Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : dimanche, 19 novembre 2017 -
001
mardi, 15 novembre 2016 15:48

Dans le rapport Planète vivante 2016, le WWF interpelle

Écrit par  Congo Green Citizen
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Le rapport du WWF insiste sur le besoin de repenser nos modes de production, de consommation, de mesure de la réussite et de valorisation de l’environnement naturel

ONG Internationale œuvrant contre la dégradation de l’environnement naturel de la planète, le Fond mondial pour la nature -WWF- a récemment rendu public le rapport Planète vivante 2016. Dans ce rapport, l’homme est présenté comme premier responsable de la disparition des espèces sauvages à un rythme sans précédent par la surexploitation infligée à la Terre pour la première fois de son histoire. Selon ce rapport, les populations d’espèces sauvages de la planète pourraient fondre de deux tiers d’ici 2020. «Le phénomène ne concerne pas seulement les merveilleuses espèces que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans. Otez-en les espèces, et les écosystèmes vont s’effondre, emportant avec eux l’air propre, l’eau, l’alimentation et les services climatiques qu’ils nous fournissent», a fait observer Marco Lambertini, Directeur général du WWF International.

Photo de couverture du rapport Planète Vivante 2016

Le récent rapport Planète vivante du Fond mondial pour la nature -WWF- interpelle et prévient suite à la surexploitation infligée à la Terre pour la première fois de son histoire. Les populations d’espèces sauvages de la planète pourraient fondre de deux tiers d’ici 2020. Pour Ken Norris, Directeur scientifique de la Société zoologique de Londres, le comportement humain est toujours un facteur de déclin des populations sauvages à l’échelle du globe, surtout dans les habitats d’eau douce, où son impact est le plus marqué. «Les espèces disparaissent au cours de notre existence à un rythme sans précédent», a regretté Marco Lambertini, Directeur général du WWF International. Et d’alerter: «le phénomène ne concerne pas seulement les merveilleuses espèces que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans: ôtez-en les espèces, et les écosystèmes vont s’effondrer, emportant avec eux l’air propre, l’eau, l’alimentation et les services climatiques qu’ils nous fournissent». Puis: «étant donné que nous disposons des outils permettant de résoudre le problème, il nous faut commencer à les employer sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité ».

D’après le rapport, la production alimentaire, engagée dans la satisfaction des demandes complexes d’une population humaine croissante, se trouve aux avant-postes de la destruction des habitats et de la surexploitation des espèces sauvages. Pragmatique, le rapport Planète Vivante 2016 a formulé une série de solutions pouvant amener le monde à se nourrir convenablement et durablement. Il se penche sur les mutations fondamentales à opérer dans les systèmes énergétique et financier mondiaux pour répondre aux attentes de durabilité des générations futures et insiste sur le besoin de repenser nos modes de production, de consommation, de mesure de la réussite et de valorisation de l’environnement naturel. «Nous nous trouvons à un moment décisif: c’est maintenant, en effet, que nous devons saisir l’occasion qui s’offre à nous d’orienter nos systèmes alimentaire, énergétique et financier dans une direction plus durable», a appelé le DG du WWF International.

De l’avis de ce document, la protection adéquate de l’environnement, de même que le développement économique et social, passe par une transformation urgente du système qui impose aux individus, aux entreprises et aux gouvernements de rompre avec l’approche court-termiste prévalant jusqu’ici pour y substituer une démarche visionnaire assurant aux générations futures l’avenir qu’elles méritent. «Un environnement naturel fort est indispensable pour combattre la pauvreté, améliorer la santé et poser les bases d’un avenir juste et prospère. Nous avons prouvé que nous savions ce qu’il fallait faire pour bâtir une planète résiliente pour les générations futures, il ne reste plus maintenant qu’à agir en conséquence », a analysé Lambertini.

Le rapport illustre, par ailleurs, l’élan désormais insufflé par les récents accords mondiaux sur le changement climatique et le développement durable. Il présente également l’Agenda 2030 pour le développement durable comme un guide essentiel à la prise de décision, capable de placer la sauvegarde de l’environnement sur un pied d’égalité avec la défense des intérêts économiques et sociaux.

Laurent OMBA

Lu 480 fois Dernière modification le mardi, 15 novembre 2016 16:05

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Réseaux Sociaux :

Copyright © 2017 - Congo Green Citizen. Tous droits réservés
Developped by IT Group