Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 19 août 2017 -
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La cuvette centrale, région s’étendant de la partie centrale de la RD-Congo au Congo-Brazza regorge un énorme puits de carbone. 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone sont piégés dans cette zone, a révélé la revue Nature.

La majestueuse forêt du Bassin du Congo - Photo Geo.fr

Le puits en question s’étend sous la région de la Cuvette centrale, en plein Bassin du Congo, le deuxième massif forestier du monde à cheval entre plusieurs pays d’Afrique centrale, du fleuve Congo au Congo-Brazzaville, jusque dans l’ouest de la RD-Congo. 30 milliards de tonnes de dioxyde de carbone équivalant à 20 années d’émissions aux États-Unis est la quantité colossale de carbone piégée dans cette tourbière tropicale dont l’ampleur a été découverte puis précisée par des images satellites et des expéditions sur le terrain, a fait savoir l’équipe scientifique internationale dans un article publié dans la revue Nature. La zone humide, écologiquement si précieuse car formée par la décomposition de végétaux sur une période de plusieurs milliers d’années, s’étend sur 55 000 mètres carrés et est d’une profondeur de six mètres. La plupart des tourbières, qui recouvrent environ 3% des superficies terrestres émergées, sont situées dans le nord du globe, en Sibérie, au Canada ou en Alaska par exemple. Elles sont plus rares en zone tropicale, et celle découverte dans le Bassin du Congo pourrait être la plus importante des tropiques et regrouper 30% du dioxyde de carbone des tourbières tropicales. Sa transformation à des fins de production alimentaire ou d’extraction minière pourrait être catastrophique, s’est alarmé l’un des auteurs de l’étude, Simon Lewis, professeur à l’Université de Leeds en Angleterre. «On a observé en Asie du sud-est que des espaces similaires ont été asséchées et converties à la production d’huile de palme et aux plantations de riz, ce qui a eu pour conséquence des émissions massives de dioxyde de carbone», a indiqué le scientifique. Le dioxyde de carbone est un des plus important gaz à effet de serre, responsable de l’augmentation de la température terrestre. En fonctionnant comme des puits à CO2, les océans et les forêts  limitent l'augmentation de CO2 dans l'atmosphère.

Christian MUTOMBO

Le rapport du WWF insiste sur le besoin de repenser nos modes de production, de consommation, de mesure de la réussite et de valorisation de l’environnement naturel

ONG Internationale œuvrant contre la dégradation de l’environnement naturel de la planète, le Fond mondial pour la nature -WWF- a récemment rendu public le rapport Planète vivante 2016. Dans ce rapport, l’homme est présenté comme premier responsable de la disparition des espèces sauvages à un rythme sans précédent par la surexploitation infligée à la Terre pour la première fois de son histoire. Selon ce rapport, les populations d’espèces sauvages de la planète pourraient fondre de deux tiers d’ici 2020. «Le phénomène ne concerne pas seulement les merveilleuses espèces que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans. Otez-en les espèces, et les écosystèmes vont s’effondre, emportant avec eux l’air propre, l’eau, l’alimentation et les services climatiques qu’ils nous fournissent», a fait observer Marco Lambertini, Directeur général du WWF International.

Photo de couverture du rapport Planète Vivante 2016

Le récent rapport Planète vivante du Fond mondial pour la nature -WWF- interpelle et prévient suite à la surexploitation infligée à la Terre pour la première fois de son histoire. Les populations d’espèces sauvages de la planète pourraient fondre de deux tiers d’ici 2020. Pour Ken Norris, Directeur scientifique de la Société zoologique de Londres, le comportement humain est toujours un facteur de déclin des populations sauvages à l’échelle du globe, surtout dans les habitats d’eau douce, où son impact est le plus marqué. «Les espèces disparaissent au cours de notre existence à un rythme sans précédent», a regretté Marco Lambertini, Directeur général du WWF International. Et d’alerter: «le phénomène ne concerne pas seulement les merveilleuses espèces que nous adorons tous, mais toute la biodiversité, dont dépend la bonne santé des forêts, des fleuves et des océans: ôtez-en les espèces, et les écosystèmes vont s’effondrer, emportant avec eux l’air propre, l’eau, l’alimentation et les services climatiques qu’ils nous fournissent». Puis: «étant donné que nous disposons des outils permettant de résoudre le problème, il nous faut commencer à les employer sans plus tarder si nous tenons sérieusement à préserver une planète vivante pour notre survie et notre prospérité ».

D’après le rapport, la production alimentaire, engagée dans la satisfaction des demandes complexes d’une population humaine croissante, se trouve aux avant-postes de la destruction des habitats et de la surexploitation des espèces sauvages. Pragmatique, le rapport Planète Vivante 2016 a formulé une série de solutions pouvant amener le monde à se nourrir convenablement et durablement. Il se penche sur les mutations fondamentales à opérer dans les systèmes énergétique et financier mondiaux pour répondre aux attentes de durabilité des générations futures et insiste sur le besoin de repenser nos modes de production, de consommation, de mesure de la réussite et de valorisation de l’environnement naturel. «Nous nous trouvons à un moment décisif: c’est maintenant, en effet, que nous devons saisir l’occasion qui s’offre à nous d’orienter nos systèmes alimentaire, énergétique et financier dans une direction plus durable», a appelé le DG du WWF International.

De l’avis de ce document, la protection adéquate de l’environnement, de même que le développement économique et social, passe par une transformation urgente du système qui impose aux individus, aux entreprises et aux gouvernements de rompre avec l’approche court-termiste prévalant jusqu’ici pour y substituer une démarche visionnaire assurant aux générations futures l’avenir qu’elles méritent. «Un environnement naturel fort est indispensable pour combattre la pauvreté, améliorer la santé et poser les bases d’un avenir juste et prospère. Nous avons prouvé que nous savions ce qu’il fallait faire pour bâtir une planète résiliente pour les générations futures, il ne reste plus maintenant qu’à agir en conséquence », a analysé Lambertini.

Le rapport illustre, par ailleurs, l’élan désormais insufflé par les récents accords mondiaux sur le changement climatique et le développement durable. Il présente également l’Agenda 2030 pour le développement durable comme un guide essentiel à la prise de décision, capable de placer la sauvegarde de l’environnement sur un pied d’égalité avec la défense des intérêts économiques et sociaux.

Laurent OMBA

Cela a tout l’air d’un canular! Pourtant, ça ne l’est pas. A l’île Bakongo sur le fleuve Congo, à 3 heures de Kingabwa en pirogue et 1 heure par hors-bord, dans la ville de Kinshasa, tout semble complètement hors du temps. Imaginez qu’en ce 21ème siècle, des enfants vont à l’école non seulement en pirogues, mais ils les utilisent aussi comme bancs en période de crue.

Elèves d'une école rurale en RDC - Photo un.org

Un tour à l’île Bakongo équivaut quasiment à remonter le temps jusqu’à l’époque médiévales. Le décor, partagé entre la féerique beauté de la nature et l’improbable habitat, laisse sans mot. Tout rappelle les vieilles vidéos réalisées des premiers explorateurs en province de l’Equateur. Or, on est bien à Kinshasa, en 2015. Qui pis est ! Entourée de 5 îlots, l’île Bakongo compte plus de 300 familles. Cette population vit essentiellement de la pêche artisanale, la riziculture, le maraîchage et l’élevage de la volaille. Elle vit dans des maisons en pilotis qui n’ont ni toilette, ni eau potable, ni électricité. Elle n’a absolument pas d’infrastructures socioéconomiques de base. En saison pluvieuse, le village est complètement inondé, mais toujours habité. Ce qui fait que la pirogue y est le seul moyen de transport.

L’île n’a qu’une seule école primaire créée en 1999, qui fonctionne sous la couverture de la communauté protestante CBCO. Elle est tenue par l’ONG CADF. L’établissement n’a qu’une seule salle de classe. C’est plutôt un bidonville fait de tôles et pailles fixées sur des poteaux. Pour toute administration, l’école ne dispose que d’une seule personne qui est également l’unique enseignant. Il a la charge de 57 élèves, donc 30 filles et 27 garçons, tous les niveaux confondus. Les classes étudient à tour de rôle, soit 2 heures par classe. «Certains enfants sortis de là sont universitaires aujourd’hui», confie le responsable de CADF. Les parents paient les frais avec des biens en nature (poissons, fruit, légumes, vêtements, …) équivalant à FC 8000 (USD 8) par trimestre afin de soutenir l’instituteur. Certains élèves de l’îlot voisin de Ndjoli/Nganda Bamongo ont dû abandonner l’école à cause de la distance et des pluies parce qu’ils sont encore trop jeunes et ce périple comporte beaucoup de risques.

Il est important que le gouvernement provincial de Kinshasa et surtout le Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire prennent en compte cette école dans le projet de construction de 1000 écoles par an. Ces enfants des familles de pêcheurs, pauvres qu’ils sont, ne réclament que d’avoir des classes accessibles mêmes en période de crue. La pêche ne devrait pas être le seul avenir qui les attend. Car, ils ont les mêmes droits que les autres enfants au regard de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948.

En plus, ces enfants, comme le reste de villageois de Bakongo, vivent dans une forte promiscuité. Le taux de paludisme y est élevé. Celui des maladies sexuellement transmissibles (VIH) aussi. Les enfants et les femmes enceintes n’accèdent pas au vaccin, les nouveau-nés n’accèdent pas non plus aux CPS.

Hugo Mabiala Bondo/Monde Rural

Nord-Kivu : WWF mobilise contre l’exploitation de pétrole dans le parc des VirungasLe Fonds mondial pour la protection de la nature (WWF) au Nord-Kivu appelle la population de cette province à se joindre à sa lutte contre le projet d’exploration et d’exploitation de pétrole dans le parc national des Virungas. C’était au cours d’une campagne de sensibilisation de 4 jours, qui s’est achevée mardi 3 novembre à Goma, capitale provinciale. Pour les responsables nationaux et internationaux de cette association, il y a plus à gagner dans la gestion durable des écosystèmes du parc que dans la recherche d’un profit à court terme, en faveur d’une poignée de multinationales.

Des députés provinciaux étaient présents au dernier jour de cette campagne de sensibilisation. Plus tôt, ce sont d’autres acteurs locaux, dont des membres de la société civile environnementale du Nord-Kivu, des opérateurs économiques et des étudiants, qui avaient été invités à s’impliquer dans la lutte du WWF contre le projet d’exploration ou exploitation du pétrole dans le Parc national des Virunga.

Pour le Professeur Raymond Lumbuenamo, directeur national de WWF, le parc est une valeur éternelle alors que le pétrole est une valeur limitée dans le temps.

«Même si le pétrole donne aujourd’hui 2 milliards [de dollars américains] pendant 60 ans, et que le parc peut donner le quart de cette somme pendant une éternité, qu’est ce que vous choisirez», a-t-il interrogé.

La plupart des participants à cet atelier de 4 jours ont déclaré adhérer à la démarche de WWF.

Depuis novembre 2007, trois firmes pétrolières ont signé avec le gouvernement congolais un contrat de partage des productions pétrolières du bloc 5 du Rift albertin, en plein parc national des Virunga.

Opposé à ce projet, le WWF dit avoir déjà réuni, à ce jour, plus de 500 000 signatures contre l’exploration et l’exploitation du pétrole dans cette réserve.

Radiookapi.net

Le MECNT réagit au rapport de l'ONG Global Witness sur la fiscalité forestière en RDCSuite au récent rapport publié par l’organisation non gouvernementale Global Witness concernant la fiscalité forestière en RDC des exercices fiscaux 2011 et 2012, le Ministre de l’environnement, conservation de la Nature et tourisme, Bavon N’SA MPUTU ELIMA, a tenu une réunion d’échange avec monsieur Reiner Tegmeyer, représentant de cette ONG dans notre pays.

Tout en soulignant la nécessité de la collaboration entre son ministère et la société civile évoluant dans le secteur environnemental, Bavon N’SA MPUTU ELIMA a démontré à son interlocuteur par des preuves palpables, les efforts qu’entreprend le Gouvernement en vue d’assainir le secteur forestier congolais. Cela est visible aujourd’hui avec le démantèlement effectif des exploitants opérant jadis industriellement avec des permis artisanaux ainsi que la mise en place des dispositifs de contrôle et de traçabilité des bois, à travers le programme de contrôle de la production et de la commercialisation des bois soutenu par la Banque Mondiale en collaboration avec la direction de contrôle et de vérification interne du ministère de l’environnement, conservation de la nature et tourisme.

Concernant le rapport de Global Witness intitulé « les forets de la RDC victimes d’une grande braderie », le Ministre congolais de l’Environnement a déploré le manque d’approche participative de la part de cette ONG, qui aurait dû préalablement, comme l’exigent les normes, recueillir les avis et observations du  Ministère avant de le rendre public. Ce qui lui aurait évité certaines inexactitudes. Des inexactitudes, ce rapport de Global Witness  en contient un grand nombre:

  • Le rapport fait état de 90% des taxes forestières qui seraient absentes des caisses publiques. Et pour asseoir cette affirmation, l’ONG se fonde uniquement sur la taxe de superficie, oubliant que dans le secteur, il existe d’autres taxes notamment, d’abattage, de reboisement, ainsi des impôts directs et indirects. Il est de ce fait préjudiciable de focaliser des recherches sur une taxe exclusivement et d’affirmer que 90% de toutes les taxes sont absentes des caisses publiques. A considérer que l’affirmation de Global Witness sur la taxe d’abattage soit vraie, comment 10% d’une seule taxe puissent équivaloir à 10% de toutes les taxes dues au secteur forestier ?
  • Ce rapport se fonde sur des données erronées des superficies concédées. Renseignements pris et comparés à ce qu’a publié Global Witness, au lieu d’à peu près 15 millions d’hectares pour toutes les concessions forestières en RDC, ce chiffre est en réalité de 12,5 millions. En enlevant les 3 millions d’hectares rétrocédés dans le domaine public, les superficies concédées sont d’à peu près 8,5 millions d’hectares et largement en deçà de ce que publie cette ONG.
  • Ce rapport n’a pas pris en compte la contribution obligatoire dans le cadre de la réalisation des clauses sociales
  • Le rapport n’a nullement tenu compte des sommes versées au Trésor public dans le cadre du Programme de Contrôle de la Production et de la Commercialisation des Bois (PCPCB) appuyé par la Banque Mondiale. A titre illustratif, de janvier 2013 à ce jour, plus de 85.000 m3 des bois ont été saisis dans le cadre de ce programme et des amendes conséquentes ont été versées au trésor.
  • Le rapport se base exclusivement sur les données du Ministère des finances arrêtées à la fin de chaque année, sans vérifier les données des recouvrements forcés opérés par la DGRAD au-delà de l’exercice annuel et également de la loi portant reddition des comptes du Budget de l’Etat pour l’exercice 2011, déjà publiée, et pour l’exercice 2012, non encore publiée
  • Le rapport évoque des généralités quant au nombre des exploitants en défaut de s’acquitter des droits dus au Trésor, alors qu’en ce cas, des précisions s’imposent et leur liste doit être rendue publique.

Comme on peut le constater en lisant minutieusement ce rapport de Global Witness, il y a manifestement la volonté de nuire à l’image de la RDC de la part de cette ONG. De ce rapport truffé d’erreurs peut-être voulues, quelle leçon tirer? Il faudrait désormais lire par deux fois tout rapport d’organisations internationales censées accompagner notre pays en vue d’asseoir une bonne gouvernance dans le secteur environnemental. Car, Global Witness a réussi à semer le doute dans la tête des observateurs avertis sur la crédibilité qu’on doit accorder à tous ces rapports qui versent dans le sensationnel et que la plupart des congolais   considèrent comme une parole d’évangile.

Une chose est vraie aujourd’hui : les choses changent dans le bon sens en RDC dans le secteur de l’environnement avec le leadership de Bavon N’SA MPUTU ELIMA qui l’assainit  peu à peu. Et ces ONG qui s’évertuent à jeter le discrédit sur l’effort qui est fait actuellement, n’auront bientôt plus de l’eau à mettre dans leur moulin. Au risque de se discréditer elles-mêmes, comme c’est le cas avec Global Witness dans son dernier rapport bidon. L’heure est donc venue pour un partenariat basé sur le respect et la vérité entre le gouvernement congolais et les ONG internationales qui voudraient l’accompagner dans son effort de faire de la RDC un pays respectable.

Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT)

La République démocratique du Congo regorge en son territoire, la première forêt tropicale en Afrique et reste la deuxième au monde après la forêt d'Amazonie en Amérique latine spécialement au Brésil. Ces deux forêts, selon des études, constituent le poumon du globe grâce aux quantités importantes de carbone qu'elles absorbent et permet de combattre la pollution que produise les grandes nations industrielles du monde.

Vue de la foret d MAYOMBE,réserve de biosphère de LukiDes statistiques démontrent que la RDC, à elle seule, dispose de 155 millions d'hectares d'espace forestier. Un patrimoine très précieux pour l'humanité qu'il faille préserver jalousement pour l'équilibre écologique du monde. Mais la question que les observateurs se posent, est de savoir si le pays a des moyens pour assurer la protection de ses forêts qui sont constamment sollicitées par les populations locales pour leur survie et par les exploitants forestiers à la recherche permanente des grumes pour la fabrication de bois etc. ?
Le Gouvernement de la République ne saurait avec des moyes forts limités, faire face seul à cette problématique qui exige à la fois des moyens colossaux et des stratégies à même de répondre à cette préoccupation. C'est cette optique que l'exécutif congolais ne s'empêche pas de recourir aux bailleurs de fonds et autres partenaires internationaux pour gérer à bon escient ses espaces forestiers. Et parmi ces partenaires figurent en bonne place, la Banque mondiale qui, depuis des longues années, met à la disposition du gouvernement, des moyens aussi bien financiers et techniques pour l'aider à résoudre tant soit peu, ce problème.

Pourquoi la B.M s'intéresse-t-elle tant au secteur forestier ?

La Banque mondiale se préoccupe de la gestion durable des forêts à travers le monde parce que les ressources forestières constituent une source de subsistance pour les pauvres et offre des opportunités de développement et d'autres services importants à l'échelle mondiale.

Cette institution de Bretton Wood s'est engagée à accompagner le gouvernement congolais dans ses efforts de réforme du secteur forestier à cause de l'importance sociale, économique et écologique des forêts de la RDC. En effet, près de 40 millions de Congolais dépendent de la forêt pour l'énergie, l'alimentation, la pharmacopée, la construction, les terres agricoles et les revenus monétaires. Le programme que la Banque mondiale et les autres bailleurs de fonds appuient, comporte trois objectifs stratégiques.

  • Promouvoir le développement économique du secteur forestier, non seulement à travers la production du bois et des produits forestiers non-ligneux mais aussi par le biais de programmes des services environnementaux. - S'assurer que ce développement économique va de pair avec le développement social, c'est-à-dire la création d'emploi, l'établissement d'infrastructures sociales dans les zones rurales, la protection des modes de vie des peuples autochtones - Etre sûr enfin que ce développement économique et social est durable d'un point de vue environnemental, c'est-à-dire que le potentiel productif de la ressource forestière est maintenu et que la biodiversité forestière est sauvegardée.
  • L'engagement actuel de la Banque mondiale dans le secteur de l'environnement et forêt est de 115 millions de dollars US et représente 8 % du montant global du Portefeuille de la Banque mondiale en RDC. Le Portefeuille comprend cinq projets majeurs :
  • Le Projet forêt et conservation de la nature (PFCN) : la mise en retraite des fonctionnaires ayant atteint l'âge (en cours) donnera l'opportunité au ministère de l'Environnement de se rajeunir et de lancer un vaste programme de formation pour permettre au gouvernement de mieux gérer les forêts, tout en créant des centaines d'emplois pour les jeunes universitaires et professionnel. - Le Forêt Carbon Partnership (FCPF) : ce projet va aider le pays à élaborer une stratégie de développement alternative qui va réduire la déforestation en échange d'une compensation financière.

A ce sujet d'ailleurs, il faut reconnaître que la RDC accuse un grand retard. Certains pays au monde notamment le Brésil bénéficie du crédit carbone depuis des années déjà. Et permet à son gouvernement d'assurer une protection responsable et bien planifié de ses réserves forestières. Selon certaines sources ce pays reçoit une dotation de plus de 10 milliards de dollars US annuellement.

Journal L'Observateur

mardi, 01 octobre 2013 23:12

Au fil du Fleuve Congo

Écrit par

C'est au Katanga près du village de Mufos, à 1740 mètres d’altitude, sur un plateau marécageux, que le fleuve Congo prend sa source non loin de la frontière zambienne. On y accède par la piste de Kilela Balanda. L'origine du fleuve est constituée de plusieurs petites rivières. L’une d’elles, la Lualaba, est considérée comme la vraie source. Les européens prétendent qu'elle a été découverte le 14 septembre 1892 par l’expédition Bia, Francqui et Cornet. Si ça les agace, ça fait quand même bien rigoler les katangais.

Fleuve CongoAu delà de l’émotion que procure le fait d’être à la source d’un fleuve aussi extraordinaire, la réalité des lieux est une simple nappe d’eau claire dans un endroit calme et ombragé. L’intérêt de ce lieu est surtout symbolique. Un cérémonial est instauré au nom des ancêtres par le chef du village avant la visite de la source.

Il faut d’abord implorer leur clémence avant d’autoriser le visiteur à l’approcher. Une fois cette étape franchie, celui-ci est invité à jeter un peu d’argent dans l’eau en faisant un vœu. Chaque visite se fait avec une joyeuse escorte villageoise qui accompagne le visiteur sur le chemin qui mène à la source.  En ces lieux on a bien du mal à s'imaginer que ce mince filet d'eau va progressivement grossir jusqu'à accumuler le deuxième débit fluvial de la planète et drainer les eaux d'un territoire de 3 691 167 kilomètres carrés. Ce monstrueux bassin versant s'étale sur 9 Etats et comprend la quasi totalité de la République Démocratique du Congo. S'y ajoutent des eaux zambiennes, tanzaniennes, burundaises, rwandaises, centrafricaines, camerounaises, congolaises et angolaises. A son embouchure ce sont plus de 80 000m³ d'eau douce qui chaque seconde se précipitent dans l'océan Atlantique. 

Nous soutiendrons cette thèse officielle pourtant battue en brèche par les géographes qui considèrent, conformément à la pratique qui veut qu'on prenne pour source l'affluent le plus long, comme c'est le cas pour le Nil, la rivière Tshambezi, en Zambie, comme la source du Congo. La Tshambezi change un peu en aval, son nom en Luapula, traverse le lac Moero où elle rentre en RDC rebaptisée Luvua avant de rejoindre la Lualaba à mi-chemin entre Bukama et Kongolo. 

Nous allons tenter de vous faire parcourir les plus de 4700 kilomètres du périple de cet énorme collecteur qui atteint par endroits 230m de profondeur.

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Lionel SANZ

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