Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : mardi, 22 août 2017 -
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Développement durable

Développement durable (9)

Congo Green Citizen lance la pétition « ZÉRO SACHETS À KINSHASA»

Kinshasa pourrait-elle un jour se défaire des sacs plastiques? Congo Green Citizen, structure spécialisée dans l’éducation relative à l’environnement y croit dur comme fer. A travers cette pétition, l’ONG invite le gouvernement à interdire des sacs plastiques et encourage les sociétés privées d’investir dans la production des sacs recyclables et biodégradables.

Décharge spontanée dans un quartier résidentiel de la ville de Kinshasa

C’est depuis lundi 6 février 2017 que Congo Green Citizen, ONG spécialisée dans l’Education Relative à l’Environnement, a lancé la pétition « Zéro sachets à Kinshasa». L’ONG appelle les RD-Congolais de partout dans le monde à rejoindre son mouvement en signant la pétition invitant les autorités publiques à interdire l’utilisation des sacs plastiques à l’horizon 2018. « Il est grand temps pour Kinshasa d’interdire formellement la production et l’utilisation  de ces sacs plastique. Les Kinois, mieux les RD-Congolais, où qu’ils se trouvent, doivent faire entendre leurs voix à travers cette pétition en vue d’exprimer leur mécontentement face à ce produit destructeur de l’environnement », a martelé Patrick Kasele, responsable de l’ONG. Chez Congo Green Citizen, on qualifie cette campagne de la bataille contre la pandémie du plastique qui semble avoir les mêmes enjeux que ceux de la lutte contre le paludisme. « Les plastiques représentent, à ce jour, le symbole de la consommation à outrance dans le monde moderne alors que peu de littératures existent sur les conséquences des sacs plastiques chez l’homme», a-t-il confié. La production des sacs plastiques, communément appelés sachets, connait depuis ces dix dernières année une production exponentielle dans la ville de Kinshasa et les grands centres urbains de la RD-Congo, favorisant ainsi leur utilisation abusive et irresponsable par la population, rapporte une enquête réalisée en 2016 par l’ONG.

Alternative

Dans sa composition, un sac plastique peut rester sous le sol plus d’un siècle, avec pour conséquences la pollution et dégradation du sol, la contamination de la nappe phréatique, etc.  « Il peut nous être utile durant quelques minutes ou quelques heures, mais les sacs plastiques sont généralement dangereux pour notre environnement », a poursuivi Christian Mutombo, chargé de communication de l’ONG. Dans cette quête de débarrasser Kinshasa de sacs plastiques, les responsables de Congo Green Citizen invitent les autorités publiques à encourager les entreprises privées, les commerçants qui fabriquent les sacs plastiques d’investir dans la production des sacs réutilisables et biodégradables. Cela constitue l’alternative. « La voie de la protection de l’environnement exige une forte implication des autorités publiques. C’est le choix de l’avenir. Le gouvernement est ainsi appelé à encourager les entreprises soucieuses de l’environnement, en leur exonérant certaines taxes par exemple », a poursuivi Christian Mutombo, expert en Responsabilité Sociétale d’Entreprise. Congo Green Citizen invite les RD-Congolais à signer la pétition en cliquant ici.

Andrea DIVINDA

Faire connaître aux RD-Congolais et aux jeunes les initiatives locales et innovantes de développement durable est le leitmotiv de la première édition d’Innov’Kinshasa dont la conférence aura lieu le 04 novembre 2016 au Carter Center à Kinshasa.

L'Equipe d'Innov'Kinshasa entourée des porteurs de projets - Photo CGC

Six initiatives innovantes ont été sélectionnées pour la 1ère édition de Innov’Kinshasa. Ces projets, commentent les organisateurs, contribuent à faire de Kinshasa une ville verte et durable. Une Innov’City. Organisée, en synergie avec les ongs CLIMATES ET CONGO GREEN CITIZEN, Innov’Kinshasa a pour objectif de faire connaître aux citoyens et aux jeunes les initiatives locales et innovantes de développement durable, conçues près de chez eux afin d’apporter les changements de modes de vie de façon positive, a commenté Patrick Kasele, coordonnateur de Congo Green Citizen, promotrice de l’événement.

L’idée d’Innov’City est simple. Il s’agit entre autres de promouvoir les initiatives locales et innovantes de développement durable ; de susciter des échanges entre porteurs de projets pour développer des solutions encore plus innovantes de lutter au niveau local contre les changements climatiques ; et de mettre en lien les porteurs de projets avec des potentiels partenaires de développement de leurs initiatives. Pour Congo Green Citizen, les jeunes dans toute leur diversité représentent les premiers destinataires de ce projet. 

Relooker Kinshasa

Des initiatives sont sélectionnées en fonction de leur lien avec la lutte contre les changements climatiques et l'amélioration du cadre de vie des populations. «Des start-up à forte composante technologique avec des applications dans le domaine du vert, des entreprises portées sur un modèle économique qui prend en compte le développement durable, des projets associatifs dans les secteurs de la forêt, de l’eau, de l’énergie de l’agriculture, de l’éducation et de l’information environnementale ainsi que les projets individuels proposant des solutions pratiques dans divers domaines du climat et du développement durable», a commenté Fedorah BIKAY, Chef de Projets à Congo Green Citizen. Le projet «Assainissement et construction parking» incite le changement comportemental dans les quartiers résidentiels, par la construction des parkings occupant le moins d'espace possible. Le projet «Compost Congo», quant à lui, consiste à produire et commercialiser  un amendement organique pour les sols -le compost-  issu de la revalorisation de la partie biodégradable des déchets des ménages et des décharges sauvages. Ce projet innove dans le secteur de l’assainissement et gestion des déchets. «Honey Suckers Congo» est une autre initiative qui innove dans la gestion des déchets liquides. Dans un autre cadre, «Congo Boom» compte développer le concept de «Crowdfunding» ou plateforme de financement participatif à Kinshasa. Les initiateurs espèrent offrir la possibilité à tout entrepreneur ou promoteur de projet la possibilité de lever les fonds nécessaires pour implémenter un projet via une foule de personnes. Un concept en vogue dans les pays développés.

Les porteurs du projet «WASAFI» - les propres- en swahili proposent de gérer les déchets à travers le logiciel WASAFI, qu’ils ont réussi à mettre en place. Ce logiciel permet d’identifier les ménages, les collecteurs et de géolocaliser les centres de transfert des déchets dans la ville de Kinshasa. La première édition d’Innov’Kinshasa aura lieu à Kinshasa, le 04 novembre 2016 au Carter Center à Kinshasa.

Christian Joseph MUTOMBO MALAMBA

Judith Akuma : «Répartir de mes racines pour mieux me comprendre et me vivre»

Déterminée, curieuse et ambitieuse, Judith Akuma, entrepreneuse RD-congolaise vivant en Italie, s’est exprimée dans une interview exclusive accordée à Congogreencitizen.org, au sujet de l’aspect environnemental qu’il intègre dans ses collections. Elle a affirmé intégrer au quotidien la portée écologique dans son travail en sélectionnant quelques artisans, dans l’Afrique subsaharienne ou la diaspora, qui utilisent des fibres naturelles ou des matériaux de recyclage. Fondatrice et manager de Afrosalt Boho, Judith Akuwa a, au cours de cet entretien à bâton rompu, retracé son parcours académique, la création de son entreprise et a révélé travailler sur des projets au profit de son pays d’origine, la RD-Congo. Très attachée au pays de ses ancêtres, Akuma, qui est à la recherche de soi, tient à répartir de ses racines pour mieux se comprendre et se vivre. Interview.

Au salon international Homi, pour la décoration interne, bien-etre, bijoux et habillement haute gamme. Tanzania Maasai Women Art et Afrosalt Boho.

Quels parcours académique et scolaire avez-vous suivi pour devenir une Entrepreneuse dynamique en Italie ?

A l’école j'ai fait le lycée littéraire, mais arrivée à l'université je ne savais plus quelle orientation choisir. Curieusement, j'avais toujours cru savoir ce que je voulais. J’ai donc choisi la faculté des sciences politiques, n'étant pas forte en maths, et vu qu'elle englobait toutes les sciences qui m'avaient toujours intéressée. Cela m'avait paru plus logique ! Mon souci de pouvoir être utile socialement, m'a poussée dans l'option coopération et développement. Cependant mon parcours a pris une tout autre tournure, celle que la vie lui a donnée. Pendant l'université, je faisais du mannequinat pour subvenir à mes besoins personnels et payer les frais universitaires. J'ai donc passé plus du temps dans les castings et maisons de mode, que dans les ONG ou entreprises sociales spécialisées dans la mise en œuvre de projets de coopération internationale. A un certain moment j'ai pensé à une reconversion pour ne pas jeter cette expérience pratique. Je suis donc retournée sur les bancs de « l 'école » pour étudier le fashion merchandising management, et les techniques de vente dans le luxe, dans des écoles de mode et design comme la NABA (NUOVA  ACCADEMIA DELLE BELLE ARTI) de Milan et d'autres cours d'ajournement.

Pensez-vous que les choses se seraient déroulées autrement si vous aviez évolué dans votre pays d’origine, la République Démocratique du Congo ?

Sûrement, je pense que le lieu que l'on fréquente, les proches, les expériences vécues et la structure dans laquelle on vit influencent de beaucoup nos actions et choix. Même si je dois avouer qu'au pays j'avais déjà un esprit entrepreneurial. Peut-être que j'aurai évolué dans un autre secteur ou non. Qui sait ?

Pourriez-vous nous parler d’un moment qui a déterminé votre parcours dans le monde de la mode et du design ?

Oui, je crois qu'après des années comme mannequin, je sentais vouloir donner plus de moi-même. Je ne sentais plus mien ce que j'avais porté de l'avant jusque-là. Je me retrouvais comme dans un vide existentiel. J'ai dû m'arrêter pour comprendre où j'allais, et si cela était conforme à moi-même. C'est à ce moment-là que j'ai ouvert mon blog Afrosalt Boho pour m'aider à m'éclaircir en regardant à l'intérieur de moi, mon passé, mes origines et mon présent. Cette recherche m'a donné une réponse et j'ai fait la paix entre mon rationnel et mon esprit créatif.

Votre jeune entreprise s’appelle AFROSALT BOHO. C’est une appellation assez particulière. Quel est son sens ?

AFROSALT est une fusion de deux abrégés : «Afro », tout ce qui renvoie à l'Afrique, mais surtout cheveux afro naturels et « Salt » qui vient de sel en anglais. Le tout donne sel d'Afrique ou pépin d'Afrique. Boho, abrégé de l'adjectif bohémien. Il s’agit d’une personne qui vit d'une manière non conventionnelle. Souvent c'est une personne créative, elle peut toucher à la musique, la peinture, etc. Sensible à la nature et respirant ses idéaux. Pour son style d'habillement, elle mixe différentes modes pour créer son style à elle. Il peut sembler bizarre aux yeux des « normaux » ou excentrique. Sa garde-robe est relax et confortable, on y retrouve des éléments vintage, tribaux et tendance à la fois. Bref, mon entreprise traite la mode afrohémienne ou afrobohémienne et son style de vie.

Quelle est la philosophie qui se cache derrière AFROSALT BOHO ?

Afrosalt Boho est tout simplement la recherche de soi, comme je l'ai mentionné au début, ma recherche. J'espère que certains s'y retrouveront. Ce parcours de quête m'a porté à répartir de mes racines, pour mieux me comprendre, y trouver les réponses pour le reste de mon chemin, et me vivre. A savoir, ma négritude en commençant par mes cheveux, réapprendre comment en prendre soin, et à les aimer. Connaitre mon histoire et ma culture « réellement », non ce qui m'a été raconté à l’école, dans des livres datant de je ne sais quelle époque, et d'auteurs douteux. L'histoire connue de l'Afrique, n'est qu'une infime partie de ce qu'il y a vraiment à connaître, de même pour mon pays la RDC. J'en puise extrêmement d'inspiration et richesses qui me permettent de m'en nourrir intellectuellement. Partir de soi, de ses racines pour trouver sa place comme personne, et vivre de ses idéaux.

Quel regard portez-vous sur la mode africaine en Afrique ? Et pourquoi pas en RDCongo, votre pays d’origine ?

Je la trouve très riche en créativité, mais elle a besoin d'être épaulée, pour lui donner la touche business qu'elle mérite. Déjà certains créateurs comme Laduma Ngxokolo, Sindiso Khumalo, Loza Maléombho, et tant d'autres, ont démontré un travail de pointe, et le potentiel africain. Il y a encore beaucoup à faire, tant de jeunes créateurs et le continent est grand.Pour la RDC, je pense qu'il faudrait promouvoir notre artisanat, la mode congolaise ne peut pas cheminer en copiant totalement la mode occidentale. Elle a besoin de son bagage culturel, et partir de cela pour l'interpréter avec les instruments d'aujourd'hui.

Dans vos créations, on ressent constamment un besoin de retourner aux sources des traditions africaines. Comment vous arrivez à vous frayer un chemin entre tradition africaine et modernisme, dans un univers de la mode très sophistiqué (particulièrement en Europe) ?

La simplicité et le confort sont ce que je cherche en premier, puis j'y ajoute un détail inusuel, parce que l'œil et l'esthétique veulent aussi leur part. Pour pouvoir proposer une création, je pars des personnes. De cette façon je peux m'orienter, une fois que je choisi quel style mettre à point.

Est-ce qu’il est faux de dire que l’environnement ou l’écologie sont au centre de vos créations ?

Non, ce n'est pas faux. La première capsule collection d'Afrosalt Boho s'appelleMbuti. Une petite voix pour rappeler le défi que doivent relever le peuple Mbuti (dans l'est de la RDC) dans la sauvegarde de leur territoire. En effet, la dégradation des réserves naturelles et des zones de culture, la déforestation et l'exploitation des mines d'or locales ont rendu difficile leur approvisionnement alimentaire. Cela peut sembler une goutte d'eau dans l'océan, mais faire connaître cette réalité est important pour moi.

Le foulard Mbuti, qui peut-etre utilisé aussi comme objet d'art, en le pinçant sur un Canvas, et l'embellissant avec un cadre

Comment vous arrivez à intégrer la portée écologique dans votre travail au quotidien ?

Je sélectionne quelques artisans africains dans l'Afrique subsaharienne ou la diaspora qui utilisent des fibres naturelles ou des matériaux de recyclage. Pour la plupart je les choisis dans les accessoires qui s'harmonisent avec ma collection d'habillement.

Avez-vous des projets pour votre pays d’origine ? Dans le domaine de la mode ou autres ?

Oui, mais c'est encore tôt pour en faire part. Surement dans la mode et les secteurs affins de toutes les façons. La mode touche aussi plusieurs domaines mais on ne s’en rend pas compte.

Avez-vous un message à faire passer vos compatriotes congolais ?

Je voudrais simplement nous inviter à nous connecter entre nous. Il s’agit, en d’autres mots,  de rejoindre les personnes avec les mêmes idées et projets qui peuvent promouvoir le développement. L'union fait la force. Il est essentiel pour nous congolais de repartir de nos richesses culturelles et je vous garantis que nous serons ébahis par les résultats. La plupart d’entre nous ont une connaissance superficielle en ce qui concerne notre culture. Ils seraient tellement inspirés s’ils se donnaient le l’occasion de mieux connaître cette richesse culturelle. Ce sont nos idées et nos actions qui créent des mouvements de changement dans le monde. Persévérons!

Propos recueillis par CGC

 

Akinwumi Adesina, 55 ans, le nouveau président de la Banque africaine de développement (BAD), a pris ses fonctions mardi 1er septembre à Abidjan. L’ancien ministre de l’agriculture du Nigeria a été élu le 28 mai, pour un mandat de cinq ans, lors des assemblées annuelles de la BAD. Reconnaissant que la problématique des changements climatiques concerne tout le monde, le Président de la BAD espère beaucoup qu’un accord sera trouvé lors de la conférence de Paris. C’est plus que nécessaire !

Akinwumi Adesina, nouveau président de la Banque Africaine de Développement (BAD) - Tchadinfos.com

Quel impact aura la crise boursière chinoise sur les économies africaines ?

Des effets se feront ressentir et cela va davantage concerner les pays qui exportent les matières premières vers la Chine. Les revenus de ces exportations vont se réduire en raison de la baisse de la demande chinoise en matières premières. Avec une conséquence ou un risque immédiat : la difficulté pour les pays les plus exposés à équilibrer leur budget. Il y a aussi un risque de dépréciation de la monnaie dans ces pays. Mais cette crise est aussi un signal d’alerte pour l’Afrique, qui doit plus que jamais diversifier ses économies, sortir de la dépendance à l’exportation des matières premières et mettre en place son propre marché de capitaux.

Quelles sont vos priorités ?

La question la plus urgente est celle de l’énergie. Il faut absolument résoudre le déficit énergétique dont souffre l’Afrique. Ce problème freine l’industrialisation du continent. Or, sans industrialisation, il n’y a pas de développement. Mais l’Afrique n’a pas seulement besoin d’augmenter son niveau de croissance économique. Il faut surtout résoudre les inégalités qui existent entre les pays et à l’intérieur des pays. Nous allons mettre l’accent sur cette question, de même que sur le développement de l’agriculture et des infrastructures, si l’on veut sortir des millions de personnes de la pauvreté. Pour cela, la BAD doit être plus souple, plus efficace et plus compétitive.

Les besoins d’investissements pour le développement de l’Afrique sont nombreux : 100 milliards de dollars par an. Comment comptez-vous aider les pays à trouver des investissements ?

Les besoins sont effectivement énormes et, pour l’instant, l’Afrique n’arrive à mobiliser que la moitié des 100 milliards de dollars (89 milliards d’euros) nécessaires. Pour combler ce déficit, il faut développer des partenariats. Je vais m’y atteler pendant mon mandat. Mais nous devrons aussi trouver un moyen efficace de mobiliser les ressources à l’intérieur des pays et renforcer les dispositifs de collecte fiscale et de lutte contre la fuite des capitaux. La question de la bonne gouvernance est cruciale, nous allons par exemple être attentifs à la gestion des ressources issues de l’exploitation des minerais.

La Conférence des Nations unies sur le climat s’ouvre dans moins de 100 jours à Paris. Quelle doit être la contribution de l’Afrique à cette conférence, et que peut-elle en attendre ?

L’Afrique n’est responsable que de 2 % des émissions de gaz à effet de serre. Mais c’est elle qui subit le plus les conséquences des dérèglements climatiques. L’enjeu est d’assurer l’adaptation au changement climatique et réduire l’impact des changements climatiques sur l’Afrique. Mais tout le monde est concerné par le dérèglement climatique. C’est pour cela que j’espère beaucoup qu’un accord sera trouvé lors de la conférence de Paris. C’est plus que nécessaire.

La BAD soutient différents projets d’énergie renouvelable mais il y a encore beaucoup de frilosité à investir dans ces domaines, pourquoi ?

Le principal problème avec les énergies renouvelables, c’est qu’elles coûtent cher. 634 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, la majorité en zone rurale. Nous devons donc trouver le moyen de rendre l’énergie renouvelable disponible à un prix abordable, en particulier pour les personnes à faibles revenus. On peut y arriver à travers l’innovation technologique. Mais il faut surtout donner aux populations des moyens financiers conséquents. L’une des idées qui pourraient êtres mises en place est un système de micro-crédits. Nous aurons besoin d’agir aussi bien dans l’investissement en capital, la couverture de risque pour les investisseurs que dans le partage de risques avec les banques pour qu’elles puissent accorder des prêts aux foyers à faibles revenus. Ce sont ces mécanismes qui redonneront confiance aux investisseurs.

D’où viendra l’argent ?

Le coût de l’inaction est plus élevé que le coût de l’action. Je suis persuadé que la Banque pourra développer des partenariats stratégiques afin de réaliser de grandes choses pour l’Afrique. Nous aiderons les pays à mobiliser et accroître leurs ressources propres.

Votre prédécesseur avait évoqué l’idée d’un plan d’aide aux pays du Sahel confrontés au terrorisme. Allez-vous relancer cette idée ?

Ce n’est pas seulement le Sahel, il faut aider aussi les petits pays, les pays insulaires. Le premier objectif de la Banque africaine de développement est de réduire le niveau de la pauvreté et de développer les infrastructures. Nous devons continuer à investir dans le secteur routier transnational, fluidifier le système maritime, désenclaver les zones du Sahel et favoriser l’agriculture. Si nous ne réussissons pas à ces niveaux, la pauvreté va augmenter et les drames qui vont avec, dont le terrorisme. Ce n’est pas ce qui était envisagé par les fondateurs de la banque.

Que voudrez-vous que l’on retienne de vous, dans cinq ans, au terme de votre mandat ?

Ma personne n’est pas ce qu’il y a de plus important. Ce qui compte, c’est ce que la Banque africaine de développement est capable de réaliser pour le continent en matière de réduction des inégalités, de transformation du secteur agricole et de réduction du déficit énergétique. Nous devons trouver des moyens durables de retenir nos jeunes dans nos pays et les empêcher d’aller mourir sur la Méditerranée. Si, dans cinq ans, la BAD réussit à accomplir tout cela, je serai le plus heureux.

CGC/ Le Monde

 

Le royaume espagnol débarque en RD-Congo avec le projet Agromakala. Elaboré par les groupes Essentium et Globaltec, ce projet vise à fabriquer les Makala - la braise ou charbon de bois- non plus à base de bois, mais plutôt à base de végétaux notamment le fourrage de l’herbe à éléphant et agricole. Les experts du groupe Essentium affirment que les herbes à éléphant préparent et enrichissent la terre pour de futures plantations agricoles.

Siège du Groupe Essentium - Photo Essentium.com

Quand les Espagnoles se mêlent dans la lutte contre les changements climatiques en RD-Congo, ça donne…le projet AgroMakala. Alors que l’exploitation du bois du chauffage est une des causes des dérèglements climatiques dans l’ex-Zaïre, les groupes Essentium et Globaltec attendent apporter une solution à cette problématique en révolutionnant la fabrication des Makala -braise ou charbon des bois-  à travers le projet AgroMakala.

Javier Hergueta Jarnica, ambassadeur du Royaume d’Espagne en RD-Congo a conduit deux délégations des entrepreneurs de son pays au ministère de l’Agriculture, pêche et élevage, il y a quelques jours. Objectif : présenter le projet AgroMakala et ses opportunités au ministre Isidore Kabwe Mwehu Longo.

Le projet AgroMakala se veut une réponse à la question de la déforestation en RD-Congo. Il vise à fabriquer les Makala non plus à base de bois, mais plutôt des végétaux notamment le fourrage de l’herbe à éléphant et agricole, actuellement sous utilisé dans la région.

Usine en perspective

Les études menées par les experts du groupe Essentium affirment que l’herbe à éléphant prépare le terrain et enrichi la terre pour de futures plantations agricoles. Les herbes à éléphants sont un pâturage pérenne qui, une fois cultivé, se conserve plusieurs années. Selon les initiateurs du projet, les pellets produits à partir de fourrage agricole offrent également plusieurs avantages. Ils ont un pouvoir calorifique élevé, mais aussi sont renouvelables et durables. Ils possèdent une longue durabilité et constituent un activateur de l’activité agricole du pays.

Javier Hergueta Jarnica affirme que l’usine prototype de l’Agromakala devant être installée en RD-Congo est déjà disponible en Espagne. Elle sera implantée en RD-Congo d’ici septembre 2015. «Ce projet révolutionnaire aura un impact sur la vie des populations à tous les niveaux. Les Makala vert coûteront moins chers que ceux utilisés traditionnellement. Les usines AgroMakala qui seront implantées partout dans le pays transformeront les herbes à éléphants en croquettes ou Makala vert. D’autres déchets végétaux seront transformés en électricité pour les habitants dans les zones d’exploitation», se félicite l’Ambassadeur.

Contrairement aux arbres qui meurent après la coupe, les herbes utilisées dans le projet AgroMakala pousseront à nouveau. Le coût journalier du charbon traditionnel est d’USD 2 par jour pour un ménage, tandis qu’avec l’AgroMakala, il reviendra à USD 1,6 par jour. Chaque famille pourra économiser environs 12,9% de ses finances. Les groupes Essentium et Globaltec, représentés respectivement par son gestionnaire, Valentin Monje Tunon et Javier Valero Artola, gestionnaire pays se sont félicités de cette rencontre avec les autorités RD-congolaises.

Globaltec est spécialisée dans les infrastructures agricoles et le matériel de stockage.

Christian Joseph MUTOMBO

 

mercredi, 01 juillet 2015 18:29

La presse kinoise a du mal à se verdir

Écrit par

La COM’VERTE/Congo Green Citizen vient de publier, 22 juin 2015 à l’American Corner de l’Université protestante du Congo (UPC), une étude dénommé «Parlons environnement» évaluant le taux d’ancrage des sujets environnementaux et du développement durable dans les medias kinois.

Les animateurs de la conférence de presse - Photo CGC

«Cette étude a pour objectifs de dresser un état des lieux de la thématique de l’environnement dans les médias kinois et de définir les actions qui pourraient être mises en place pour accélérer la prise en compte de cette problématique au sein des rédactions et dans les grilles de programme de medias kinois», a déclaré Christian Joseph Mutombo, responsable de communication de l’ONG.

Les conclusions de cette enquête sont sans appel : les thématiques environnementale et du développement durable ne sont pas encore « intéressantes » pour la quasi-totalité des medias kinois. En effet, elles restent en dernière position (5%) des sujets diffusables au sein des rédactions interrogées. La presse kinoise peine donc à se « verdir » et à considérer les sujets d’environnement et du développement durable comme les autres thématiques d’actualité. Les journalistes et responsables de rédactions interviewés ont évoqué plusieurs raisons pour justifier cette sorte « d’indifférence » vis-à-vis de cette thématique. Les contraintes financières (35%) arrivent en pole position. Les organes de presse estiment n’avoir pas assez de ressources à consacrer pour la réalisation des reportages, documentaires et enquêtes sur la problématique environnementale. Certains responsables des organes de presse et rédactions (20%), quant à eux, déclarent que les sujets environnementaux ne présentent aucun intérêt pour leur public tandis que d’autres (15%) affirment que ces sujets ne sont pas intéressants pour leur rédaction.

Certains journalistes (20%), en revanche, avouent que les rédactions manquent de spécialistes en interne pour couvrir l’actualité environnementale. D’autres journalistes (10%), par ailleurs, affirment que la complexité des questions environnementales, exigeant un minimum de connaissances constitue un obstacle qui les empêchent d’aborder régulièrement ces sujets.

Vers une voie royale

Incontestablement, c’est la thématique politique (55%) qui vient en tête des informations les plus traitées au sein des rédactions kinoises interviewées. L’économie (15%), ex-aequo, avec les faits divers pointent à la seconde position devant les sports (10%).

«Le fait que les sujets environnementaux et du développement durable ne fassent pas  sourire dans les réunions de rédactions des médias interrogés peut être interprété de la manière suivante: les sujets d’environnement et du développement durable ne rapportent rien aux journalistes», précise Christian Joseph Mutombo, responsable de communication.

Conséquence logique de cette relégation du sujet environnemental au second plan, 50% des medias interrogés affirment n’avoir ni d’émission/tranche/rubrique sur l’environnement. Alors que les médias de plusieurs pays dans le monde contribuent, à travers leurs  contenus, à lutte contre les changements climatiques en donnant à leurs publics les clés de compréhension des grands enjeux de l’environnement et du développement durable à travers leurs contenus. A Kinshasa, capitale RD-congolaise, les medias semblent être à la traine.

En vue d’accélérer la prise en compte de la problématique environnementale dans les medias, COM’VERTE/Congo Green Citizen propose aux medias kinois de diversifier leurs sources des revenus financiers en vue de garder leur indépendance rédactionnelle ; d’avoir en leur sein un spécialiste interne s’occupant du traitement des informations environnementales au quotidien ; d’outiller ces spécialistes internes aux enjeux environnementaux dans le monde, en général  et en RD-Congo, en particulier. « La COM’VERTE/Congo Green Citizen va organiser prochainement, en synergie avec ses partenaires, des séminaires et ateliers de renforcement des capacités sur la problématique de l’environnement en faveur des journalistes et responsables internes des questions de l’environnement», a révélé Christian Joseph Mutombo.

Alors que les ministères sectoriels (50%) et les ONGs internationales (30%) représentent la principale source d’information des journalistes kinois, l’ONG propose aux journalistes de diversifier leurs sources d’informations afin de rester objectif et à l’abri de la manipulation.

Andrea DIVINDA 

La RD-Congo se cherchent un modèle du développement durable

L’organisation non gouvernementale Biogénèse, en partenariat avec la faculté des sciences à l’Université de Kinshasa, a organisé le 1er Congrès international sur les stratégies et les enjeux du développement durable. Ces assises, selon le professeur Phuku Phuati, doyen de la faculté des sciences, visent à trouver des véritables modèles de développement durable et d’une bonne gouvernance en matière de la biodiversité afin de pallier à la crise environnementale secouant la RD-Congo et le monde.

Batiment administratif de l'Université de Kinshasa - Photo Oeildafrique.com

Les scientifiques réfléchissent sur un modèle du développement durable prenant à compte l’essor économique national et intégrant les enjeux environnementaux. Chercheurs, experts ainsi que étudiants s’étaient donnés rendez-vous à la faculté des sciences de l’Université de Kinshasa -UNIKIN- en vue d’échanger sur la situation environnementale en RD-Congo, en particulier, et dans le monde.  

Trésor Bakamana Luemba,  coordonateur de l’ONG biogenèse, a déclaré que cette initiative est mise en place pour remédier aux problèmes environnementaux auxquels l’humanité fait face depuis plusieurs décennies. «Depuis plus de dix décennies, le monde entier est confronté à des sérieux problèmes environnementaux. De ce fait,  la Biogenèse et les experts venus de l’étranger sont convaincus que le développement durable est la seule option pour résoudre le problème de développement dans nos pays et par ricoché ceux liés à l’environnement», a révélé le coordonateur de Biogenèse. 

Phuku Phuati a, pour sa part, a souligné que cette rencontre scientifique s’inscrit dans une démarche de bonne gouvernance et du développement durable en RD-Congo, en Afrique et dans le monde. «Au cours de ses interventions les experts vont converger les idées pour arriver à trouver des solutions susceptibles d’amener un développement qui tient compte de besoins du futur et des enjeux écologiques dans le pays», a précisé, le 9 mai 2015, le doyen de la faculté des Sciences et coordonnateur de la rencontre lors de la clôture du Congrès. 

Par ailleurs, le professeur Labana Lasay’Abar, recteur de  l’Université de Kinshasa,  s’est dit  honoré pour le choix des organisateurs de réunir dans son institution. «Je salue l’initiative prise par l’ONG Biogenèse et la faculté des sciences pour ressembler les idées pouvant améliorer et contribuer à la bonne gouvernance et au développement durable», se réjouit le recteur  de l’UNIKIN. 

Ce 1er Congrès a connu la participation de plusieurs experts venus du Cameroun, de l’Amérique, de la Belgique, de la France, du Congo Brazzaville. La cérémonie du lancement de ces travaux a été faite, 7 mai 2015 par Lufimbi Ndongala, représentant du ministre l’Enseignement  supérieur et Universitaire -ESU- à l’Ecole régionale postuniversitaire d’aménagement et de gestion intégrés des forets et territoire tropicaux -ERATIF- établie à l’université de Kinshasa.

Sarah KABEDI  

Légende photos:  Des femmes s'éclairent avec un lampadaire solaire à Dona, Région de Segou, Mali - Photo AFPDes lampadaires solaires mobiles, fabriqués avec une roue de vélo et des objets recyclés, transforment la vie d’artisans au Mali en leur permettant de travailler la nuit pour échapper à une chaleur de 40 à 45 degrés le jour.

Ce moyen d’éclairage original, doté d’une lampe au bout d’un long tuyau métallique, munie d’une roue de vélo qui en facilite la mobilité, fait le bonheur de la communauté rurale de Cinzana, forte de quelque 35.000 habitants, dans la région de Ségou (centre du Mali).

C’est un architecte et vidéaste italien, Matteo Ferroni, qui a eu l’idée de ces lampadaires à l’occasion d’un séjour en 2010 dans des communautés rurales dépourvues d’électricité.

M. Ferroni explique s’être rendu compte que les habitants étaient peu actifs dans la journée en raison de la chaleur écrasante et travaillaient plus la nuit en s’éclairant de lampes de poche ou en profitant du clair de lune. « J’ai réalisé combien la nuit était importante pour ces communautés. »
Il a dessiné un prototype pouvant être « reproduit facilement » par des artisans locaux et réalisé à partir d’objets fournis par les villageois, explique-t-il sur le site dédié à son invention.

En 2011, Matteo Ferroni est revenu au Mali avec le prototype et « ensemble, à Ségou ici, on a conçu la première lampe portable », raconte Alassane Keïta, qui dirige l’association Faso Gniètaa qui est le relais local de la fondation suisse eLand finançant le projet.

C’est un travail d’équipe qui implique plusieurs artisans locaux: soudeur, Amadou Sidibé, confectionne le corps de la lampe à partir de vélos usés. Spécialisé dans la production de théières, Aboubacar Dagnon, fabrique les boîtiers abritant les ampoules LED en recyclant des ustensiles de cuisine en aluminium. Cet artisan est le seul à Ségou à réaliser ce travail de précision.

Cet ingénieux lampadaire mobile et écologique est utilisé par 15 des 72 villages de la communauté rurale, qui l’appellent « Foroba yelen » (« la lumière collective » en bambara, une des langues du Mali), a-t-on expliqué à l’AFP.

Chacun y a droit et le réserve pour ses besoins: Alou Coulibaly est allé réserver un des lampadaires pour la cérémonie de baptême de son nouveau-né, une fille.
Il ne tarit pas d’éloges sur cette initiative, qui a amélioré le quotidien des villageois, pauvres, qui n’avaient pas les moyens d’acheter un groupe électrogène collectif, qui nécessite un budget en carburant.

Aujourd’hui, Foroba yelen, géré par la collectivité, « est entré dans le travail, la vie sociale et rituelle » de la communauté. « A l’heure actuelle, plus de 90 lampes sont réparties sur 15 villages et 3 centres de santé », selon le site du projet.

A Dona, autre village proche de Cinzana, c’est chez Issouf Dagnon qu’on vient recharger la batterie de la lampe ou réserver sa lampe au prix de 250 FCFA (0,40 euro) par nuit, somme qui permet d’en financer l’entretien.

Chaque village bénéficiaire dispose d’un kit de quatre lampes et d’un panneau solaire de 50 watts d’un coût total de 500 euros financés par eLand.
On utilise le Foroba yelen pour les besoins du petit commerce, de funérailles, d’accouchements au dispensaire de la commune… Certains particuliers le louent occasionnellement, comme Alou Coulibaly. Mais d’autres y recourent régulièrement, comme Djènèba Djoni, une potière.

Avant, « nous fabriquions les canaris (récipients en terre cuite) à la lumière de la lune et avec la torche attachée sur la tête, comme font les chasseurs », mais aujourd’hui, avec la lampe solaire mobile, il n’y a plus ces tracas, explique Mme Djoni.

Autant de choses qui font de ces lampadaires solaires mobiles une sérieuse alternative à l’éclairage public au Mali, pays de plus de 16 millions d’habitants régulièrement en proie ces dernières années à des coupures intempestives de courant.

Le 14 mai, le gouvernement malien a fait état d’un déficit de production d’électricité ayant « atteint le niveau exceptionnel de 111 mégawatts en 2013 (45% de la demande) ».

La société d’énergie EDM-SA, détenue à 66% par le Mali et à 34% par une filiale du groupe Aga Khan, est dans une situation « critique » et ne parvient pas à assurer un approvisionnement normal en dépit de subventions de l’Etat (57,5 milliards de FCFA en 2013, soit près de 87,7 millions d’euros), selon Bamako.

Agence France Presse

Les questions environnementales sont parmi les préoccupations principales de l’époque contemporaine. Pourtant en Rdc, en dépit de la richesse du patrimoine naturel de ce grand pays d’Afrique, elles semblent être fort marginalisées. Peu d’initiatives existent pour remédier à cet état de chose. L’une d’entre elles, Congo Green Citizen, s’est donnée comme vocation d’éduquer, de former et d’informer la jeunesse congolaise sur les défis et enjeux environnementaux du millénaire.

Patrick Kasele, Coordonateur Congo Green Citizen« Comme beaucoup de jeunes congolais, je ne m’intéressais pas trop à l’environnement » nous confie Patrick Kasele, coordonnateur de Congo Green Citizen. « J’étais plutôt  attiré par le sport et plus particulièrement par le basket Ball. Je songeais même à un moment entamer une carrière professionnelle, ajoute-t-il. C’est vers les années 2000 que la graine écolo a commencé à germer dans le cœur de ce jeune congolais. «En 2003, mon père avait installé un décodeur à la maison afin de nous permettre de suivre certaines chaines internationales. Très vite,  les émissions qui abordaient  des thèmes liés à l’environnement m’ont captivé, certainement parce que ces genres de sujet étaient quasi absents dans nos propres chaines télé ».  Malgré cet intérêt pour l’environnement, Patrick optera pour des études en communication des organisations au moment d’entamer ses études universitaires. « Aucune université du pays n'organisait une telle formation à l’époque (2004).  J’avais entrepris des démarches pour pouvoir faire des études en communication environnementale en Europe, c’est finalement ici au pays que j’ai pu obtenir ma licence en communication, mais en communication des organisations » nous livre-t-il.  En 2013, grâce à une bourse octroyée par l’Unesco à travers l’EIRAFT (l’École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux) Patrick parvint à décrocher un DESS en aménagement et gestion intégrés des forets et territoires tropicaux.

Les questions liées à l’environnement devraient être plus présentes dans le quotidien des congolais. Triste cependant est de constater qu’elles sont souvent absentes des écoles, des universités, des milieux socio-professionnels et même au sein des familles congolaises alors que la RDC est touchée elle aussi par des problèmes de pollution, d’insalubrité, d’explosion de sa démographie, de changement climatique et d’érosion. Ne rien faire est synonyme de compromettre le devenir des congolais et de leur pays, et cela affecte déjà le vécu des congolais .L’agriculture, secteur important commence petit à petit à être frappé par les affres du changement climatique et même si la déforestation ne semble pas encore très prononcée au Congo (le taux de déforestation des forêts congolais est de 0,2%), il y a des  risques à voir s’accroitre ce taux si aucun mécanisme efficace de gestion des forêts n’est mis en place.

« On est au niveau zéro dans la gestion de l’environnement mais la volonté de faire bouger les choses est là » nous avoue Patrick Kasele. Faire bouger les choses, voilà certainement ce qui manque au Congo dans un secteur comme celui de l’environnement. C’est ainsi que pour y arriver, l’idée de lancer Congo Green Citizen est né.  A travers cet éco-organisme, Patrick aimerait vulgariser les informations relatives à l’environnement, notamment par la sensibilisation des jeunes et la promotion des valeurs éco-citoyennes

« Il faudrait que l’homme congolais comprenne que le développement de son pays passe aussi par la valorisation de son environnement et pour y arriver, chacun à un rôle à jouer » nous livre-t-il encore , « Malheureusement chaque fois qu’il y  a un début de dynamisme dans la gestion durable de nos ressources environnementales, l’élan est toujours interrompu par des problèmes d’ordre politique » conclut-t-il.

Soulignons que La République Démocratique Congo est engagée depuis près de 4 ans dans un dispositif international de Réduction des Émissions liées à la Déforestation et à la Dégradation des forêts (REDD), mécanisme qui jusque-là n’a pas encore montré son efficacité.

Pour plus d’information : http://www.congogreencitizen.org/

Prince Djungu

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