Fonds vert ?

Le bureau de la Banque mondiale, basé en Corée du Sud, est un bureau de représentation de la Banque pour servir le gouvernement de la Corée et la sous-région Asie pour des activités de connaissance de la Banque mondiale. Le bureau qui est ici n'a aucune relation particulière avec le Fonds vert pour le climat. Par ailleurs, la Banque mondiale, basée à Washington, nous sert d'intermédiaire. La Banque mondiale est le banquier du Fonds vert. Mais, il n'y a aucune contrainte particulière liée à ça. La Banque mondiale ne fait qu'exécuter les décisions de notre conseil d'administration.

De nombreuses conférences sur la finance climatique ont eu lieu ces dernières semaines, les États africains sont-ils suffisamment informés sur les objectifs du Fonds vert ?

Nous cherchons toutes les opportunités pour attirer l'attention des ministres africains sur l'existence de ce fonds. Un de nos principaux objectifs est de s'assurer que les pays qui n'ont pas eu leur chance sur le MDP (Mécanisme de développement propre) et sur d'autres mécanismes de financement climat puissent bénéficier du Fonds vert. L'Afrique n'a pas été bien servie jusqu'ici par les finances climatiques.
Nous avons des clauses claires dans notre instrument fondateur sur l'importance de servir les pays vulnérables, notamment en Afrique. Je vais me rendre au Mali prochainement, et je vais assister dans quelques semaines aux assemblées de printemps du FMI et de la Banque mondiale, à Washington le 16 avril pour rencontrer des ministres africains.

J'étais au Japon récemment, lors de la conférence mondiale sur la réduction des désastres, pour participer à une table ronde ministérielle avec différents représentants des régions du monde. Je les ai informés sur le rôle du Fonds vert qui travaille entre autres sur l'adaptation de la réduction des catastrophes liées au climat.

Par ailleurs, on va organiser deux séminaires dédiés à l'Afrique, Afrique francophone et Afrique anglophone, pour élever la connaissance des points focaux gouvernementaux du Fonds vert. Actuellement, de nombreux pays africains ont déjà nommé une personne comme point focal au sein de leur gouvernement.
Nous souhaitons nous assurer que ces points focaux soient le plus à même de comprendre les règles du Fonds vert pour disséminer cette connaissance, pour préparer les projets. Ce sont ces points focaux qui doivent sensibiliser leur gouvernement, leur société civile sur l'existence du Fonds vert. Les points focaux sont très importants pour nous. Aucun projet ne pourra être financé par le Fonds vert sans leur accord. Mais les projets validés peuvent être de toute taille.

Le Fonds vert s'est-il inspiré des autres fonds, tels que le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ?

Dans toutes les décisions prises par le Conseil d'administration du Fonds vert, nous avons regardé tous les précédents. Nous nous sommes comparés à tous les fonds multilatéraux, le Global Fund, que vous citez pour la lutte mondiale contre le paludisme et le sida et la tuberculose, le GAVI pour la vaccination, le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le Fonds pour l'investissement climat (Climat Investment Fund)... Nous avons regardé toutes les institutions, et nous nous sommes assurés, à chaque fois, de regarder les pour et les contre, voir comment ils sont gérés. Nous en avons tiré les leçons, et avons choisi les modalités qui s'appliquent le mieux à notre mission.

Quelles sont les modalités principales pour accéder au Fonds vert ?

Le Fonds vert va travailler à travers un réseau d'institutions bien établies : des institutions locales, régionales, internationales. Elles peuvent être gouvernementales, privées, ou de la société civile. Nous sommes ouverts à différents types d'organisme. Mais ces institutions doivent être accréditées.
Pour l'accréditation, on fait au préalable une révision soigneuse des règles fiduciaires, de la gouvernance, de la façon dont les projets doivent être construits. Une fois accrédités, ces organismes peuvent nous présenter les projets des pays, et peuvent avoir accès aux ressources du Fonds vert. Ces institutions sont une sorte d'agent du Fonds vert pour superviser la bonne exécution des projets.

Nous sommes en train de surprendre tous nos partenaires. Le conseil du Fonds a récemment accrédité sept institutions. Parmi les sept organisations certifiées, il y en a plusieurs qui travaillent sur l'Afrique. Il y a le Centre de suivi écologique, le CSE, un organisme sénégalais. Il y a ACUMEN, un fonds d'investissement social qui travaille en Afrique, entre autres. Il octroie des prêts aux petites et micro-entreprises.

Il y a aussi une agence bilatérale allemande KfW (un établissement bancaire allemand) qui travaille énormément en Afrique. Nous avons aussi accrédité le Programme des Nations unies pour le développement qui est un organisme actif dans plusieurs pays en Afrique. C'est un début. Nous pensons qu'au fil des années nous aurons un réseau accrédité bien établi. Il y aura un accord-cadre pour gérer la relation.

Le conseil d'administration nous a autorisés à entamer les négociations des accords-cadres. La durée de cet accord sera discutée du 6 au 9 juillet, lors de la prochaine réunion du conseil d'administration, au siège du Fonds vert. Nous sommes une institution qui a été créée pour durer, malheureusement pour des décennies. La lutte contre le changement climatique s'annonce extrêmement difficile et ce n'est pas une mince besogne. Je pense qu'il faudra bien plus que 20 ans afin que nous puissions exécuter notre responsabilité.

Êtes-vous positive pour la COP 21 ?

Les gouvernements du monde ont un rendez-vous avec l'histoire à Paris. Il faut absolument qu'ils se mettent d'accord sur un agrément. La situation est préoccupante. D'après le dernier rapport du GIEC, nous sommes actuellement sur une trajectoire très dangereuse, pour l'Afrique notamment.

Par Houmi Ahamed-Mikidache

Afrique.lepoint.fr

Il faut vite étendre le projet PAUK ! 

Kimbwala, cité en pleine construction située dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa a peut-être été une laissée-pour-compte du projet d’assainissement urbain de Kinshasa -PAUK-, initié par l’Union européenne et consistant en l’installation des poubelles publiques dans les quartiers de Kinshasa. Faute des poubelles publiques, dans ce quartier, les rues et rivières se transforment en dépotoirs. Reportage.  

Dépotoir d'ordures dans un quartier de la ville de Kinshasa

Alors qu’à travers la ville de Kinshasa, capitale de la RD-Congo, la gestion des déchets s’avère être une tâche bien plus ardue en dépit de certains projets mis en place par l’autorité de la ville, dans la cité de Kimbwala, située dans la commune de Mont-Ngafula -partie Ouest de Kinshasa-, la situation est bien plus calamiteuse. Une grosse épine dans la jambe. 

Tout simplement parce que cette cité, en pleine construction, ne bénéficie d’aucune politique en matière de gestion des déchets. «Je suis à Kimbwala depuis plus de 5ans, et je trouve bizarre qu’il n’y ait aucune organisation en ce qui concerne les résidus», se plaint Mwadi, habitante de cette cité, avant de révéler que «nous avons à maintes reprises contacté la responsable du quartier à ce sujet, mais notre démarche n’a jamais trouvé gain de cause». Alpha, un autre habitant du quartier analyse: «cette situation ne trouve pas d’issue car la commune est trop vaste et les autorités municipales ne maitrisent ni ne connaissent parfaitement ce qui se passe dans les recoins de la commune». Et de poursuivre «le découpage territorial ne devrait pas seulement concerner les provinces»

Un comportement destructeur

La responsable du quartier, exigeant l’anonymat, estime que «cette tâche ne relève pas de sa compétence». Nous ne sommes pas, explique-t-elle, assez soutenus financièrement par les autorités nationales. D’où «toutes les difficultés que nous rencontrons dans le secteur de l’environnement, et l’absence constatée des poubelles publiques». 

Dans l’entre-temps, la population, abandonnée à son triste sort, se lance dans des pratiques aux conséquences multiples et incalculables. Si certains se donnent la peine d’enfouir ces déchets, composés en grande partie des objets ménagers, dans le sous-sol, d’autres par contre transforment la voie publique en dépotoir. «Nous creusons un trou un peu plus profond pour entasser nos déchets. Une fois rempli, nous enterrons et creusons un nouveau trou», a fait savoir Mwadi. 

D’autres encore préfèrent déverser leurs résidus dans la rivière traversant cette cité à partir de la place Pompage jusqu’au quartier voisin de Malueka. Au croisement des avenues Salongo et Matadi une poubelle s’est installée sans que personne ne s’en préoccupe. 

Les plus nantis du quartier, quant à eux, s’abonnent aux entreprises de ramassage des déchets moyennant une somme à payer à la fin de chaque mois.

Intégrer la partie Ouest de Kinshasa 

Et, en transformant les avenues et rivières en dépotoirs, la population s’expose elle-même à des maladies et contribue ainsi à la destruction de l’environnement. Ce, du fait que les objets jetés polluent parfois bien longtemps après qu’on ne soit plus de ce monde. 

Il est vrai que la plupart d’objets ménagers, comme l’allumette -6 mois-, le papier toilette -2 semaines à 1 mois- sont rapidement biodégradables. Mais, il y en a qui, sans intervention extérieure, peuvent demeurer pendant plus de 10 ans voire plus de 100 ans. A l’instar du ticket de bus -environ 1 an-, papier de bonbon -5 ans-, boîte de conserve -50 ans-, sac en plastique -450 ans-, etc.

Une situation qui devrait interpeller les autorités de la ville à étendre le projet d’assainissement urbain de la ville de Kinshasa -PAUK-, initié par l’Union européenne. A travers ce projet, des poubelles publiques, dont l’accès est gratuit, ont été implantées par-ci par-là dans la ville.

Laurent OMBA

Bienvenu Liyota Njoli, nouveau ministre de l’Environnement et du Développement Durable a officiellement pris ses fonctions. La cérémonie de remise et reprise a été organisé le jeudi 11 décembre 2014 dans la salle de conférence du MEDD.

Signature des PV par les ministres Bienvenu LIYOTA et Bavon NSA MPUTU - Crédit photo CNREDD

Devant une audience composée de députés, de chefs de missions diplomatiques et de hauts fonctionnaires du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), cette cérémonie a été marquée par trois temps : le mot de circonstance du ministre sortant, Bavon Nsa Mputu, celui de Bienvenu Liyota Ndjoli et la signature du procès-verbal de remise et reprise.

Dans son mot de circonstance, Bavon NSA MPUTU a, non seulement rappelé à son successeur les opportunités de développement socioéconomique que la République Démocratique du Congo détient grâce à sa riche biodiversité, mais aussi les défis du développement durable qu’il lui appartient désormais de relever et qui s’inscrivent dans ses fonctions.

« La gestion de l’environnement pour le développement durable est un enjeu national et mondial dont l’atteinte des objectifs nécessite l’implication de tous les partenaires et la confiance de la population congolaise », c’est par ces mots que Bienvenu LIYOTA NDJOLI a marqué sa prise de fonction au sein du MEDD. Plus loin, il a souligné que la réussite de son mandant dépend de l’entière collaboration des membres de l’administration du MEDD pour garantir le plein épanouissement du MEDD.

La signature du procès-verbal de remise et reprise par les deux hauts fonctionnaires a effectivement marqué la fin du mandat de l’ancien Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme(MECNT) et le début de l’époque du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD).

Il est à noter que Bienvenu Liyota Ndjoli n’hérite que d’une partie des compétences de son prédécesseur. En effet, l’ancien ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a été scindé en deux avec le gouvernement Matata 2 : d’une part un ministère de l’Environnement et Développement Durable et de l’autre un ministère du Tourisme.

Congo Green Citizen

 

Cité inca du Machu Picchu, région de Cuzco, Pérou (13°05’ S – 72°35’ O). © Yann Arthus-Bertrand/Altitude

Qu’attendre des négociations sur le climat de Lima qui préparent la conférence de 2015 à Paris ? Nous republions ici une note de décryptage par Emeline Diaz et Pierre Radanne pour l’Institut francophone de Développement durable.

Après la confirmation de la gravité du changement climatique en 1985, le 1er rapport du Groupe Intergouvernemental des Experts du Climat (GIEC) a débouché sur un traité international adopté par tous les pays, la Convention de Rio de 1992, qui reconnait le changement climatique et appelle les pays à agir en fonction de leurs responsabilités et capacités. Après le constat d’un engagement insuffisant dans la lutte contre le changement climatique, le Protocole de Kyoto a réalisé une avancée avec la fixation pour les pays développés d’engagements de réduction de leurs émissions pour la période 1990-2012. Mais sans les Etats-Unis. Des engagements très inégaux de la part des pays développés d’ici 2020 Le cycle de négociation suivant a été marqué par de grandes difficultés : les engagements repris par les pays développés pour la période 2013-2020 ont été très insuffisants pour endiguer le changement climatique. Mais surtout de nombreux pays ont commencé de se désengager du Protocole de Kyoto par refus des obligations juridiques qu’il implique. Il s’agit du Japon, de la Russie, de la Nouvelle Zélande, tandis que le Canada est purement et simplement sorti du Protocole de Kyoto et s’est placé dans la même situation que les Etats-Unis. L’horizon de 2020 se rapprochant déjà, s’engage un 4ème cycle de négociation.

Mais aussi des avancées majeures Néanmoins la période récente a marqué des avancées decisives :
•    Les rapports successifs du GIEC sont parvenus à faire reconnaître un objectif commun : rester en deçà d’un réchauffement de 2°C par rapport à la période préindustrielle car au-delà, c’est la capacité à nourrir une humanité qui atteindra 9,5 milliards d’habitants en 2050 qui se trouvera compromise.
•    Ces dernières années, les pays ont fini par s’accorder sur cette obligation qui modifie profondément les termes de la négociation puisqu’il s’avère indispensable que tous les pays contribuent à la lutte contre le changement climatique. Riches et pauvres. Dans des proportions évidemment variables.
•    C’est donc la question même de la forme de développement qui se trouve posée. Il va falloir dépasser et résoudre les inégalités héritées de l’histoire. Le financement de la lutte contre le changement climatique pour les pays en développement est donc devenu un enjeu central.

Un changement de méthode
Cette montée des enjeux a impliqué des changements de méthode de négociation en mobilisant d’abord les chefs d’Etat et de Gouvernement. Ce fut l’objectif du Sommet organisé par Mr. Ban Ki Moon le 23 septembre à New York.

Le calendrier va être ensuite très serré :
•    Définir le cadre politique de la fixation des niveaux d’émissions de gaz à effet de serre par les pays en cohérence avec l’objectif de stabilisation du climat en dessous d’un réchauffement de 2°C et la façon de répartir des efforts lors de la conférence de Lima de début décembre.
•    Amener après chaque pays à définir sa contribution pour le début du printemps 2015.
•    Ensuite, le plus dur, ajuster dans la négociation pendant les 6 mois qui suivent les engagements des pays afin qu’ils soient équitablement répartis.
•    Aboutir à la conférence de Paris de décembre 2015 doit enfin aboutir à un accord fin aboutir à un accord politique intégrant tous les pays pour la période 2020-2030. 30 ans après la compréhension du processus du changement climatique, la négociation entre dans le dur. Si l’on ne parvient pas à des engagements suffisants de la part des pays, la dégradation du climat va vite devenir irrattrapable. Or, les relations internationales se sont fortement dégradées ces dernières années tandis que la crise économique et financière a réduit le soutien financier aux pays en développement.

Il faut donc réussir une négociation à 193 pays dans un délai très court et un contexte politique et économique particulièrement difficile. Réussir cette nouvelle séquence de négociation implique de progresser sur 3 fronts :

•    La négociation entre Etats avec des engagements qui soient non seulement élevés mais aussi qui soient effectivement tenus dans la réalité. Il va donc falloir négocier des engagements et contributions des pays qui soient équitables, obtenir une transparence dans leur réalisation et consolider les accords obtenus dans la négociation par des règles de respect en droit international.
•    La mobilisation dans l’action à tous les niveaux : les Etats, les entreprises, les collectivités locales, les citoyens. Bref parvenir à mettre toute l’humanité en marche. Dans le sens d’un usage plus efficace de l’énergie, de la valorisation des énergies renouvelables à la place de l’utilisation des combustibles fossiles, de la généralisation du recyclage, de la protection des forêts… Autant de choix et d’actions positifs pour l’humanité toute entière. En termes de réduction des impacts négatifs, mais surtout de créations d’emplois, de réduction des dépenses, de cohésion sociale, d’accès au développement…

La mise en évidence des bénéfices de la lutte contre le réchauffement climatique sera déterminante pour amener chaque pays sur le chemin d’un accord ambitieux incluant tous les pays.

•    Du fait de l’importance de cette négociation, il est essentiel d’impliquer les citoyens. Sans leur soutien, les responsables politiques n’auront pas le mandat indispensable pour des décisions majeures. En outre, l’adhésion des citoyens est indispensable pour la réalisation concrète des actions. Il est essentiel non seulement d’aider chacun à comprendre ces enjeux décisifs, mais surtout de donner à chacun des garanties quant à ses conditions de vie pour lui et pour ses enfants. La conférence de Paris doit être la première conférence climat qui s’adresse à la personne.
•    Progresser sur les deux derniers points est essentiel pour remonter le niveau de la négociation internationale. On est au pied du mur, car on ne peut pas reporter l’échéance. En effet, pendant que les pays se renvoient la balle, le climat se dégrade. Irrémédiablement.

Les attentes pour la conférence de Lima

La 20ème Conférence des Parties de la Convention Cadre des Nations-Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) se tiendra à Lima, au Pérou, du 1er au 12 décembre 2014 sera décisive pour la réussite de l’accord de 2015 sur le post-2020.

Ce dernier sera nécessairement le fruit de deux années de préparation et de négociations intenses, à Lima puis à Paris.

La Conférence de Lima devra dresser un cadre global, un calendrier, une première structure solide et faisant consensus du texte d’Accord futur. Il faudra aussi renforcer la confiance, profondément ébranlée depuis la conférence de Copenhague de 2009 et avancer sur les questions d’équité et de solidarité, afin que tous les pays puissent progresser vers un nouveau modèle de développement. En somme, il s’agit de réfléchir à ce que serait une négociation réussie, quelles sont les pistes pour y parvenir et comment dépasser les blocages actuels.

Les principaux sujets à traiter lors de la Conférence de Lima :

•    la structure et les éléments du nouvel accord
•    la nature, le contenu et le calendrier des contributions des pays
•    les financements
•    le développement des initiatives en cours ?

Il s’agira ensuite durant les mois précédents la Conférence de Paris d’éviter l’enlisement d’une négociation qui n’a cessé de se complexifier avec le temps et donc de devenir de plus en plus opaque pour l’extérieur du cercle des négociateurs. Avec donc le risque de voir le soutien de l’opinion publique s’affaiblir alors que des choix décisifs doivent être faits.

Avec un double constat fait depuis l’entrée dans ce nouveau cycle de négociation :

•    “ Le temps ne joue pas en notre faveur1 ”. C’est le constat fait par Mr. Ban Ki Moon, car la dégradation du climat s’accentue. Le dernier rapport du GIEC a été clair : les changements climatiques sont sans équivoque et de nature anthropique.

Leurs effets se font déjà fortement sentir dans de nombreuses parties du monde : inondations en Europe et au Moyen-Orient, sécheresses en Australie, évènements climatiques extrêmes en Asie ou encore aux Etats-Unis. Mais rester en-deçà des 2° de réchauffement par rapport à la période préindustrielle est faisable, si l’on agit dès maintenant.

•    Et, malgré cela, l’écart entre la trajectoire de diminution des émissions mondiales et les engagements pris de réduction des émissions se creuse, ce qui rendra d’autant plus difficile les efforts d’atténuation après 2020 et augmentera le coût de l’adaptation. Il est indispensable de réussir un accord impliquant tous les pays dans le cadre des Nations Unies avec un niveau d’ambition élevé pour parvenir à stabiliser le climat. Ce qui est en question, n’est pas seulement la signature d’un accord entre Etats, c’est la mise en mouvement de toute l’humanité, Etats, entreprises, collectivités territoriales, sociétésciviles jusqu’à chaque citoyen.
 
•    Cette prise de conscience de la nécessité d’agir à différents niveaux est désormais actée : le défi climatique ne pourra être résolu sans la compréhension par les populations des enjeux, sans l’implication du plus grand nombre, et sans l’émergence d’initiatives à tous les échelons et par tous les acteurs de la société civile. Le secrétaire général des Nations Unies, Mr. Ban Ki Moon, a lancé un signal clair, en affirmant que chacun pouvait, à son échelle, faire un pas et agir en cohérence avec les enjeux climatiques2. “Pon tu parte”(fais ta part), slogan de la Conférence de Lima, souligne cette importance de l’action individuelle et de l’engagement des citoyens, décisifs dans la réussite des négociations.

GoodPlanet.info

Rejets dans les océans de déchets plastiques - Photo AFP/Archives Mike ClarkeLe rejet dans les océans de déchets plastique causent des dégâts estimés à au moins 13 milliards de dollars et menacent la vie marine, le tourisme et la pêche, a averti l’ONU à l’ouverture de sa première Assemblée sur l’environnement lundi à Nairobi.

« Les matières plastiques jouent un rôle crucial dans la vie moderne mais les impacts environnementaux de la façon dont nous les utilisons ne peuvent être ignorés », a estimé dans un communiqué Achim Steiner, le chef du Programme de l’ONU pour l’environnement (PNUE) dont le siège est à Nairobi.

« Il faut prendre les mesures appropriées pour empêcher dès le début les déchets plastique de se retrouver dans l’environnement, ce qui se traduit par un seul objectif fort : réduire, réutiliser, recycler », a-t-il ajouté.

Les déchets plastique tuent la vie marine, soit parce qu’ils sont ingérés par des animaux tels que tortues ou baleines, soit parce qu’ils « endommagent les habitats naturels essentiels tels que les récifs coralliens », explique le PNUE dans un rapport, ajoutant que de petits fragments de plastique avaient été retrouvés jusque dans les glaces polaires.

Le PNUE fait également part de ses « inquiétudes concernant la pollution chimique, la propagation d’espèces invasives (telles que des champignons) par les fragments plastiques et les dégâts économiques causés aux secteurs du tourisme et de la pêche dans de nombreux pays ».

L’essentiel des déchets plastique terminent au milieu de l’océan dans les vastes « continents de plastique », lieu de convergence de divers courants marins, mais les conséquences croissantes des micro-plastiques (morceaux de moins de cinq mm de diamètre) sont particulièrement inquiétantes, estime le PNUE.

« Leur ingestion a été constatée à grande échelle dans les organismes marins, notamment les oiseaux, les poissons, les moules, les vers et le zooplancton (…) devenant au final une source de produits chimiques dans notre nourriture », poursuit le PNUE.

La nouvelle Assemblée des Nations unies pour l’Environnement (UNEA), qui se réunit dans la capitale kényane jusqu’au 27 juin, se veut, selon l’ONU, « une plate-forme mondiale pour l’élaboration de politiques environnementales au plus haut niveau » et permettra de « placer l’environnement sur un même pied d’égalité que les questions liées à la paix, la sécurité, la finance, le commerce ou la santé ».

L’UNEA, qui se réunira ensuite tout les deux ans, doit aborder à Nairobi des questions telles que la criminalité liée aux espèces sauvages, le braconnage ou la réforme des subventions aux combustibles fossiles.

Agence France Presse

Le père Godfrey Nzamujo, directeur de la ferme bio Songhaï, à Porto-Novo, le 30 janvier 2014- Photo AFPArmé de son bâton de pèlerin et d’un panama, le père Godfrey Nzamujo parcourt d’un pas alerte les allées de Songhaï, la ferme bio qu’il a créée il y a près de 30 ans avec un projet ambitieux: lutter contre la pauvreté et l’exode rural en Afrique.

La petite exploitation d’à peine un hectare qu’il a créée en 1985 à Porto-Novo est devenue un projet-pilote pour le reste de l’Afrique.
Le centre s’étale aujourd’hui sur 24 hectares où une armée d’employés et d’apprentis s’active dès l’aube à la production de denrées agricoles, à leur transformation et leur distribution.

Fruits et légumes, riz, élevage de poissons, de porcs, et de volailles, avec un principe: « rien ne se perd, tout se transforme », pour préserver l’environnement.
Les fientes de poules sont transformées en bio-gaz, qui alimente les cuisines du centre.

Les pièces détachées des engins agricoles sont réutilisées pour la fabrication d’ingénieuses machines. Les eaux usées sont filtrées grâce à des jacinthes.
Désigné « centre d’excellence pour l’agriculture » par les Nations unies, Songhaï s’est développé au Nigeria voisin, au Liberia et au Sierra Leone et a pour projet de s’implanter dans 16 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, au total.

Le casse-tête auquel tente de répondre cet Américain d’origine nigériane: aider les Africains à augmenter leurs rendements agricoles à travers des techniques simples, sans avoir recours à des engrais et des pesticides, souvent utilisés sur le continent.

Ceci afin d’abaisser les coûts de production tout en préservant l’environnement.

Le prêtre dominicain élevé en Californie dit avoir été très choqué par les images terrifiantes de famine en Afrique, à la télévision, au début des années 80.
Il est donc parti à la découverte du continent, pour voir de quelle façon il pouvait mettre à profit sa formation universitaire en agronomie, économie et informatique et lutter contre la pauvreté à son échelle.

Après avoir visité plusieurs pays, il a atterri au Bénin, où le gouvernement –marxiste à l’époque– lui a cédé un lopin de terre.

« C’était un terrain abandonné, tué par l’engrais chimique et la pratique de l’agriculture conventionnelle. Ca ne marchait pas » raconte-t-il.

« On était sept jeunes. On a creusé des puits, on a arrosé de nos mains… Et en pleine période de sécheresse, cette surface grise est devenue verte », se souvient-il dans un sourire.
Son secret: imiter la nature, valoriser les « bonnes bactéries » présentes dans le sol pour maximiser la production sans avoir recours aux produits chimiques.
Les rendements de Songhaï parlent d’eux-mêmes: La ferme produit sept tonnes de riz par hectare trois fois par an, contre une tonne de riz par hectare et par an à ses débuts.

Aujourd’hui, « Songhaï fait face au triple défi de l’Afrique aujourd’hui: la pauvreté, l’environnement et l’emploi des jeunes », explique le père Nzamujo.
Dans le système qu’il a imaginé, détaillé dans son livre, « l’Afrique relève la tête », la production locale est transformée et distribuée sur place, ce qui permet de lutter contre la pauvreté en créant une activité économique.

A Songhaï, des confitures mijotent dans de gros chaudrons, pendant que les poulets rôtissent. L’huile de soja, le riz, les jus de fruit sont empaquetés pour être vendus dans la boutique ou servis dans le restaurant du centre.

Ce projet presque autarcique a également un point d’accès internet et une banque, évitant ainsi aux résidents de devoir se rendre en ville.
Enfin, l’emploi des jeunes est encouragé avec la formation  de 400 élèves-fermiers chaque année, sélectionnés sur concours, qui bénéficient d’une formation de dix-huit mois entièrement gratuite.

Paul Okou, 25 ans, est l’un d’entre eux. Ce fils d’agriculteurs de Parakou, dans le nord du Bénin, aimerait reprendre l’activité de ses parents, mais espère travailler de façon plus rentable.

« Mes parents utilisent des méthodes archaïques traditionnelles, alors qu’à Songhaï on apprend la méthode moderne, mais artisanale! » s’enthousiasme-t-il.
« Ce qu’on faisait en deux jours, maintenant on le fait en deux heures ».

Les élèves-fermiers sont ensuite envoyés dans des villages où ils mettent en application ce qu’ils ont appris.
Une fois en charge d’une exploitation, ils intègrent le réseau Songhaï et sont suivis régulièrement.

Songhaï accueille aussi des stagiaires qui financent leur propre formation, à hauteur de 350 euros pour six mois, comme Abua Eucharia Nchinor, une trentenaire nigériane, et Kemajou Nathanaël, un  ancien commercial camerounais de 39 ans. Tous deux ont le projet d’ouvrir une ferme bio dans leurs pays respectifs.

Agence France Presse

Vue de la foret dense humide (RDCongo) - Photo GreenpeaceLa République démocratique du Congo (RDC) pourrait signer les premiers contrats de vente de crédit carbone en 2016, a affirmé Jean-Robert Bwangoy, le président de l’ONG ERA-Congo, opérant dans la province du Bandundu. Il l’a affirmé vendredi 18 avril au cours d’une séance de restitution organisée à Kinshasa. Il a expliqué qu’à ce stade la RDC est encore sur le marché volontaire.

La zone concernée par ce financement est le district de Maï-Ndombe qui couvre une superficie de 12 millions d’hectare dont 8 millions de forêt primaire.
Le fonds de crédit carbone aidera la RDC à développer des programmes de réduction des émissions des gaz à effets de serre, étant donné que le pays est admis au Fonds carbone à l’issue de la 9e session du comité des participants, tenue à Bruxelles en Belgique du 9 au 11 avril courant.

Ayant donc obtenue la validation de sa note d’idée d’un programme de réduction des émissions, la RDC s’ouvre ainsi des voies à des futures compensations financières pour ses efforts à contribuer à la lutte contre le changement climatique.

De son côté, le ministre de l’Environnement et Conservation de la nature, Bavon N’sa Mputu a indiqué qu’avant d’obtenir ce financement, la RDC devrait élaborer une feuille de route qui reprendrait le système de gestion du projet, le système de partage des bénéfices, et le système de prise en charge des instruments de gestion du projet.

Cette feuille de route ainsi présentée permettra à la RDC d’être en mesure de comptabiliser la quantité de carbone contenu par les forêts des Maï Ndombe à base de laquelle elle sera financée.

Crédit carbone: quid?

Le crédit carbone est une compensation financière que versent les pays industrialisés qui polluent l’environnement. Et ce sont les pays en voie de développement très avancés dans le processus des réductions des émissions grâce à leur forêt qui en sont bénéficiaire. Il s’agit donc d’un achat de droit de polluer, cela d’autant plus que les usines des pays pollueurs consomment une grande quantité de carbone.

Il existe déjà au monde des pays qui bénéficient du crédit carbone, notamment l’Indonésie et le Brésil qui ont reçu de la Norvège du crédit carbone d’un montant d’un milliard de dollar dans le cadre du projet REDD.


En Afrique, toujours dans le cadre du projet REDD, la Tanzanie a déjà bénéficié de 100 millions de dollars américains.

La RDC qui abrite la plus grande forêt au monde après l’Amazonie, ne bénéficie pas encore du crédit carbone malgré son espace forestier qui constitue une solution au changement climatique. Son admission au fond carbone de la Banque mondiale lui permettra de présenter donc des projets pour bénéficier d’un financement important.

Radiookapi.net

Ibrahim THIAW, Directeur Général Adjoint PNUE, Abdou DIOUF, Secrétaire Général OIFLe Directeur général adjoint du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) M. Ibrahima Thiaw, a rencontré à Paris la semaine dernière l'ancien Président sénégalais Abdou Diouf, pour discuter des moyens d'intensifier l'appui aux pays francophones,  notamment  en Afrique, qui opèrent une transition vers une économie verte.

La promotion de la consommation et  de la production durables, l'énergie durable, l'économie verte et la formation des négociateurs sur le changement climatique et d'autres enjeux mondiaux figurent parmi les sujets qui ont été abordés.

Ces initiatives ainsi que d'autres, y compris les marchés publics durables, l'utilisation efficace des ressources dans les villes et les meilleures pratiques, pourraient figurer dans un protocole d'accord entre le PNUE et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont le Secrétaire général est M. Diouf.
Fatoumata Dia Touré, Directrice de l'institut de l'énergie et de l'environnement de l'OIF, Arab Hoballah et Martina Otto de la Division de technologie, d'industrie et d'économie du PNUE étaient aussi présents lors de la réunion.

Le PNUE et l'OIF ont convenu de travailler ensemble pour promouvoir le développement des énergies renouvelables dans les États membres  de l'OIF et pour  favoriser la durabilité au niveau des bâtiments et des villes dans ces pays.

Cela pourrait éventuellement conduire à  un spécial évènement conjoint qui se tiendrait  lors du sommet de l'OIF à Dakar, au Sénégal, en novembre 2014 et lors de  la  Conférence des parties à  la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris en 2015.

En outre, le PNUE et l'OIF ont  reconnu que la réforme des subventions des combustibles fossiles serait un levier essentiel pour promouvoir l'application des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.

D'autres axes de coopération ont également été soulevés : 

  • Promouvoir la consommation et la production durables,  en s'appuyant notamment sur les programmes SWITCH pour les petites et moyennes entreprises,
  • Appuyer le tourisme durable dans le cadre de l'année internationale des petits états insulaires en développement, 
  • Former des architectes de  l'Union économique  et monétaire  ouest africaines  (UEMOA) sur les nomes standards de construction régional  à travers l'initiative bâtiments durables et climat du PNUE ,
  • Appuyer la transition énergétique, et en particulier la  plateforme d'action d'atténuation appropriée au niveau national établie par l'OIF avec le soutien français, 
  • Appuyer un réseau de Points focaux pour le climat dans les pays africains, et 
  • Appuyer l'observatoire pour les emplois verts au Nigéria.

Entre autres, les participants ont  également soulevé la possibilité d'intensifier les systèmes de chauffe-eau solaires dans toute l'Afrique.

Enfin, il a été noté que l'OIF attache une grande importance à la dimension culturelle du développement durable.

Unep.org

Hippopotames dans la rivière Rutshuru dans le Parc des Virunga - Naturepl.com /Jabruson/WWFLe chef de la localité de Kimuka, à environ 15 km au sud-est de la cité de Sange, au Sud-Kivu, s’inquiète de la présence depuis une semaine d’hippopotames le long de la rivière Ruzizi. Didika Rusahura explique que ces hippopotames circulent librement dans les champs situés le long de cette rivière. Craignant une attaque de ces pachydermes, les paysans hésitent à travailler dans leurs champs.

Selon le chef Rusahura, ces animaux chargent les cultivateurs qui osent s’approcher, même en pleine journée.

Une femme qui se rendait à la source pour puiser de l’eau a échappé de peu à un de ces pachydermes.

Selon le commandant des Forces armées de la RDC (FARDC) basés à Kimuka, plus de dix hectares de champs de maïs et arachides ont été complètement détruits par ces animaux.

La population craint que cette contrée subisse la famine avec la destruction de ces cultures en pleine saison culturale A, alors qu’elle vit essentiellement des produits des champs.

Pour sa part, le chargé de protection de l’environnement d’Uvira appelle la population à adresser une plainte collective contre ces hippopotames, à l’administrateur de ce territoire, en réservant une copie au bureau de la protection de l’environnement, afin de solliciter l’intervention des autorités dans cette affaire.

Radiookapi.net

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