Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 16 décembre 2017 -
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Depuis 1991, la Semaine mondiale de l’eau est organisée chaque année à Stockholm par le Stockholm International Water Institute -SIWI. Elle offre un cadre privilégié d’échange sur les problématiques mondiales de l’eau et de l’assainissement tant entre les acteurs institutionnels qu’entre ceux du secteur privé ou du monde de la recherche.

Des enfants en train de s'approvisionner en eau - Crédit photo: Un.org

L’édition 2017 de la Semaine mondiale de l’eau était axée sur le thème des eaux usées et de leur réutilisation, dans la nette continuité de l’adoption en 2015 des objectifs de développement durable -ODD-. Avant la COP23 qui se tiendra à Bonn en novembre 2017, la Semaine mondiale de l’eau permettra de faire le point sur les initiatives « eau et climat » de l’agenda de l’action climatique.

L’eau est cruciale pour assurer la sécurité alimentaire, préserver la santé et satisfaire les besoins en énergie. Le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement constitue la première cause de mortalité dans le monde. La pénurie d’eau affecte aujourd’hui 40% de la population mondiale. Plus de 80 % des eaux usées sont rejetées sans traitement dans l’environnement. Sous l’effet combiné du changement climatique, de la multiplication des catastrophes naturelles et de la croissance démographique, les ressources en eau sont sous pression croissante et aggravent les tensions géopolitiques déjà existantes. Estimé à Euro 380 Milliards, le marché mondial de l’eau, qui comprend l’approvisionnement, l’utilisation et le traitement, connaît en outre une croissance annuelle de 10%. Il s’agit d’un secteur porteur pour les 750 grands groupes, entreprises de taille intermédiaire et PME.

Christian MUTOMBO

La planète s’est dotée d’une nouvelle feuille de route pour le développement, vendredi 25 septembre, lors de la première journée de l’Assemblée générale des Nations unies qui se tient à New York jusqu’au 27 septembre. Après les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) qui ont accompagné la période de 2000 à 2015, ce sont dix-sept Objectifs de développement durable(ODD) qui devraient permettre de construire le futur des 8,5 milliards d’habitants attendus sur la planète dans quinze ans. Il s’agit pour les Nations unies de mettre fin à la pauvreté d’ici à 2030 et « de transformer les vies tout en préservant la planète ».

Siège des Nations Unies à New York(Etats Unis) - Photo Desc-wondo.org

Quinze ans après l’adoption des OMD, des progrès importants ont été réalisés, notamment avec la réduction de moitié du nombre d’enfants non scolarisés et en âge d’aller à l’école, la diminution de plus de la moitié de l’extrême pauvreté – elle est passée de 1,9 milliard de personnes en 1990 à 836 millions en 2015 –, ou encore dans la lutte contre la faim et la sous-alimentation.

Si l’objectif de réduction de 50 % du nombre de personnes en grande pauvreté, vivant avec moins de 1,25 dollar par jour (1,12 euro), a été atteint dès 2010, il faut y voir notamment l’impact des progrès réalisés en Asie de l’Est et en particulier en Chine. Le développement économique du pays – croissance à un niveau élevé, autour de 8 % en 2000, 14 % en 2007 et 7 % en 2014 – a joué un rôle important, tout comme la décision d’assurer un socle de protection sociale pour la population. En 2012, 99 % de la population chinoise bénéficiait d’une assurance de santé de base, contre seulement 16 % huit ans plus tôt. Quand ces progrès touchent un pays comptant 1,4 milliard d’habitants, on comprend l’impact sur les statistiques internationales.

Inégalités persistantes

Malgré tout, tous les objectifs n’ont pas été atteints. « Les inégalités persistent et les progrès ont été inégaux. (…) En 2011, dans le monde, près de 60 % du milliard de personnes extrêmement pauvres vivaient dans cinq pays seulement », écrit le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, en introduction au rapport 2015 sur les OMD. Sur la santé maternelle ou l’accès à la contraception, des progrès importants doivent encore être réalisés dans les pays en développement. Dans ces régions, le taux de mortalité maternelle est quatorze fois plus élevé que dans les régions développées. 880 millions de personnes vivent dans des taudis. Et près d’un milliard défèquent à l’air libre. On est encore loin de l’éradication de la pauvreté dans le monde. Pour définir les nouveaux objectifs, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2016, les nations ont négocié durant trois ans – la réflexion a été initiée lors du sommet « Rio + 20 » en 2012 –, dans un « groupe de travail ouvert » auquel ont participé 70 pays. Une enquête a été menée au niveau mondial, à laquelle ont participé plus de huit millions de personnes. « Ces ODD ont été élaborés par les Etats membres, avec l’association de nombreuses parties, la société civile, alors que les OMD avaient été fixés par les Nations unies et les pays n’avaient eu qu’à les adopter », résume Anne-Laure Jeanvoine, conseillère au Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

A New York, il s’agit de l’ultime étape de l’adoption des ODD – 193 pays se sont déjà accordés le 2 août sur la finalisation du document. Ceux-ci sont assortis de 169 cibles concernant toutes les dimensions du développement durable : lutte contre la pauvreté, la faim, la santé et l’hygiène, l’éducation, l’égalité entre les sexes, le travail décent et la croissance économique, « les énergies propres et d’un coût abordable », la lutte contre le changement climatique, les « villes et communautés durables », la conservation de la biodiversité marine et terrestre ou encore la « paix et la justice ».

Inventaire à la Prévert

Les questions d’environnement et de climat occupent plusieurs objectifs alors que dans les OMD, ils n’apparaissaient que dans le septième, « préserver l’environnement ». L’adoption de ces ODD devient une étape avant la conférence sur le climat, à Paris, fin novembre. Le chef de l’Etat français, François Hollande, doit intervenir à New York, dimanche, en particulier sur la question climatique.

Climat, nature, santé, éducation, justice, paix… cet inventaire à la Prévert que sont les ODD fait douter certaines ONG qui jugent le nombre des objectifs trop important, augmentant le risque de dilution des priorités. Surtout, il coûte cher. La question des moyens financiers pour réaliser ces ODD est devenue elle-même un objectif, le dix-septième : « Partenariat pour réaliser ces objectifs. »

Le passage de 8 OMD aux 17 ODD signifie des besoins estimés en milliers de milliards de dollars, voire dizaines de milliers, alors que le financement publicinternational du développement a atteint 239 milliards de dollars (213 milliards d’euros) en 2014. Lors de la Conférence des Nations unies vouée au financement du développement, qui s’est tenue à Addis-Abeba en juillet, l’importance du recours au secteur privé a été soulignée. Ce qui ne doit pas exonérer les Etats d’augmenter leur participation au travers de l’aide publique au développement (APD), en stagnation ou en recul dans de nombreux pays. « Tout l’enjeu sera d’allouer les financements à bon escient, c’est-à-dire rediriger les soutiens aux pratiques néfastes – telle l’exploitation des énergies fossiles – vers des politiques durables », explique Pierre Cannet, responsable climat à WWF-France.

Il reste enfin que le nouvel agenda n’est pas prescriptif et que les pays peuvent, ou pas, mener les politiques pour atteindre les objectifs. « Le Nigeria, par exemple, ne veut pas entendre parler des droits sexuels et reproductifs des femmes. S’il n’a pas empêché que cet objectif soit retenu au niveau international, il ne fera rien pour l’atteindre », détaille Anne-Laure Jeanvoine. Malgré toutes les limites, le lancement politique de l’agenda est un signal positif, veulent croire les différentes parties, surtout à deux mois de la COP21.

Le Monde/CGC

 

Bienvenu Liyota Njoli, nouveau ministre de l’Environnement et du Développement Durable a officiellement pris ses fonctions. La cérémonie de remise et reprise a été organisé le jeudi 11 décembre 2014 dans la salle de conférence du MEDD.

Signature des PV par les ministres Bienvenu LIYOTA et Bavon NSA MPUTU - Crédit photo CNREDD

Devant une audience composée de députés, de chefs de missions diplomatiques et de hauts fonctionnaires du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD), cette cérémonie a été marquée par trois temps : le mot de circonstance du ministre sortant, Bavon Nsa Mputu, celui de Bienvenu Liyota Ndjoli et la signature du procès-verbal de remise et reprise.

Dans son mot de circonstance, Bavon NSA MPUTU a, non seulement rappelé à son successeur les opportunités de développement socioéconomique que la République Démocratique du Congo détient grâce à sa riche biodiversité, mais aussi les défis du développement durable qu’il lui appartient désormais de relever et qui s’inscrivent dans ses fonctions.

« La gestion de l’environnement pour le développement durable est un enjeu national et mondial dont l’atteinte des objectifs nécessite l’implication de tous les partenaires et la confiance de la population congolaise », c’est par ces mots que Bienvenu LIYOTA NDJOLI a marqué sa prise de fonction au sein du MEDD. Plus loin, il a souligné que la réussite de son mandant dépend de l’entière collaboration des membres de l’administration du MEDD pour garantir le plein épanouissement du MEDD.

La signature du procès-verbal de remise et reprise par les deux hauts fonctionnaires a effectivement marqué la fin du mandat de l’ancien Ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme(MECNT) et le début de l’époque du Ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD).

Il est à noter que Bienvenu Liyota Ndjoli n’hérite que d’une partie des compétences de son prédécesseur. En effet, l’ancien ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme a été scindé en deux avec le gouvernement Matata 2 : d’une part un ministère de l’Environnement et Développement Durable et de l’autre un ministère du Tourisme.

Congo Green Citizen

 

Le père Godfrey Nzamujo, directeur de la ferme bio Songhaï, à Porto-Novo, le 30 janvier 2014- Photo AFPArmé de son bâton de pèlerin et d’un panama, le père Godfrey Nzamujo parcourt d’un pas alerte les allées de Songhaï, la ferme bio qu’il a créée il y a près de 30 ans avec un projet ambitieux: lutter contre la pauvreté et l’exode rural en Afrique.

La petite exploitation d’à peine un hectare qu’il a créée en 1985 à Porto-Novo est devenue un projet-pilote pour le reste de l’Afrique.
Le centre s’étale aujourd’hui sur 24 hectares où une armée d’employés et d’apprentis s’active dès l’aube à la production de denrées agricoles, à leur transformation et leur distribution.

Fruits et légumes, riz, élevage de poissons, de porcs, et de volailles, avec un principe: « rien ne se perd, tout se transforme », pour préserver l’environnement.
Les fientes de poules sont transformées en bio-gaz, qui alimente les cuisines du centre.

Les pièces détachées des engins agricoles sont réutilisées pour la fabrication d’ingénieuses machines. Les eaux usées sont filtrées grâce à des jacinthes.
Désigné « centre d’excellence pour l’agriculture » par les Nations unies, Songhaï s’est développé au Nigeria voisin, au Liberia et au Sierra Leone et a pour projet de s’implanter dans 16 pays d’Afrique de l’Ouest et centrale, au total.

Le casse-tête auquel tente de répondre cet Américain d’origine nigériane: aider les Africains à augmenter leurs rendements agricoles à travers des techniques simples, sans avoir recours à des engrais et des pesticides, souvent utilisés sur le continent.

Ceci afin d’abaisser les coûts de production tout en préservant l’environnement.

Le prêtre dominicain élevé en Californie dit avoir été très choqué par les images terrifiantes de famine en Afrique, à la télévision, au début des années 80.
Il est donc parti à la découverte du continent, pour voir de quelle façon il pouvait mettre à profit sa formation universitaire en agronomie, économie et informatique et lutter contre la pauvreté à son échelle.

Après avoir visité plusieurs pays, il a atterri au Bénin, où le gouvernement –marxiste à l’époque– lui a cédé un lopin de terre.

« C’était un terrain abandonné, tué par l’engrais chimique et la pratique de l’agriculture conventionnelle. Ca ne marchait pas » raconte-t-il.

« On était sept jeunes. On a creusé des puits, on a arrosé de nos mains… Et en pleine période de sécheresse, cette surface grise est devenue verte », se souvient-il dans un sourire.
Son secret: imiter la nature, valoriser les « bonnes bactéries » présentes dans le sol pour maximiser la production sans avoir recours aux produits chimiques.
Les rendements de Songhaï parlent d’eux-mêmes: La ferme produit sept tonnes de riz par hectare trois fois par an, contre une tonne de riz par hectare et par an à ses débuts.

Aujourd’hui, « Songhaï fait face au triple défi de l’Afrique aujourd’hui: la pauvreté, l’environnement et l’emploi des jeunes », explique le père Nzamujo.
Dans le système qu’il a imaginé, détaillé dans son livre, « l’Afrique relève la tête », la production locale est transformée et distribuée sur place, ce qui permet de lutter contre la pauvreté en créant une activité économique.

A Songhaï, des confitures mijotent dans de gros chaudrons, pendant que les poulets rôtissent. L’huile de soja, le riz, les jus de fruit sont empaquetés pour être vendus dans la boutique ou servis dans le restaurant du centre.

Ce projet presque autarcique a également un point d’accès internet et une banque, évitant ainsi aux résidents de devoir se rendre en ville.
Enfin, l’emploi des jeunes est encouragé avec la formation  de 400 élèves-fermiers chaque année, sélectionnés sur concours, qui bénéficient d’une formation de dix-huit mois entièrement gratuite.

Paul Okou, 25 ans, est l’un d’entre eux. Ce fils d’agriculteurs de Parakou, dans le nord du Bénin, aimerait reprendre l’activité de ses parents, mais espère travailler de façon plus rentable.

« Mes parents utilisent des méthodes archaïques traditionnelles, alors qu’à Songhaï on apprend la méthode moderne, mais artisanale! » s’enthousiasme-t-il.
« Ce qu’on faisait en deux jours, maintenant on le fait en deux heures ».

Les élèves-fermiers sont ensuite envoyés dans des villages où ils mettent en application ce qu’ils ont appris.
Une fois en charge d’une exploitation, ils intègrent le réseau Songhaï et sont suivis régulièrement.

Songhaï accueille aussi des stagiaires qui financent leur propre formation, à hauteur de 350 euros pour six mois, comme Abua Eucharia Nchinor, une trentenaire nigériane, et Kemajou Nathanaël, un  ancien commercial camerounais de 39 ans. Tous deux ont le projet d’ouvrir une ferme bio dans leurs pays respectifs.

Agence France Presse

Vue de la foret dense humide (RDCongo) - Photo GreenpeaceLa République démocratique du Congo (RDC) pourrait signer les premiers contrats de vente de crédit carbone en 2016, a affirmé Jean-Robert Bwangoy, le président de l’ONG ERA-Congo, opérant dans la province du Bandundu. Il l’a affirmé vendredi 18 avril au cours d’une séance de restitution organisée à Kinshasa. Il a expliqué qu’à ce stade la RDC est encore sur le marché volontaire.

La zone concernée par ce financement est le district de Maï-Ndombe qui couvre une superficie de 12 millions d’hectare dont 8 millions de forêt primaire.
Le fonds de crédit carbone aidera la RDC à développer des programmes de réduction des émissions des gaz à effets de serre, étant donné que le pays est admis au Fonds carbone à l’issue de la 9e session du comité des participants, tenue à Bruxelles en Belgique du 9 au 11 avril courant.

Ayant donc obtenue la validation de sa note d’idée d’un programme de réduction des émissions, la RDC s’ouvre ainsi des voies à des futures compensations financières pour ses efforts à contribuer à la lutte contre le changement climatique.

De son côté, le ministre de l’Environnement et Conservation de la nature, Bavon N’sa Mputu a indiqué qu’avant d’obtenir ce financement, la RDC devrait élaborer une feuille de route qui reprendrait le système de gestion du projet, le système de partage des bénéfices, et le système de prise en charge des instruments de gestion du projet.

Cette feuille de route ainsi présentée permettra à la RDC d’être en mesure de comptabiliser la quantité de carbone contenu par les forêts des Maï Ndombe à base de laquelle elle sera financée.

Crédit carbone: quid?

Le crédit carbone est une compensation financière que versent les pays industrialisés qui polluent l’environnement. Et ce sont les pays en voie de développement très avancés dans le processus des réductions des émissions grâce à leur forêt qui en sont bénéficiaire. Il s’agit donc d’un achat de droit de polluer, cela d’autant plus que les usines des pays pollueurs consomment une grande quantité de carbone.

Il existe déjà au monde des pays qui bénéficient du crédit carbone, notamment l’Indonésie et le Brésil qui ont reçu de la Norvège du crédit carbone d’un montant d’un milliard de dollar dans le cadre du projet REDD.


En Afrique, toujours dans le cadre du projet REDD, la Tanzanie a déjà bénéficié de 100 millions de dollars américains.

La RDC qui abrite la plus grande forêt au monde après l’Amazonie, ne bénéficie pas encore du crédit carbone malgré son espace forestier qui constitue une solution au changement climatique. Son admission au fond carbone de la Banque mondiale lui permettra de présenter donc des projets pour bénéficier d’un financement important.

Radiookapi.net

Ibrahim THIAW, Directeur Général Adjoint PNUE, Abdou DIOUF, Secrétaire Général OIFLe Directeur général adjoint du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) M. Ibrahima Thiaw, a rencontré à Paris la semaine dernière l'ancien Président sénégalais Abdou Diouf, pour discuter des moyens d'intensifier l'appui aux pays francophones,  notamment  en Afrique, qui opèrent une transition vers une économie verte.

La promotion de la consommation et  de la production durables, l'énergie durable, l'économie verte et la formation des négociateurs sur le changement climatique et d'autres enjeux mondiaux figurent parmi les sujets qui ont été abordés.

Ces initiatives ainsi que d'autres, y compris les marchés publics durables, l'utilisation efficace des ressources dans les villes et les meilleures pratiques, pourraient figurer dans un protocole d'accord entre le PNUE et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dont le Secrétaire général est M. Diouf.
Fatoumata Dia Touré, Directrice de l'institut de l'énergie et de l'environnement de l'OIF, Arab Hoballah et Martina Otto de la Division de technologie, d'industrie et d'économie du PNUE étaient aussi présents lors de la réunion.

Le PNUE et l'OIF ont convenu de travailler ensemble pour promouvoir le développement des énergies renouvelables dans les États membres  de l'OIF et pour  favoriser la durabilité au niveau des bâtiments et des villes dans ces pays.

Cela pourrait éventuellement conduire à  un spécial évènement conjoint qui se tiendrait  lors du sommet de l'OIF à Dakar, au Sénégal, en novembre 2014 et lors de  la  Conférence des parties à  la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques à Paris en 2015.

En outre, le PNUE et l'OIF ont  reconnu que la réforme des subventions des combustibles fossiles serait un levier essentiel pour promouvoir l'application des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique.

D'autres axes de coopération ont également été soulevés : 

  • Promouvoir la consommation et la production durables,  en s'appuyant notamment sur les programmes SWITCH pour les petites et moyennes entreprises,
  • Appuyer le tourisme durable dans le cadre de l'année internationale des petits états insulaires en développement, 
  • Former des architectes de  l'Union économique  et monétaire  ouest africaines  (UEMOA) sur les nomes standards de construction régional  à travers l'initiative bâtiments durables et climat du PNUE ,
  • Appuyer la transition énergétique, et en particulier la  plateforme d'action d'atténuation appropriée au niveau national établie par l'OIF avec le soutien français, 
  • Appuyer un réseau de Points focaux pour le climat dans les pays africains, et 
  • Appuyer l'observatoire pour les emplois verts au Nigéria.

Entre autres, les participants ont  également soulevé la possibilité d'intensifier les systèmes de chauffe-eau solaires dans toute l'Afrique.

Enfin, il a été noté que l'OIF attache une grande importance à la dimension culturelle du développement durable.

Unep.org

mercredi, 12 février 2014 10:42

Film Débat pour l'Environnement (FIDEE)

Écrit par

Film Débat pour l'Environnement (FIDEE)Dans le cadre de son Programme Intégré d'Education Relative à l'Environnement (PIERE), l'association Congo Green Citizen a organisé le 23 janvier 2014 le deuxième Film Débat pour l'Environnement dans la salle d'exposition de l'Espace Culturel Bilembo.

Le Film Débat pour l'Environnement (FIDEE) est un événement mensuel qui consiste à la projection d'un documentaire environnemental suivi d'un débat et des discussions animés par un groupe d'experts et professionnel du secteur de l'Environnement et des secteurs connexes. Il a pour objectif de sensibiliser et de conscientiser le grand public sur les problèmes environnementaux actuels en République Démocratique du Congo et dans le monde.Film Débat pour l'Environnement (FIDEE)

Le deuxième Film Débat pour l'Environnement s'est déroulé autour du documentaire environnemental HOME du célèbre réalisateur et photographe Yann Arthus Bertrand. Ce documentaire peint le tableau sombre des effets des changements climatiques et de la dégradation de l'environnement sur notre planète et de facto sur la vie humaine. Ce deuxième FIDEE a été marqué par la présence de trois conférenciers qui ont animé le débat. Il s'agit de Monsieur Alain HUART de l'association ECO-CONGO, de Madame Chantal NKEY du Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT) et de Monsieur Patrick KASELE de l'association Congo Green Citizen.

Pendant près de 2h de projection, une centaine de spectateurs a découvert le nouveau visage de la planète terre, celui marqué par l'Homme et ses activités économiques effrénées et dénuées de conscience environnementale engagée.

Film Débat pour l'Environnement (FIDEE)Au cours du débat qui a suivi la projection du film documentaire HOME, les animateurs du débat ont recentré les problèmes environnementaux abordés par le film dans le contexte congolais et africain, démontrant les conséquences néfastes et parfois irrémédiables que l'Afrique subit et subirait si les décideurs ne prenaient pas des mesures appropriées pour faire face à ces problèmes.
Dans un élan de partage de connaissances, d'échange d'expériences et de recherche de solutions durables, les conférenciers et les spectateurs ont tenu, dans un jeu de questions-réponses, des discours francs et en toute liberté sur les questions sensibles de la déforestation, de l'exploitation illégale des forets, du braconnage, de l'érosion de la biodiversité et des conséquences des activités humaines sur l'environnement.

Congo Green Citizen

La pression démographique représente un énorme défi pour la croissance économique, la lutte contre la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, les infrastructures et la préservation de l’environnement. Que faire en RDC ? Améliorer la connaissance de la dynamique familiale et repositionner la planification familiale.

La pression démographique en RDC

Maitriser la démographie en République Démocratique du CongoLa population mondiale a atteint 7 milliards d’habitants en 2011. L’Asie est la région la plus peuplée au monde, mais la population africaine augmente plus vite. L’Afrique a la plus forte croissance démographique (2,3 %) au monde(1). D’ici 2100, l’Afrique aurait une population de 3,5 milliard en 2100, contre un milliard aujourd’hui.

La RDC figure parmi les pays africains ayant une plus forte croissance démographique. Un homme sur cent habitants de la planète vit en RD Congo. La RDC verrait sa population actuelle de 70 millions doubler dans 23 ans, tripler voire quadrupler d’ici 2100 si les projections se matérialisent.

La population congolaise est jeune et se rajeunit davantage avec près de 68 % des personnes âgées de moins de 25 ans. L’âge médian estimé à 21 ans en 1984, est passé à 15,5 ans en 2009. La jeunesse de la population congolaise génère de nombreux besoins en matière de formation et de création d’emplois qui sont loin de rencontrer la capacité nécessaire d’accueil tant dans les écoles que sur le marché du travail.

La pression démographique en RDC représente un défi énorme pour la croissance économique, la lutte contre la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, les infrastructures et la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

C’est ainsi que « maîtriser la démographie » est retenu parmi les « 10 défis » du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la pauvreté de deuxième génération en RDC.

La relation entre la pression démographique et le développement

L’expérience, surtout en Afrique du Nord, au Moyen Orient et en Asie, montre qu’il y a de très bons résultats associés à la maîtrise active de la fécondité. La transition d’une fécondité de 6-7 enfants par femme vers le taux de renouvellement de 2,1 enfants prend généralement plusieurs décennies, mais peut parfois être plus rapide. Dans le cas de la transition démographique en Thaïlande, la fécondité a baissé d’un enfant tous les cinq ans.

Ainsi, selon l’UNFPA, 20 % de la croissance économique entre 1960 et 1995 en Asie de l’Est était due à la réduction de la fécondité. En Honduras et en Colombie il est estimé qu’éviter les grossesses non-voulues augmenterait les revenus des ménages de 10 % à 20 %. Pour chaque dollar investi dans la planification familiale, les coûts publics liés aux naissances seront réduits par 1,3 dollar.

Que faire en République Démocratique du Congo?

  • Améliorer la connaissance de la dynamique démographique

On ne dispose pas des données à jour et fiables à des échelles géographiques réduites. Le deuxième recensement général de la population et de l’habitat est une opération capitale qui permettra d’approfondir la connaissance des liens entre la population et la croissance économique, la lutte contre la pauvreté, la sécurité alimentaire, la santé, les infrastructures et la préservation de l’environnement et des ressources naturelles.

L’amélioration de l’utilisation des données de population dans les programmes de développement. Ceci passe par la réalisation des études permettant de mieux :

  • cibler les zones de pauvreté aigue et de développer des projets spécifiques de construction d’écoles ou d’hôpitaux ;
  • approfondir l’analyse de la répartition spatiale et des interrelations avec l’environnement.
  • Repositionner la planification familiale

En Afrique subsaharienne, 39 % des grossesses sont non-désirées. Il faut pour cela augmenter l’accès aux services de planification familiale à moindre coût par l’accroissement de l’offre et la création de la demande de planification familiale. En RDC, le taux de prévalence de contraceptifs est de 5,4 % en 2010 alors que la moyenne en Afrique subsaharienne, bien que faible, s’élève à 17 %. Dans les pays africains les plus avancés, ce taux varie entre 30 et 50 %. Selon l’UNFPA, environ 38 % des zones de santé en RDC offrent les services de planification familiale.

Le gouvernement, les acteurs politiques et les leaders communautaires avec l’appui des partenaires au développement dont l’UNFPA, peuvent conjointement avec la société civile et les églises lancer une campagne publique sur les avantages pour la qualité de vie d’avoir moins d’enfant. On sera plus sûr d’avoir des enfants bien formés, bien nourris, en bonne santé, si la famille est moins nombreuse. Il faut aussi introduire des nouveaux modèles d’émancipation et d’autonomie auprès des femmes.

Ainsi, différents chantiers pourraient être engagés pour accompagner l’accès et l’utilisation des contraceptifs et la transition démographique, notamment :

  • la sensibilisation des jeunes scolarisés et non scolarisés, et surtout les filles, sur leurs droits sexuels et reproductifs;
  • assurer l’accès prolongé des filles aux études et qu’elles aient des opportunités de travail pour retarder l’âge de mariage;
  • améliorer l’accès aux soins en milieu rural : la réduction de la mortalité infantile est corrélée avec la baisse de la fécondité (effets biologiques et comportementaux);
  • assurer l’électrification rurale (au moins des lampes solaires) qui permet d’améliorer la qualité de la vie : faciliter les études, accéder à la télévision et à la diffusion de modèles d’émancipation et d’autonomie auprès des femmes;
  • envisager certaines incitations économiques, comme par exemple enseignement et santé publique gratuits pour les deux premiers enfants pour les familles qui acceptent la planification familiale.

PNUD, ONU-REDD, FNUAP
Ecocongo.cd

En cette journée mondiale de la gentillesse, n’oublions pas que les deux choses les plus précieuses au monde sont l’amour et l’imagination. Et ce sont deux ressources renouvelables. Un texte de Yann Arthus-Bertrand.

La surface de la Terre reçoit en l’espace d’une heure plus d’énergie du soleil que l’humanité n’en consomme sur une année entière. Si nous trouvions le moyen d’exploiter cette ressource, alors les problèmes énergétiques auxquels nous sommes confrontés seraient réglés. Bien entendu, c’est loin d’être le cas. Mais, l’irruption du solaire et de l’éolien dans l’équation énergétique mondiale constitue une transformation essentielle.

Yann Arthus-BertrandC’est encore trop peu de choses, et en ces temps de débat sur la transition énergétique, il est légitime de s’interroger sur l’importance que pourront prendre ces énergies dans les décennies à venir. Mais une chose est sûre, une révolution prend place sous nos yeux. En 20 ans, entre 1992 et 2012, l’électricité produite à partir d’énergie solaire a été multipliée par 300, celle à partir d’énergie éolienne par 30. Quant aux agrocarburants, qui sont également une forme d’énergie renouvelable dépendante du soleil, ils ont été multipliés par 3000. (Je ne discuterai pas ici des problèmes qui leur sont associés).

Les raisons d’une telle croissance sont multiples, mais tiennent en partie à une baisse considérable des coûts, liée à de très nombreux progrès technologiques. En d’autres termes, c’est grâce à la créativité humaine. Je suis loin d’être un technophile béat ou un avocat inconditionnel de la science. Mais force est de constater que ces progrès sont considérables. Et cela me permet d’en venir à mon point : il est une ressource dont nous disposons en abondance sur Terre mais qui est souvent mésestimée : la créativité.

C’est une idée que défend remarquablement bien un chercheur américain, Ramez Naam, dans un livre que je viens de lire : “The infinite resource”. Naam rappelle également une chose très juste à propos de la puissance des idées. C’est qu’elle ne diminue pas quand on les utilise. A l’inverse du pétrole, par exemple, qui part en fumée lorsqu’il est consommé par le moteur de votre voiture (du CO2 responsable de l’effet de serre, en fait). A l’inverse, les œuvres de Bach ne valent pas moins parce qu’elles ont été écoutées et jouées des milliers et des milliers de fois… Et vous pouvez partager une bonne idée avec vos proches et cela les enrichira sans pour autant vous appauvrir, ce qui n’est pas possible avec la plupart des biens matériels.

La créativité n’est pas seulement technologique, elle est aussi sociale, politique, culturelle, artistique, etc. Elle constitue aussi l’une des caractéristiques fondamentales de notre société ouverte et démocratique. Nous avons besoin d’elle pour inventer un nouveau modèle de société et le faire advenir. Elle est  la clé de notre temps, celle qui permettra l’émergence des nouvelles formes politiques et sociales que nous attendons.

La créativité n’est pas la seule ressource renouvelable dont nous disposons en abondance. Il en est une autre, non moins importante : l’amour. Comme la créativité, l’amour est inépuisable : Plus on en donne, plus on est capable d’en donner et plus on est capable d’en recevoir. Ce n’est pas parce que vous aimez votre femme ou votre mari que vous aimez moins vos enfants. En fait c’est souvent le contraire, chaque amour s’enrichit des autres amours.

C’est vrai au niveau personnel, mais c’est également vrai au niveau social. Ce n’est pas parce que vous vous sentez concerné par la protection de la biodiversité que vous ne vous intéressez pas à la famine en Afrique, par exemple, ou inversement.

L’amour, entendu au sens large, c’est-à-dire comme une forme d’empathie et de bienveillance, est le ciment de toute vie sociale, la pierre de voûte d’un « vivre ensemble ». C’est aussi une force de transformation immense. Allié à la créativité, l’amour est révolutionnaire. Ensemble, ce sont les ressources renouvelables les plus importantes de notre société. Il faut apprendre à les recueillir et à les utiliser comme on le fait pour l’énergie solaire. C’est – aussi – l’enjeu de la transition écologique à venir.
Yann Arthus-Bertrand

Voici 3 étapes pour rendre ton téléphone moins nocif pour l'environnement

Comment rendre son téléphone portable moins nocif pour l'environnement?Quand tu le choisis

  • Évites ceux avec un grand écran LCD, des fonctions GPS, FM et vidéos car ils consomment plus d’énergie.
  • Renseigne-toi sur les modèles « écolos ». Certains ne contiennent pas de PVC, dont l’incinération dégage des éléments cancérigènes. D’autres sont en plastique issu du bambou ou du maïs.
  • Equipe-toi d’un chargeur qui alerte quand la batterie est pleine, ou mieux d’un chargeur solaire ou à dynamo qui te permet de produire toi-même l’électricité, sans polluer.       

Quand tu t'en sers

  • Si tu recharges la batterie avec un chargeur standard, ne le laisse pas branché quand la charge est terminée.        

Quand tu en changes

  • Évites d’en changer trop souvent. C’est le plus sûr moyen de diminuer ton impact. Méfie-toi des arguments des opérateurs : points de fidélité, offres promotionnelles, nouveaux modèles. Si tu achètes un téléphone neuf, laisse ton ancien portable au distributeur. S’il peut être réparé, il servira à une personne qui n’a pas les moyens d’en acheter un neuf. Sinon, il sera démantelé et les éléments précieux ou toxiques seront recyclés.
  • Si tu as un vieux portable au fond d’un tiroir, ne le mets surtout pas à la poubelle. Porte-le dans une déchèterie.

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