Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : mercredi, 20 septembre 2017 -
001
Energies renouvelables

Energies renouvelables (4)

La coopération entre la Chine et l’Afrique se concentre désormais dans le domaine des énergies renouvelables, dans le but de profiter du potentiel des énergies propres en vue de lutter contre le changement climatique.

Parc éolien dans une région du Maroc - Crédit photo: Energies-renouvelables-afrique.com

Un mémorandum de compréhension (MDC) sur la coopération a été signé entre l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) et l’Alliance sino-africaine de coopération et d’innovation sur les énergies renouvelables.

Pour Seyni Nafo, directeur de l’IAER, soutenu par l’Assemblée de l’Union africaine, « l’Afrique a le plus fort potentiel en énergies renouvelables, mais y a le moins accès». Raison pour laquelle, le texte prévoit une collaboration bilatérale dans la production des énergies renouvelables en Afrique. De leur côté, les fournisseurs chinois de réseau intelligent et les principaux fabricants du secteur offriront des soutiens technologique et financier.

Plusieurs projets pilotes sont évoqués parmi lesquels ceux visant une aide de construction des micro réseaux dans certains foyers et certains villages en Afrique, en parallèle avec la production d’énergie à grande échelle.

Le transfert de technologies par la Chine est un axe central de ce mémorandum, dans le suite aux préconisations du Programme de développement des Nations unies, qui vise à déployer et répartir les technologies des énergies renouvelables en Afrique. « Le MDC révèle une vision partagée pour lutter contre le changement climatique et promouvoir le développement durable, et les énergies renouvelables doivent constituer un pilier central de la coopération sino-africaine sur les dossiers climatiques», a indiqué Seyni Nafo. La Chine investit massivement dans les énergies renouvelables, depuis 2014, en y consacrant 90 milliards de dollars (80,1 milliards d’euros), la plus grande partie de ce montant étant investi en Afrique. D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, 46% des nouvelles capacités énergétiques de l’Afrique subsaharienne sont issues de sociétés chinoises. De plus, deux tiers des investissements est dirigée vers le sud et l’est du continent, 26% dans l’est et 8% en Afrique centrale. La majorité des investissements chinois en Afrique, dans les énergies renouvelables, est consacrée à la filière hydroélectrique. Ainsi, le gouvernement chinois s’est spécialisé dans ce secteur, y produisant les plus gros barrages au monde : Cote d’Ivoire, Congo…

Chine Magazine

lundi, 04 septembre 2017 23:44

Marche des énergies renouvelables

Écrit par

La Chine, premier partenaire de l’Afrique

Depuis plusieurs années, le géant chinois investit de milliers de dollars dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique. La Chine mise sur le solaire, l’hydroélectricité et l’éolien afin de tranquillement développer le continent africain.

Des enfants dans un parc solaire en Afrique de l'Ouest - Crédit Photo: Pouvoirsafrique.com

En Afrique, 1 mégawatt sur 2 est chinois. C’est le chiffre résumant aussi clairement la force des investissements de l’Empire du milieu en Afrique. Dans le domaine des investissements dans les énergies renouvelables, la Chine dépasse tous les classements: depuis 2014 elle y a consacré USD 90 milliards, la plus grande partie de ce montant étant investi en Afrique. D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, 46% des nouvelles capacités énergétiques de l’Afrique subsaharienne sont issues de sociétés chinoises. En bref, un mégawatt sur deux est chinois. Deux tiers des investissements sont dirigés vers le sud et l’est, 26% dans l’est et 8% en Afrique centrale. En Afrique, la majeure partie des investissements chinois dans les énergies renouvelables est consacrée à la filière hydroélectrique. Ainsi, la Chine s’est spécialisée dans ce secteur et y produit même les plus gros barrages au monde. Cela joue un rôle important dans l’électrification du continent africain qui permet à 120 millions de personnes d’accéder à l’énergie.  CFA 50 milliards ont été investis par la Chine au Bénin afin de donner l’accès à l’eau potable à la population. Ces fonds financeront l’amélioration du réseau de distribution existant afin de fournir de l’eau aux villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et leurs environs. Ce financement a pour objectif de fournir de l’eau potable à l’ensemble de la population du Bénin d’ici 2021.

Dans l’entre-temps

USD 85 milliards ! C’est également le chiffre des échanges commerciaux entre la Chine et Afrique. Ce chiffre est au plus haut, en hausse de 17% au premier semestre de 2017. C’est en 2009 que la Chine est devenue le plus important partenaire commercial de l’Afrique. Selon les experts, cette croissance des échanges est soutenue par trois pays: l’Afrique du Sud, le Nigéria et l’Angola. Pékin investit en masse sur le continent «qui devient un laboratoire expérimental pour ses ambitions internationales», commente-t-on. Ce qui attire en Afrique, c’est bien sûr les matières premières, mais également le marché de consommateurs. Au premier semestre de l’année 2017, le commerce entre l’Afrique et la Chine a connu une hausse de 19%, ce qui inverse la tendance négative observée depuis 2015. Entre janvier et juin de cette année, 38,4 milliards de dollar de produits africains tels que des produits agricoles, minéraux et fruits ont été importés de la Chine. D’un autre côté, les exportations ont progressé de 3% et atteignent 47 milliards de dollars. Les nombreuses coopérations sur de nombreux chantiers de construction ont vu différentes industries afficher des taux de croissance record : 200% pour l’équipement naval, 161% pour le ferroviaire et 252% pour l’aéronautique.

Christian MUTOMBO

Avec un taux d’électrification de 9 %, caractérisée par des fortes disparités entre les zones urbaines et rurales, la RD-Congo est l’un des pays les moins électrifiés du continent. Pourtant, ce ne sont pas les sources électriques qui manquent. Alors que les autorités du pays vouent un culte pour l’hydroélectricité, «Atlas des énergies renouvelables»,  ouvrage scientifique ayant fait une étude de la situation de la RD-Congo en électrification, étale au grand jour d’autres sources d’énergies renouvelables laissées en jachères.

Photo Electriciens Sans Fontières - Ressources-et-environnement.com

L’accès à l’énergie durable pour tous est un grand défi  à relever pour la RD-Congo. Il figure parmi les objectifs du millénaire. Avec un taux faible d’électrification, le pays est classé parmi les mois éclairés du continent noir. Une étude publiée récemment dans le but de fournir une information analytique et détaillée sur le potentiel de la RD-Congo a réfléchi pour donner l’impulsion nécessaire au développement des provinces en termes des Ressources renouvelables mobilisables, des facteurs pouvant contribuer à encourager le développement des Energies renouvelables -EnR- et des orientations politiques et outils de planification. Intitulée «Atlas des énergies renouvelables», cette étude montre comment le potentiel hydroélectrique global du pays -les 100 000 MW- est reparti sur le territoire national. «S’il était connu que le site hydroélectrique de INGA concentre, à lui tout seul, un potentiel estimé à 44 000 MW, rien n’était indiqué sur la répartition ventilée du reste du potentiel national», lit-on dans le résumé de cet ouvrage, qui révèle en suite qu’un potentiel estimé autour de 10 000 MW se trouve largement décentralisé et offre au pays la possibilité de développer d’autres centrales hydroélectriques mini ou petites -entre 1 et 10 MW- mais aussi des applications hydroélectriques encore mieux adaptées à la structure du marché local -micro et pico hydroélectrique qui sont en dessous du mégawatt- sur l’ensemble de ses 145 territoires. «C’est un atout de taille pour assurer l’exploitation d’une telle ressource économique. Ces sites sont situés en règle générale sur la partie la plus rurale de différents territoires qui constitue également la zone la moins desservie en énergie électrique avec un taux d’accès de 1 % en 2012. La plupart de ces sites ont fait l’objet d’études sommaires», apprend-on dans cet ouvrage tout en signifiant que les énergies renouvelables ne se limitent pas à l’hydroélectricité. Raison pour laquelle l’Atlas des énergies renouvelables de la RD-Congo s’étend à toutes les autres ressources de l’énergie renouvelable comme le solaire, l’éolien, la biomasse dans toutes ses composantes ainsi que les eaux thermales et le gaz méthane. «C’est un inventaire qui se veut exhaustif du potentiel en énergie renouvelable de la RD-Congo. En dehors de l’éolien dont le potentiel est nettement plus limité au pays, toutes les autres ressources précitées sont abondantes et largement décentralisées», précise l’ouvrage qui en outre développe particulièrement la composante biomasse en mettant l’accent sur les multiples possibilités qu’offrent les résidus végétaux et animaux ainsi que les déchets urbains pour la production de l’énergie. Du coup, la cartographie agropastorale de la RD-Congo, très exploitée dans l’ouvrage, a revêtu d’un intérêt tout particulier pour la production des énergies renouvelables.

Un paradoxe criant

L’ouvrage a par ailleurs fait savoir qu’avec des statistiques de l’ordre de 95 % de la part de la biomasse dans le bilan énergétique du pays, la RD-Congo fait figure de pays pauvre et dépourvu de ressources en énergies renouvelables. Ce qui contraste totalement avec le potentiel relevé ainsi que les multiples possibilités qui existent au pays. «Renverser la tendance est possible à condition de prendre des décisions éclairées et de développer des politiques et stratégies conséquentes, y compris en matière de développement de filière de bois de feu durable et de valorisation des résidus. C’est l’un des axes clés de la stratégie nationale REDD+. Gérée efficacement, la biomasse pourra alors continuer, combinée avec d’autres sources d’énergie, à servir de complément utile dans la satisfaction des besoins énergétiques du pays», suggère l’étude.

Au-delà de l’inventaire et de l’analyse cartographique, l’atlas des énergies renouvelables de la RD-Congo a analysé des politiques de promotion des énergies renouvelables dans sept pays pour y déceler les facteurs clés de succès. Cette analyse a  permis à l’ouvrage de formuler des recommandations d’ordre politique appelées à soutenir l’ambition du développement du pays par les énergies renouvelables. Il formule nombre de propositions, estimées essentielles, dans la finalité de permettre au pays de relever ce grand défi d’accès à l’énergie durable, au nombre desquelles figurent: réussir l’électrification rurale nécessite d’aller au-delà de la fourniture de l’électricité pour prendre en compte d’importantes mesures d’accompagnement dans un cadre cohérent; indépendance énergétique de chaque province de la RDC pour que chacune d’elle dispose de quoi répondre à ses besoins énergétiques; utiliser l’énergie solaire et biomasse, pouvant être aussi compétitifs que l’hydroélectricité pour monter des réseaux isolés ou à source hybride. À en croire l'Atlas des énergies renouvelables, toutes les études menées ces dernières années sur le pays du point de vue énergétique démontrent que la RD-Congo dispose de potentialités et de ressources énergétiques abondantes et variées. La mise en valeur durable de ces ressources énergétiques aux fins de contribuer au développement économique et social du pays constituera certainement l’agenda majeur du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers, au regard de la vision des autorités du pays, a-t-il proposé en somme. Aussi «avec le présent Atlas, la RD-Congo fait avancer son agenda d’action de l’accès pour tous à une énergie durable. Plutôt que d’être considéré comme une fin en soi, l’étude suggère donc que le travail commence véritablement maintenant dans le secteur de l’énergie en RDC. Une réelle révolution est déclenchée avec la promulgation de la loi sur l’électricité qui ouvre le secteur aux investissements des secteurs tant publics que privés. Il renforce cette mesure incitative importante en diffusant les multiples possibilités que renferme le pays». La prochaine étape, telle que décelée dans les lignes de cet ouvrage, consiste à faire de cet outil une vitrine d’attrait des investissements dans le secteur de l’énergie en RD-Congo, une plateforme de la gestion de connaissances et un cadre de suivi de la mise en œuvre de l’agenda d’action du pays de l’accès pour tous à une énergie durable. «Ceci nécessitera un travail en profondeur de renforcement des capacités dans plusieurs domaines, la mobilisation des ressources financières conséquentes et la mise en place de partenariats stratégiques solides ouverts à tous», constate en amont cet ouvrage.

Stéphie MUKINZI

Laurent-Gontran OMBA

 

 

Avec l'inauguration le 26 octobre de la ferme éolienne d'Ashegoda, développée par une PME française, l’Ethiopie conforte sa place de leader africain sur le marché de l’énergie verte.

Vue de la ferme éolienne d'Ashegoda (Ethiopie) - Photo 27avril.comLa plus grande ferme éolienne d’Afrique sub-saharienne a été inaugurée samedi 26 octobre à Ashegoda, dans le nord de l’Ethiopie. Cette nouvelle centrale, comptant 84 turbines installées sur 100 km2, dispose d'une puissance de 120 MW, soit 400 GWh distribués par an. Elle s’inscrit clairement dans l’ambition affichée par le pays d'Afrique de l'Est de développer sa production énergétique de façon propre et durable. Le projet a été mené par la PME française Vergnet, installée dans le Loiret, dont le chiffre d’affaires (117,9 millions d'euros en 2012) a été très largement boosté par le contrat signée avec EEPCo, la compagnie nationale  d’électricité éthiopienne : la structure a coûté 210 millions d’euros, un financement réalisé grâce à l’Agence française de développement (AFD) et un pool de banques françaises.

Lors de l’inauguration en grande pompe retransmise en direct à la télévision nationale, le chef du gouvernement éthiopien, les représentants de Vergnet et l’ambassadrice de France se sont tous félicités de voir l’Ethiopie conforter son rôle de leader africain sur le marché de l’énergie verte et particulièrement éolienne. Tous ont aussi mis en avant la qualité de la collaboration entre les différents acteurs sur le projet – le Premier ministre Hailemariam Desalegn appelant même directement les « entreprises françaises à investir davantage dans le pays ».

Pierre BLAISE
Jeune Afrique Economie

Réseaux Sociaux :

Copyright © 2017 - Congo Green Citizen. Tous droits réservés
Developped by IT Group