Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : mardi, 22 août 2017 -
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Développement durable

Développement durable (3)

La planète s’est dotée d’une nouvelle feuille de route pour le développement, vendredi 25 septembre, lors de la première journée de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York jusqu’au 27 septembre. Après les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui ont accompagné la période de 2000 à 2015, ce sont dix-sept Objectifs de développement durable(ODD) qui devraient permettre de construire le futur des 8,5 milliards d’habitants attendus sur la planète dans quinze ans. Il s’agit pour les Nations unies de mettre fin à la pauvreté d’ici à 2030 et « de transformer les vies tout en préservant la planète ».

Siège des Nations Unies à New York(Etats Unis) - Photo Desc-wondo.org

Quinze ans après l’adoption des OMD, des progrès importants ont été réalisés, notamment avec la réduction de moitié du nombre d’enfants non scolarisés et en âge d’aller à l’école, la diminution de plus de la moitié de l’extrême pauvreté – elle est passée de 1,9 milliard de personnes en 1990 à 836 millions en 2015 –, ou encore dans la lutte contre la faim et la sous-alimentation.

Si l’objectif de réduction de 50 % du nombre de personnes en grande pauvreté, vivant avec moins de 1,25 dollar par jour (1,12 euro), a été atteint dès 2010, il faut y voir notamment l’impact des progrès réalisés en Asie de l’Est et en particulier en Chine. Le développement économique du pays – croissance à un niveau élevé, autour de 8 % en 2000, 14 % en 2007 et 7 % en 2014 – a joué un rôle important, tout comme la décision d’assurer un socle de protection sociale pour la population. En 2012, 99 % de la population chinoise bénéficiait d’une assurance de santé de base, contre seulement 16 % huit ans plus tôt. Quand ces progrès touchent un pays comptant 1,4 milliard d’habitants, on comprend l’impact sur les statistiques internationales.

Inégalités persistantes

Malgré tout, tous les objectifs n’ont pas été atteints. « Les inégalités persistent et les progrès ont été inégaux. (…) En 2011, dans le monde, près de 60 % du milliard de personnes extrêmement pauvres vivaient dans cinq pays seulement », écrit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en introduction au rapport 2015 sur les OMD. Sur la santé maternelle ou l’accès à la contraception, des progrès importants doivent encore être réalisés dans les pays en développement. Dans ces régions, le taux de mortalité maternelle est quatorze fois plus élevé que dans les régions développées. 880 millions de personnes vivent dans des taudis. Et près d’un milliard défèquent à l’air libre. On est encore loin de l’éradication de la pauvreté dans le monde. Pour définir les nouveaux objectifs, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2016, les nations ont négocié durant trois ans – la réflexion a été initiée lors du sommet « Rio + 20 » en 2012 –, dans un « groupe de travail ouvert » auquel ont participé 70 pays. Une enquête a été menée au niveau mondial, à laquelle ont participé plus de huit millions de personnes. « Ces ODD ont été élaborés par les Etats membres, avec l’association de nombreuses parties, la société civile, alors que les OMD avaient été fixés par les Nations unies et les pays n’avaient eu qu’à les adopter », résume Anne-Laure Jeanvoine, conseillère au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

A New York, il s’agit de l’ultime étape de l’adoption des ODD – 193 pays se sont déjà accordés le 2 août sur la finalisation du document. Ceux-ci sont assortis de 169 cibles concernant toutes les dimensions du développement durable : lutte contre la pauvreté, la faim, la santé et l’hygiène, l’éducation, l’égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, « les énergies propres et d’un coût abordable », la lutte contre le changement climatique, les « villes et communautés durables », la conservation de la biodiversité marine et terrestre ou encore la « paix et la justice ».

Inventaire à la Prévert

Les questions d’environnement et de climat occupent plusieurs objectifs alors que dans les OMD, ils n’apparaissaient que dans le septième, « préserver l’environnement ». L’adoption de ces ODD devient une étape avant la conférence sur le climat, à Paris, fin novembre. Le chef de l’Etat français, François Hollande, doit intervenir à New York, dimanche, en particulier sur la question climatique.

Climat, nature, santé, éducation, justice, paix… cet inventaire à la Prévert que sont les ODD fait douter certaines ONG qui jugent le nombre des objectifs trop important, augmentant le risque de dilution des priorités. Surtout, il coûte cher. La question des moyens financiers pour réaliser ces ODD est devenue elle-même un objectif, le dix-septième : « Partenariat pour réaliser ces objectifs. »

Le passage de 8 OMD aux 17 ODD signifie des besoins estimés en milliers de milliards de dollars, voire dizaines de milliers, alors que le financement publicinternational du développement a atteint 239 milliards de dollars (213 milliards d’euros) en 2014. Lors de la Conférence des Nations unies vouée au financement du développement, qui s’est tenue à Addis-Abeba en juillet, l’importance du recours au secteur privé a été soulignée. Ce qui ne doit pas exonérer les Etats d’augmenter leur participation au travers de l’aide publique au développement (APD), en stagnation ou en recul dans de nombreux pays. « Tout l’enjeu sera d’allouer les financements à bon escient, c’est-à-dire rediriger les soutiens aux pratiques néfastes – telle l’exploitation des énergies fossiles – vers des politiques durables », explique Pierre Cannet, responsable climat à WWF-France.

Il reste enfin que le nouvel agenda n’est pas prescriptif et que les pays peuvent, ou pas, mener les politiques pour atteindre les objectifs. « Le Nigeria, par exemple, ne veut pas entendre parler des droits sexuels et reproductifs des femmes. S’il n’a pas empêché que cet objectif soit retenu au niveau international, il ne fera rien pour l’atteindre », détaille Anne-Laure Jeanvoine. Malgré toutes les limites, le lancement politique de l’agenda est un signal positif, veulent croire les différentes parties, surtout à deux mois de la COP21.

Le Monde/CGC

 

Bienvenu Liyota Njoli, nouveau ministre de l’Environnement et du Développement Durable a officiellement pris ses fonctions. La cérémonie de remise et reprise a été organisé le jeudi 11 décembre 2014 dans la salle de conférence du MEDD.

Signature des PV par les ministres Bienvenu LIYOTA et Bavon NSA MPUTU - Crédit photo CNREDD

Devant une audience composée de députés, de chefs de missions diplomatiques et de hauts fonctionnaires du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), cette cérémonie a été marquée par trois temps : le mot de circonstance du ministre sortant, Bavon Nsa Mputu, celui de Bienvenu Liyota Ndjoli et la signature du procès-verbal de remise et reprise.

Dans son mot de circonstance, Bavon NSA MPUTU a, non seulement rappelé à son successeur les opportunités de développement socioéconomique que la République Démocratique du Congo détient grâce à sa riche biodiversité, mais aussi les défis du développement durable qu’il lui appartient désormais de relever et qui s’inscrivent dans ses fonctions.

« La gestion de l’environnement pour le développement durable est un enjeu national et mondial dont l’atteinte des objectifs nécessite l’implication de tous les partenaires et la confiance de la population congolaise », c’est par ces mots que Bienvenu LIYOTA NDJOLI a marqué sa prise de fonction au sein du MEDD. Plus loin, il a souligné que la réussite de son mandant dépend de l’entière collaboration des membres de l’administration du MEDD pour garantir le plein épanouissement du MEDD.

La signature du procès-verbal de remise et reprise par les deux hauts fonctionnaires a effectivement marqué la fin du mandat de l’ancien Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme(MECNT) et le début de l’époque du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD).

Il est à noter que Bienvenu Liyota Ndjoli n’hérite que d’une partie des compétences de son prédécesseur. En effet, l’ancien ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a été scindé en deux avec le gouvernement Matata 2 : d’une part un ministère de l’Environnement et Développement Durable et de l’autre un ministère du Tourisme.

Congo Green Citizen

 

Ibrahim THIAW, Directeur Général Adjoint PNUE, Abdou DIOUF, Secrétaire Général OIFLe Directeur général adjoint du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) M. Ibrahima Thiaw, a rencontré à Paris la semaine dernière l'ancien Président sénégalais Abdou Diouf, pour discuter des moyens d'intensifier l'appui aux pays francophones,  notamment  en Afrique, qui opèrent une transition vers une économie verte.

La promotion de la consommation et  de la production durables, l'énergie durable, l'économie verte et la formation des négociateurs sur le changement climatique et d'autres enjeux mondiaux figurent parmi les sujets qui ont été abordés.

Ces initiatives ainsi que d'autres, y compris les marchés publics durables, l'utilisation efficace des ressources dans les villes et les meilleures pratiques, pourraient figurer dans un protocole d'accord entre le PNUE et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont le Secrétaire général est M. Diouf.
Fatoumata Dia Touré, Directrice de l'institut de l'énergie et de l'environnement de l'OIF, Arab Hoballah et Martina Otto de la Division de technologie, d'industrie et d'économie du PNUE étaient aussi présents lors de la réunion.

Le PNUE et l'OIF ont convenu de travailler ensemble pour promouvoir le développement des énergies renouvelables dans les États membres  de l'OIF et pour  favoriser la durabilité au niveau des bâtiments et des villes dans ces pays.

Cela pourrait éventuellement conduire à  un spécial évènement conjoint qui se tiendrait  lors du sommet de l'OIF à Dakar, au Sénégal, en novembre 2014 et lors de  la  Conférence des parties à  la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris en 2015.

En outre, le PNUE et l'OIF ont  reconnu que la réforme des subventions des combustibles fossiles serait un levier essentiel pour promouvoir l'application des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.

D'autres axes de coopération ont également été soulevés : 

  • Promouvoir la consommation et la production durables,  en s'appuyant notamment sur les programmes SWITCH pour les petites et moyennes entreprises,
  • Appuyer le tourisme durable dans le cadre de l'année internationale des petits états insulaires en développement, 
  • Former des architectes de  l'Union économique  et monétaire  ouest africaines  (UEMOA) sur les nomes standards de construction régional  à travers l'initiative bâtiments durables et climat du PNUE ,
  • Appuyer la transition énergétique, et en particulier la  plateforme d'action d'atténuation appropriée au niveau national établie par l'OIF avec le soutien français, 
  • Appuyer un réseau de Points focaux pour le climat dans les pays africains, et 
  • Appuyer l'observatoire pour les emplois verts au Nigéria.

Entre autres, les participants ont  également soulevé la possibilité d'intensifier les systèmes de chauffe-eau solaires dans toute l'Afrique.

Enfin, il a été noté que l'OIF attache une grande importance à la dimension culturelle du développement durable.

Unep.org

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