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jeudi, 09 avril 2015 20:54

LA REDD+ EN RD-CONGO

Près de 50.000 ménages  bénéficieront du projet PIREDD/MBKIS

L’Unité de Coordination du Programme d’investissement pour la forêt -UC PIF- procédera, du 09 au 10 avril 2015, au lancement du projet intégré REDD+ dans les bassins  de Mbuji-mayi/Kananga et de Kisangani -PIREDD/MBKIS-, au cercle de Kinshasa.
Près de 50.000 ménages bénéficieront de ce projet, rapporte-t-on.

Vue du ciel de la foret du Bassin du Congo – Photo OSFAC

Cette rencontre permettra à tous les acteurs institutionnels et privés impliqués dans ce projet de  disposer de toutes les informations s’y rapportant.  Ainsi, apprend-on, près d’une centaine de cadres, experts et observateurs seront conviés à cet atelier de lancement.

PIREDD/MBKIS vise la réduction des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) issues de la déforestation et de la dégradation des forêts, en contribuant à la réduction de la pauvreté des populations dans les trois bassins -Mbuji-Mayi, Kananga et Kisangani. Le projet est issu du Plan d’investissement forestier de la RD-Congo.

PIREDD/MBKIS abordera les principaux moteurs de la déforestation et de la dégradation des forêts, relatifs en particulier à la sécurité foncière, à l’agriculture, à la foresterie et à l’énergie de biomasse. «Le projet s’appuiera sur la planification de l’utilisation des terres et le paiement pour les Services Environnementaux -PSE-, comme principales modalités de mise en œuvre», rapporte le communiqué de presse.

Financé à la hauteur de USD 21,5 millions par la Banque Africaine de Développement (BAD) en sa qualité d’Organe d’exécution du Fonds fiduciaire du Fonds Stratégique pour le Climat -FSC-, ce financement est le fruit d’un protocole d’accord de don conclu en août 2014 entre la RD- Congo et la BAD.

Les bénéficiaires directs du projet, renseignent les gestionnaires du projet, sont estimés à 50.000 ménages, soit au total 400.000 personnes alors que plus de 1.500.000 habitants profiteront indirectement de ce projet dans les trois provinces (Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental et Province Orientale).

«Ces gens sont en grande partie les populations rurales pauvres avec un revenu de près de 46 dollars par mois par ménage de 8 membres », affirment les gestionnaires.

Des projets majeurs

PIREDD/MBKIS regroupe trois grandes composantes, notamment l’appui à la gestion durable des forêts consistant à la réhabilitation des forets dégradées, réalisation de plantation forestières, encadrement de la filière bois-énergie et le renforcement des capacités ; la seconde composante est l’appui à l’agriculture durable et à la sécurisation foncière. Les activités relatives à cette composante sont la promotion de pratiques agricoles durables, la promotion de Plans locaux d’utilisation des terres (PUT) ainsi que l’appui au mécanisme de sécurisation foncière.

La troisième composante est liée surtout à la Gestion du projet. Elle organise les activités telles que Gestion et coordination des activités du projet et Gestion des connaissances.

En juin 2011, le Plan d’Investissement du PIF de la RD-Congo a été approuvé pour un montant de USD  60 millions de don repartit dans cinq principaux programmes : trois programmes couvrant les bassins d’approvisionnement de Kinshasa, Mbuji-Mayi/Kananga et Kisangani ; et deux autres programmes transversaux d’appui au secteur privé et petites subventions.

« Dans la perspective de rationaliser la gestion de ces programmes, le Gouvernement de la RDC et les deux institutions ont décidé de fusionner ces programmes respectifs en deux projets consolidés.  D’une part un projet appuyé par la BAD, incluant les deux bassins de Mbuji-Mayi/Kananga et de Kisangani. Il s’agit du Projet PIREDD/MBKIS ; et d’autre part, un projet appuyé par la Banque Mondiale, composé du bassin de Kinshasa, de l’appui au secteur privé et de petites subventions dénommé Projet de Gestion améliorée des paysages forestiers -PGAPF».

L’atelier connaitra la participation de toutes les parties impliquées dans le financement et réalisation de ce projet.

Christian Joseph MUTOMBO

 

 

 

Source: Radio OkapiLe vice-président de la majorité présidentielle au parlement allemand, Dr Christian RUCK s’engage à empêcher la destruction du patrimoine congolais au parc national de Virunga au Nord-Kivu. Il l’a fait savoir jeudi 1er août à Kinshasa où il clôturait une mission de trois jours. Il estime que l’exploitation pétrolière détruirait la biodiversité de ce parc classé patrimoine mondial de l’Unesco en péril. Plusieurs espèces animales et végétales rares y vivent.

Virunga est le plus beau parc au monde qui peut attirer beaucoup de touristes et contribuer à l’économie congolaise, a déclaré Dr Christian RUCK, au cours d’une conférence de presse sanctionnant la fin de sa mission de trois jours à Kinshasa.

L’exploitation pétrolière détruit l’environnement, a-t-il affirmé, en réaction au projet d’exploration et de production du pétrole dans le bloc 5 du rift albertin Est accordé à l’entreprise SOCO internationale en juin 2010 par les autorités congolaises.

Le député allemand du groupe parlementaire CDU affirmé avoir déjà initié des motions parlementaires dans son pays pour s’opposer à ce projet et au braconnage dans le parc national des Virunga.

Après avoir écrit au chef de l’Etat congolais, Joseph KABILA, il a dit être venu faire son plaidoyer auprès du président de l’Assemblée nationale, du ministre des Hydrocarbures et sensibiliser les protecteurs de l’environnement à la protection de la biodiversité.

Créé en 1925 sous l’appellation de parc national Albert, le parc national des Virunga s’étend sur 7.800 km². Il abrite des gorilles en voie de disparition et 3 000 autres espèces d’animaux. Il a été classé site du patrimoine mondial en péril depuis 1994.

Depuis la signature de l’ordonnance présidentielle accordant l’exploration et la production du pétrole dans le bloc 5 du rift albertin Est de la RDC à l’entreprise SOCO internationale en juin 2010, ce projet bute à des résistances de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), des élus locaux et des ONG environnementales. Ce bloc couvre environ les trois quarts de la superficie totale du parc.

Groupes armés

Selon le député DUCK, l’Allemagne appuie la transition vers une exploitation contrôlée et certifiée des matières premières extraites de l’Est du Congo. Il a précisé que son pays était prêt à aider la RDC à mettre fin à la guerre dans l’est et à instaurer la paix.

«Dès mon retour en Allemagne, je vais rapporter à l’ambassadrice du Rwanda [à Berlin] mon opinion mais aussi le désir du parlement allemand de [voir le Rwanda] faire une paix durable avec la Congo», a promis Dr Christian RUCK.

Il a fait cette déclaration en présence de son homologue congolais Didace PEMBE, président du Parti écologiste (PECO), qui a affirmé que la présence des groupes armés portait préjudice à l’écosystème. Il a plaidé pour que ces «forces négatives » soient démantelées pour rendre les «parcs nationaux viables et exploités à des fins commerciales».

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Publié dans Parcs Nationaux

Source : Radio OkapiLe Réseau Ressources Naturelles (RRN) accuse les exploitants industriels et artisanaux du bois de violer la réglementation en la matière, dans a province de l’Equateur. Cette organisation environnementale a formulé ces accusations, samedi 5 octobre, au cours de l’évaluation trimestrielle du secteur du bois, à Mbandaka, chef-lieu de l’Equateur.

Selon ce réseau, les clauses sociales proposées par les exploitants industriels ne sont pas conformes au modèle institué par le gouvernement congolais. La plupart de ces exploitants promettent en vain d’investir dans les domaines sociaux en faveur des paysans.

Le Réseau ressources naturelles accuse également ces exploitants du bois de travailler sans le moindre respect du processus de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forets (REDD).

Le point focal du RRN à l’Equateur, Julien MATHE, a affirmé que ces exploitants ne respectent pas la clause sociale qui recommande le respect du volume du bois à couper par an.

«Nous demandons à l’administration forestière de mieux appliquer la règlementation du secteur forestier», a indiqué Julien MATHE.

Cette organisation a, par ailleurs, indiqué qu’il est difficile pour les autochtones de tirer profit du processus REDD aussi longtemps que le décret sur l’obtention des concessions forestières de communautés locales n’est pas encore signé par le gouvernement.
Le nouveau commissaire provincial de l’environnement et de la conservation de la nature à l’Equateur, Claude BOMANA, s’est engagé, en août dernier, de lutter contre l’insalubrité et de veiller au respect du code forestier.

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Publié dans Forêts

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