Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 23 septembre 2017 -
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Consommation

Consommation (3)

Depuis 1991, la Semaine mondiale de l’eau est organisée chaque année à Stockholm par le Stockholm International Water Institute -SIWI. Elle offre un cadre privilégié d’échange sur les problématiques mondiales de l’eau et de l’assainissement tant entre les acteurs institutionnels qu’entre ceux du secteur privé ou du monde de la recherche.

Des enfants en train de s'approvisionner en eau - Crédit photo: Un.org

L’édition 2017 de la Semaine mondiale de l’eau était axée sur le thème des eaux usées et de leur réutilisation, dans la nette continuité de l’adoption en 2015 des objectifs de développement durable -ODD-. Avant la COP23 qui se tiendra à Bonn en novembre 2017, la Semaine mondiale de l’eau permettra de faire le point sur les initiatives « eau et climat » de l’agenda de l’action climatique.

L’eau est cruciale pour assurer la sécurité alimentaire, préserver la santé et satisfaire les besoins en énergie. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement constitue la première cause de mortalité dans le monde. La pénurie d’eau affecte aujourd’hui 40% de la population mondiale. Plus de 80 % des eaux usées sont rejetées sans traitement dans l’environnement. Sous l’effet combiné du changement climatique, de la multiplication des catastrophes naturelles et de la croissance démographique, les ressources en eau sont sous pression croissante et aggravent les tensions géopolitiques déjà existantes. Estimé à Euro 380 Milliards, le marché mondial de l’eau, qui comprend l’approvisionnement, l’utilisation et le traitement, connaît en outre une croissance annuelle de 10%. Il s’agit d’un secteur porteur pour les 750 grands groupes, entreprises de taille intermédiaire et PME.

Christian MUTOMBO

Le père Godfrey Nzamujo, directeur de la ferme bio Songhaï, à Porto-Novo, le 30 janvier 2014- Photo AFPArmé de son bâton de pèlerin et d’un panama, le père Godfrey Nzamujo parcourt d’un pas alerte les allées de Songhaï, la ferme bio qu’il a créée il y a près de 30 ans avec un projet ambitieux: lutter contre la pauvreté et l’exode rural en Afrique.

La petite exploitation d’à peine un hectare qu’il a créée en 1985 à Porto-Novo est devenue un projet-pilote pour le reste de l’Afrique.
Le centre s’étale aujourd’hui sur 24 hectares où une armée d’employés et d’apprentis s’active dès l’aube à la production de denrées agricoles, à leur transformation et leur distribution.

Fruits et légumes, riz, élevage de poissons, de porcs, et de volailles, avec un principe: « rien ne se perd, tout se transforme », pour préserver l’environnement.
Les fientes de poules sont transformées en bio-gaz, qui alimente les cuisines du centre.

Les pièces détachées des engins agricoles sont réutilisées pour la fabrication d’ingénieuses machines. Les eaux usées sont filtrées grâce à des jacinthes.
Désigné « centre d’excellence pour l’agriculture » par les Nations unies, Songhaï s’est développé au Nigeria voisin, au Liberia et au Sierra Leone et a pour projet de s’implanter dans 16 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, au total.

Le casse-tête auquel tente de répondre cet Américain d’origine nigériane: aider les Africains à augmenter leurs rendements agricoles à travers des techniques simples, sans avoir recours à des engrais et des pesticides, souvent utilisés sur le continent.

Ceci afin d’abaisser les coûts de production tout en préservant l’environnement.

Le prêtre dominicain élevé en Californie dit avoir été très choqué par les images terrifiantes de famine en Afrique, à la télévision, au début des années 80.
Il est donc parti à la découverte du continent, pour voir de quelle façon il pouvait mettre à profit sa formation universitaire en agronomie, économie et informatique et lutter contre la pauvreté à son échelle.

Après avoir visité plusieurs pays, il a atterri au Bénin, où le gouvernement –marxiste à l’époque– lui a cédé un lopin de terre.

« C’était un terrain abandonné, tué par l’engrais chimique et la pratique de l’agriculture conventionnelle. Ca ne marchait pas » raconte-t-il.

« On était sept jeunes. On a creusé des puits, on a arrosé de nos mains… Et en pleine période de sécheresse, cette surface grise est devenue verte », se souvient-il dans un sourire.
Son secret: imiter la nature, valoriser les « bonnes bactéries » présentes dans le sol pour maximiser la production sans avoir recours aux produits chimiques.
Les rendements de Songhaï parlent d’eux-mêmes: La ferme produit sept tonnes de riz par hectare trois fois par an, contre une tonne de riz par hectare et par an à ses débuts.

Aujourd’hui, « Songhaï fait face au triple défi de l’Afrique aujourd’hui: la pauvreté, l’environnement et l’emploi des jeunes », explique le père Nzamujo.
Dans le système qu’il a imaginé, détaillé dans son livre, « l’Afrique relève la tête », la production locale est transformée et distribuée sur place, ce qui permet de lutter contre la pauvreté en créant une activité économique.

A Songhaï, des confitures mijotent dans de gros chaudrons, pendant que les poulets rôtissent. L’huile de soja, le riz, les jus de fruit sont empaquetés pour être vendus dans la boutique ou servis dans le restaurant du centre.

Ce projet presque autarcique a également un point d’accès internet et une banque, évitant ainsi aux résidents de devoir se rendre en ville.
Enfin, l’emploi des jeunes est encouragé avec la formation  de 400 élèves-fermiers chaque année, sélectionnés sur concours, qui bénéficient d’une formation de dix-huit mois entièrement gratuite.

Paul Okou, 25 ans, est l’un d’entre eux. Ce fils d’agriculteurs de Parakou, dans le nord du Bénin, aimerait reprendre l’activité de ses parents, mais espère travailler de façon plus rentable.

« Mes parents utilisent des méthodes archaïques traditionnelles, alors qu’à Songhaï on apprend la méthode moderne, mais artisanale! » s’enthousiasme-t-il.
« Ce qu’on faisait en deux jours, maintenant on le fait en deux heures ».

Les élèves-fermiers sont ensuite envoyés dans des villages où ils mettent en application ce qu’ils ont appris.
Une fois en charge d’une exploitation, ils intègrent le réseau Songhaï et sont suivis régulièrement.

Songhaï accueille aussi des stagiaires qui financent leur propre formation, à hauteur de 350 euros pour six mois, comme Abua Eucharia Nchinor, une trentenaire nigériane, et Kemajou Nathanaël, un  ancien commercial camerounais de 39 ans. Tous deux ont le projet d’ouvrir une ferme bio dans leurs pays respectifs.

Agence France Presse

Voici 3 étapes pour rendre ton téléphone moins nocif pour l'environnement

Comment rendre son téléphone portable moins nocif pour l'environnement?Quand tu le choisis

  • Évites ceux avec un grand écran LCD, des fonctions GPS, FM et vidéos car ils consomment plus d’énergie.
  • Renseigne-toi sur les modèles « écolos ». Certains ne contiennent pas de PVC, dont l’incinération dégage des éléments cancérigènes. D’autres sont en plastique issu du bambou ou du maïs.
  • Equipe-toi d’un chargeur qui alerte quand la batterie est pleine, ou mieux d’un chargeur solaire ou à dynamo qui te permet de produire toi-même l’électricité, sans polluer.       

Quand tu t'en sers

  • Si tu recharges la batterie avec un chargeur standard, ne le laisse pas branché quand la charge est terminée.        

Quand tu en changes

  • Évites d’en changer trop souvent. C’est le plus sûr moyen de diminuer ton impact. Méfie-toi des arguments des opérateurs : points de fidélité, offres promotionnelles, nouveaux modèles. Si tu achètes un téléphone neuf, laisse ton ancien portable au distributeur. S’il peut être réparé, il servira à une personne qui n’a pas les moyens d’en acheter un neuf. Sinon, il sera démantelé et les éléments précieux ou toxiques seront recyclés.
  • Si tu as un vieux portable au fond d’un tiroir, ne le mets surtout pas à la poubelle. Porte-le dans une déchèterie.

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