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Adaptations aux CC

Adaptations aux CC (2)

dimanche, 22 septembre 2013 10:47

Histoire de comprendre la REDD+ !

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Par GreenpeaceOn estime que 15% de l'ensemble des émissions anthropiques (de l'homme) de gaz à effets de serre proviennent du déboisement et de la dégradation des forets, émissions liées à l'extraction de la tourbe inclues. Le maintien et la gestion prudente des stocks de carbone forestier peuvent donc fortement contribuer à l'atténuation des changements climatiques à l'échelle globale.
Toutefois, la pression subie par les forets continue d'être forte, particulièrement dans les pays en développement à fort couvert forestier. La Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) prévoit d'aborder cette question par le biais de la REDD+(Réduction des Emissions du Déboisement et de la Dégradation des forets + Conservation des stocks de carbone forestier, Gestion durable des forets, Accroissement des stocks de carbone forestier.

La REDD+ est un mécanisme qui encourage cinq activités principales:

  • la réduction du déboisement
  • la réduction de la dégradation des forets
  • la conservation du carbone forestier
  • la gestion durable des forets et
  • l'accroissement des stocks de carbone forestier.

Lorsque des forets qui auraient été perdues ou dégradées sont conservées, restaurées ou mieux gérées grâce à la REDD+, les bénéfices qu'elles procurent ne se limitent pas au carbone. Le terme "bénéfices multiples" couvre les bénéfices tirés de l'atténuation des changements climatiques à l'échelle globale par le biais de la REDD+ et tous les autres bénéfices éventuels au niveau local et au niveau des écosystèmes. Les bénéfices sociaux qui proviennent directement de la mise en œuvre de la REDD+ peuvent inclure les emplois, la clarification du régime foncier des terres, l'amélioration des moyens d'existence résultant des paiements de crédits carbone ou encore la plus grande participation aux processus de prise de décision, dans le cadre d'une gouvernance robuste. Les bénéfices tirés des écosystèmes peuvent inclure la conservation de la biodiversité forestière et des services fournis par les écosystèmes, comme la régulation des eaux, la conservation des terres et la fourniture de bois, alimentation et produit forestiers autres que le bois.

Si la REDD+ offre la possibilité de bénéfices multiples, elle présente aussi un risque de préjudice environnemental. Ces préjudices potentiels incluent les impacts négatifs sur les zones sur les zones qui ne sont pas ciblées par les activités de REDD+, par exemple les impacts découlant du déplacement des changements d'usage des terres, et les impacts directs des activités de la REDD+, comme le développement de forets plantées dans les zones d'importance pour la biodiversité. Les décisions prises lors de la 16e conférence des parties à la CCNUCC(Accords de Cancun) incluent des garanties pour la REDD+, que les pays sont invités à promouvoir et à soutenir. Ces garanties ont pour objectif de réduire les risques et d'augmenter les chances d'obtenir des bénéfices multiples.

De nombreux pays en développement ont commencé à se préparer pour la mise en œuvre de la REDD+. Ce processus de préparation national, entre autres, le développement de méthodes et d'outils pour mesurer les émissions de gaz de serre et les flux de carbone forestier, des consultations avec les parties prenantes et l'évaluation des facteurs à l'origine du déboisement et de la dégradation des forets.
De nombreux pays se sont également fixé des objectifs en termes de bénéfices multiples de la REDD+.

Dans le cadre de la planification des bénéfices multiples de la REDD+, les pays devront identifier les options à privilégier en fonction des priorités et besoins particuliers liés à leur contexte national. Cela suppose l'examen approfondi de différentes options  et la compréhension que le chois d'une option peut avoir un effet néfaste sur une autre. La variation du cout de la mise en œuvre de la REDD+ en fonction du lieu est un facteur de plus à considérer. En prenant davantage conscience de la complexité de ce processus de prise de décision, il est possible de mettre au point des instructions et des outils pour aider les pays à cet égard. Parmi ceux-ci, on trouve des outils en ligne interactifs qui facilitent la compréhension des bénéfices et risques éventuels, des documents explicatifs, par exemple sur les méthodes à utiliser pour évaluer et contrôler les changements au niveau des bénéfices tirés de la REDD+, ainsi que des exemples des analyses spatiales des bénéfices multiples issus de la REDD+.

Cartographie des bénéfices potentiels liés à la biodiversité dans le cadre de la REDD+
UN-REDD, MECNT, OSFAC

Photo lavoixdugolf.netDans cette période où les pays sont en cours de développement des politiques et des stratégies d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, il est important de s’assurer que les aspects genre sont pris en compte afin que les femmes et les hommes participent au même titre et bénéficient équitablement des opportunités offertes. Il est aussi impérieux de prédire les risques liés aux inégalités entre les sexes ainsi que la vulnérabilité des femmes face aux changements climatiques et autres chocs environnementaux et sociaux.
Elle permet de renforcer la place de la femme et des autres populations à haut risque de vulnérabilité, dans le développement et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales et sous régionales REDD+ et adaptation. Elle crée ainsi l’opportunité de donner aux hommes et aux femmes les mêmes chances de participation, d’accès aux bénéfices et opportunités offertes par les politiques, les programmes et les projets mis en place. D’une manière spécifique, la stratégie offre à la femme rurale un cadre permettant de tirer profit des avantages de la REDD+ et des opportunités offertes dans le cadre des programmes d’adaptation au changement climatique pour ainsi contribuer à la lutte contre la pauvreté.

Les actions prioritaires proposées dans le cadre de la stratégie sont notamment :

  1. Renforcement des capacités en matière du genre, REDD+ et adaptation au changement climatique à travers des actions de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des groupes cibles ;
  2. Appui et accompagnement des initiatives REDD+ et adaptation impliquant les femmes à la base ;
  3. Partage des expériences et diffusion des acquis sur les bonnes pratiques et innovations en matière du genre, REDD+ Participation du REFADD (Réseau Femmes Africaines pour le Développement Durable) à la 7eme CEFDHAC(Conférence sur les Ecosystèmes de Forets Denses et Humides d'Afrique Centrale) Kigali (Rwanda), 2012 et adaptation dans les pays de la COMIFAC(Commission des Forets d'Afrique Centrale) ;
  4. Appui à l’intégration de la dimension genre dans les politiques et législations de la COMIFAC et ses pays membres;
  5. Information, communication et plaidoyer en vue de promouvoir un environnement favorable à la prise en compte du genre dans les politiques et la participation active des femmes dans les processus REDD+ et adaptation au changement climatique ;
  6. Renforcement du partenariat multi acteurs avec une attention particulière sur la collaboration et les synergies entre les réseaux des ONG impliquées ;
  7. Suivi-évaluation par la mise en place, le suivi et la vérification des indicateurs de changement en matière d’intégration du genre.

La mise en œuvre de la stratégie impliquera beaucoup de partenaires à l’échelle locale, nationale, régionale et internationale. Il s’agit notamment du Secrétariat de la Convention sur le changement climatique (UNFCCC), ONUREDD, ONU Femmes, le PNUE, le PNUD, la COMIFAC et les États membres, le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), la Conférence des Écosystèmes des Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC), les partenaires au développement dont l’UICN, l’ACDI, la FAO, le CIFOR, la GIZ, le Réseau Africain des Forêts Modèles (RAFM), l’Alliance Mondiale sur le Genre et le Climat (GGCA/Global Gender and Climate Alliance), la Coordination régionale REDD+, les programmes et projets REDD+ et adaptation, le REFADD et ses membres, les organisations de base impliquant les femmes, les départements en charge du genre dans les pays, les autorités locales, ainsi que d’autres organisations de la société civile actives sur les questions REDD+, dont le Réseau des Femmes Africaines pour la Gestion Communautaire des Forêts (REFACOF).

Partenariat pour les Forets du Bassin du Congo (PFBC)
www.pfbc-cbfp.org

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