Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : lundi, 18 décembre 2017 -
001
Changements climatiques

Changements climatiques (41)

A huit mois de la conférence climat de Paris visant à conclure un accord mondial entre autres sur les émissions des GES, les Etats-Unis font un pas en direction de l’environnement. Les Etats-Unis se sont engagés, mardi 31 mars 2015, sur une réduction de 26% à 28% de leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2025 (par rapport à 2005).

Logo COP21 Paris Climat 2015

La Maison Blanche a annoncé avoir officiellement transmis ses engagements au secrétariat général de la Convention climat des Nations unies.

L'objectif affiché de la communauté internationale est de limiter le réchauffement de la planète à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Energies fossiles rejetées

Pour l’ONG 350.org, les chiffres transmis à l’ONU représentent un «engagement important» de la part des Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre derrière la Chine, mais «en soi, l’offre actuelle est clairement insuffisante pour rester sous la barre des 2°C».

Et l’organisation environnementale de profiter de l'occasion pour réclamer le rejet du projet de l'oléoduc Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis. «Le président Obama ne peut prétendre être déterminé à réduire les émissions s'il autorise dans le même temps un projet majeur de développement des énergies fossiles», estime-t-elle. 

Barack Obama, qui a fait de la lutte contre le changement climatique l'une de ses priorités, a décidé de se passer du Congrès, farouchement opposé à toute loi sur le sujet. Il a choisi la voie réglementaire pour faire bouger les lignes, en s'appuyant en particulier sur l'Agence de protection de l'environnement (EPA).

En juin, il a ainsi annoncé de nouvelles normes pour une réduction draconienne des émissions de CO2 pour les centrales électriques existantes: baisse de 30% d’ici 2030 par rapport à 2005. Le charbon, qui fournit plus d'un tiers de l'électricité consommée aux Etats-Unis, reste une composante centrale du paysage énergétique américain.

Selon le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), les émissions de gaz à effet de serre - qui ne cessent de croître - doivent être réduites de 40 à 70% d’ici à 2050 pour espérer tenir le cap des 2°C.

L'Union européenne a été la première à transmettre, début mars, son plan post-2020 à l'ONU. Les 28 prévoient une baisse de 40% des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030 par rapport à 1990.

Christian-Joseph MUTOMBO 

 

 

 

 

L’ancien Zaïre compte sur son Programme d’actions nationales d’adaptation aux changements climatiques (PANA) et sa politique REDD+ pour tenter de s’adapter à ces fléaux dont les effets sont de plus en plus perceptibles. 

Photo PANOS/ABBIE TRAYLOR-SMITH

En RD-Congo, jusqu’au début des années 1970, confient les expert du ministère de l’environnement et développement durable, la population n’avait jamais eu à affronter la nature. 

Cependant depuis un temps, l’ancien Zaïre fait constamment face aux fortes chaleurs, à la rareté des précipitations, aux inondations, au tarissement de certains cours d’eaux et sources. « En 1979, nous avons observé pour la première fois dans le Bas-congo que rien n’était plus normal. La plupart des rivières et sources d’eaux avaient tari ; nous avons également remarqué un prolongement inhabituel de la saison sèche dans le Katanga », confie un ancien expert du ministère RD-congolais de l’environnement et développement.

Le pays subit les effets du changement climatique sur l’ensemble de son territoire. Et les populations des provinces du Bas-Congo, Bandundu, Kasaï oriental et Katanga sont les plus touchées par ces fléaux. Que dire de la résidence de Joseph Kasa-vubu, le tout premier Président de la RD-Congo, qui n’a pu résister aux érosions coutières frappant la ville de Muanda située sur la côte atlantique du pays. 

Si la RD-Congo n’a pas encore réalisé d’étude sur le coût des impacts du   changement climatique sur son sol, le Programme des Nations unies pour le développement en RD-Congo (PNUD/RD-Congo) renseigne que les pertes sont énormes en termes de production agricole, mais aussi « ces changements affecteront de manière déterminante les conditions de vie des populations déjà  pauvres qui dépendent fondamentalement des biens et services fournis par l’environnement». 

Lutter tant bien que mal

Le nouveau rapport du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) consacré à l’adaptation de l’Afrique au changement climatique est un peu plus claire : l’Afrique devrait payer près de 50 milliards de dollars US par an d’ici 2050 pour faire face changement climatique. Selon le PNUE, l’Afrique est la région du monde dont les conditions climatiques changent le plus rapidement.

De son côté, la RD-Congo compte sur son Programme d’actions nationales d’adaptation aux changements climatiques (PANA) pour tenter de s’adapter à ces fléaux dont les effets sont de plus en plus perceptibles. 

Ce programme a été mis en place en 2006 dans le cadre de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) pour mettre en place des mesures nécessaires d’adaptation. 

PANA avait identifié dix secteurs prioritaires où il y avait urgence, parmi lesquels figuraient l’agriculture (PANA/ASE), les zones coutières (PANA/Zone côtière) et la femme et enfant (PANA/AFE). 

Ces secteurs prioritaires ont donné naissance à des projets dans quatre zones agroécologiques, qui sont en réalité les quatre provinces les plus frappées par le changement climatique. 

Dès 2010, la RD-Congo, à travers la direction du Développement durable (DDD), a mis en place le projet pilote PANA dans son axe adaptation secteur agricole (PANA/ASE). 

Alors que l’agriculture RD-congolaise est tributaire des précipitations, il s’agissait dans ce projet, renseignent les experts du ministère, d’identifier les semences résilientes (Haricot, riz, Niebé ou M’bwengi, Maïs et Manioc), susceptibles de résister aux différentes variations climatiques. Ce projet sera répliqué dans toutes les provinces du pays, a-t-on appris. 

PANA/AFE et PANA/Zones côtières, financés par le Fonds pour l’environnement mondial, vont démarrer, quant à eux, au cours de cette année. 

La REDD+ 

Les experts s’accordent à dire que l’agriculture itinérante sur brûlis est le facteur majeur de changement climatique en RD-Congo. Cette forme d’agriculture libère dans l’atmosphère beaucoup plus de gaz carbonique alors que plus de 75 % d’agriculteurs RD-congolais pratiquent cette culture. Elle reste aussi l’importante source d’émission du CO2 qui est le Gaz à effet de serre (GES) le plus abondant dans l’atmosphère RD-congolaise. Il est suivi de CH4 et du N2O. L’exploitation forestière illégale est la seconde cause du changement. 

« De façon globale, le bilan entre les émissions réelles et l’absorption des GES, aboutit à un imposant puits de séquestration par les forêts de la RD-Congo », renseigne le rapport sur les changements climatiques en RD-Congo : « état de lieux et perspectives dans le cadre de l’ANCR ». 

Avec une superficie de 2,35 millions de km2 dont plus de 66% couverts de forêts, la RD-Congo est le deuxième pays forestier tropical au monde. L’ex-Zaïre semble être pleinement consciente du défi historique que constitue le réchauffement climatique sur son développement, le pays s’est engagée en 2009 au processus de la réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts -REDD+ afin de préserver et gérer au mieux ses forêts nationales.

Il s’agit d’ici 2035 de réduire de 56% les émissions nationales liées à la déforestation dans un contexte de développement économique soutenu et de victoire contre la pauvreté. 

Sept piliers stratégiques soutiennent la mise en œuvre de REDD+ en RD-Congo : agriculture, énergie, forêts, gouvernance, démographie, aménagement du territoire et foncier.

Christian-Joseph MUTOMBO

La plate-forme internet MOABI spécialisée dans le suivi indépendant du processus national REDD+ en RDC a organisé son quatrième consortium le mercredi 25 février 2015 dans la salle des conférences Arche dans l’enceinte des cliniques Ngaliema. Pour rappel, une à deux fois par an, MOABI RDC organise des consortiums en vue de faire le bilan de ses activités de suivi indépendant et renforcer les relations de coopération avec ses différents partenaires techniques et financiers.

Participants au 4e Consortium MOABI - Photo CN-REDD

Ce quatrième consortium avait pour but essentiel de présenter les progrès réalisés au cours des six derniers mois et envisager les perspectives de développement du projet après la fin de l’année en cours. Il importe ici de rappeler que le projet MOABI RDC s’arrête à la fin de l’année 2015 pour devenir une ONG à part entière avec un siège à Washington (USA) et une représentation à Kinshasa (République Démocratique du Congo).

Cet atelier qui a réuni près d’une centaine de spécialistes du domaine de l’environnement et de la REDD+, a aussi marqué le lancement du nouveau projet « Open Mai-Ndombe » dont le but est d’identifier les synergies existantes d’observation indépendante(OI) du processus FLEGT et celle du processus REDD. La finalité serait d’organiser des missions d’OI qui analyserait simultanément le respect des processus FLEGT et REDD dans la perspective d’améliorer la gouvernance forestière et la qualité des informations disponibles sur la plate-forme MOABI.

Deux moments forts ont marqué cette quatrième édition du Consortium MOABI : le lancement du Programme Funding Facility (mécanisme de financement) et  la présentation des résultats du premier concours national de cartographie organisé par MOABI RDC.

Présenté par le Professeur Raymond LUMBUENAMO, ancien Directeur Général de WWF-RDC, le Programme Funding Facility(PFF) est une nouvelle opportunité pour les jeunes OSC de concevoir et réaliser des projets innovants et profitables pour l’environnement et la communauté. Un certain nombre d’activités éligibles au financement PFF dont l’enveloppe globale est estimée à 60 000$ ont été présentées, il s’agit notamment de celles relatives à la conservation et la restauration des écosystèmes, la promotion de la gestion durable et la valorisation des écosystèmes forestiers et l’accroissement de la connaissance et le suivi des écosystèmes forestiers.

La première édition du concours national de cartographie MOABI a récompensé les travaux de deux gagnants, à savoir M. MIALA MIANSA Timothée dans la catégorie carte SIG, étudiant à l’Université de Kinshasa pour sa carte d’estimation de la biomasse aérienne dans le lambeau forestier de la concession message de Graal et Messieurs MAVAKALA Antoine et AMISI BIN Léonard dans la catégorie carte manuelle pour leur carte de localisation des zones communautaires dans le secteur d’Ekonda (Bikoro) dans la province de l’Equateur. Les gagnants ont chacun reçu la coquette somme de 250 dollars américains en guise de récompense.

Il importe de mentionner que la plate-forme MOABI réfléchit avec la Coordination Nationale REDD dès ses débuts sur comment la société civile intervient dans la mise en œuvre du Processus National REDD+.

Cellule IEC/CN-REDD

 

 Modèle en matière de la REDD+ dans l’espace des pays du Bassin du Congo, la RDC doit cette réputation pour beaucoup à certaines de ses provinces forestières devenues de véritables laboratoires destinés à nourrir divers types d’expérimentations. C’est le cas de la future province de Maï-Ndombe (comprenant les districts actuels du Plateau et de Maï-Ndombe dans la province du Bandundu). Le pays envisage d’y développer un vaste programme de réduction des émissions, susceptible de générer des dizaines de millions de dollars. 

Vue d'ensemble des participants lors de la cérémonie d'ouverture de l'atelier - Photo CN-REDD

L’atelier de lancement de la phase de conception de ce programme a eu lieu, mi-février 2015, à Bandundu, Chef-lieu de la Province de Bandundu. Organisé par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable, par le biais de la Coordination Nationale REDD de la RDC (CN-REDD), l’atelier a regroupé plus de 250 délégués, provenant du Gouvernement central, de l’exécutif provincial, des opérateurs du secteur privé, des organisations de la société civile, des représentants des communautés locales et des peuples autochtones, ainsi que les Partenaires techniques et financiers. La Banque Mondiale qui appuie la RDC dans la mise en œuvre du processus REDD+ a même dépêché de Washington une équipe à cet effet. 

Un programme test ambitieux 

Pour le Gouvernement, ce programme constitue une première étape dans la mise en œuvre effective de la Stratégie Nationale REDD+. L’objectif du Programme de Réduction des Emissions de Maï-Ndombe, a rappelé Joseph Balondo, Directeur de Cabinet Adjoint du Ministre de l’Environnement et Développement Durable consiste à « mettre sur pied un modèle provincial d’un programme de développement vert qui fournit des alternatives et récompense les efforts qui s’attaquent aux défis du changement climatique, à la réduction de la pauvreté, la protection des ressources naturelles et la biodiversité ». 

Avec ses 12,3 millions d’hectares de superficie dont un couvert forestier estimé à 9,2 millions d’hectares, la zone juridictionnelle  de Maï-Ndombe, qui inclut les Districts actuels du Plateau et de Maï-Ndombe, paraît propice à une telle expérimentation. Bien plus, il est conçu pour servir de « modèle de développement vert » dans le Bassin du Congo et de test de l'action climatique sur le continent africain et pour les pays à forte couverture forestière, mais à faible déforestation. 

Concrètement, le programme consiste à présenter des solutions alternatives en vue de réduire les émissions et récompenser les performances pour relever les défis du changement climatique, de la réduction de la pauvreté, de la conservation des ressources naturelles et de la protection de la biodiversité. Sur la période initiale de mise en œuvre du programme (2016-2020), le Gouvernement espère ainsi parvenir à une réduction d’émissions de 29 MtCO2 dont le tiers a déjà un client potentiel. En effet, la Banque Mondiale compte signer un contrat d’achat-vente pour 10 Mt de CO2 sur les 5 ans. Mais l’on n’en est pas encore là. Pour être sélectionnée parmi les 11 pays en « compétition », a rappelé Laurent Valiergue, Chargé de Projet REDD+ à la Banque Mondiale, la RDC doit présenter « un document de programme bien ficelé, avec des activités bien précises de réduction réelles des émissions ». L’ensemble des parties prenantes à ce processus ont formalisé leur engagement à œuvrer à cet effet en signant une convention de collaboration dont le but, a indiqué Victor Kabengele, Coordonnateur National REDD de la RDC, est de « mettre en place un groupe multi-acteurs pour assurer un large soutien au processus en cours et la finalisation transparente et participative du Document de Programme de Réduction des émissions (ER-PD)», lequel document devra être présenté au Comité des Participants du Fonds Carbone avant le 30 juin 2015. S’agissant des attentes des délégués des communautés locales et peuples autochtones dont les préoccupations portent sur les bénéfices à tirer de ce programme, le Coordonnateur de la CN-REDD a indiqué qu’un consultant travaillait déjà sur un mécanisme de partage « équitable » des bénéfices liés à ce programme en vue d’assurer la sécurité des moyens de subsistance à long terme et le bien-être des parties prenantes, avec une attention particulière aux groupes les plus vulnérables. 

De la Note d’Idée à un Programme de Réduction des Emissions 

Les participants à l'atelier de lancement RE Mai-Ndombe - Photo CN-REDD L’idée de ce programme ne date pas d’aujourd’hui. Elle est le fruit de plusieurs années de larges consultations menées notamment par la CN-REDD et WWF auprès des différentes parties prenantes. Ces consultations avaient débouché sur l’élaboration d’une Note d’Idée d’un Programme de Réduction d’Emissions (ER-PIN). En avril 2014, le Fonds Carbone du FCPF approuve cette Note d’Idée et le pays est officiellement admis dans le pipeline du Fonds. D’où l’étape de la phase de conception proprement dite du programme, au cœur de l’atelier organisé à Bandundu-ville. Il faut noter que tout est mis en œuvre pour que le document du programme soit soumis au Fonds Carbone en janvier 2016 pour une éventuelle sélection. Plusieurs facteurs ont milité pour le choix de la zone de Maï-Ndombe pour le développement de ce programme. Il s’agit notamment du fait que 75% de la zone est couverte par la forêt. Mais celle-ci est proche de Kinshasa et se trouve ainsi sous la menace d’une déforestation consécutive à une demande toujours croissante en charbon de bois, de grumes et de nourriture pour une population de près de 8 millions d’habitants. En plus, plusieurs activités pilotes existent déjà dans la zone avec WWF, ERA-WWC, Novacel, SODEFOR, SOGENAC, FIP Investment, CARPE (USAID) et CBFF pour ne citer ceux-ci. A noter aussi que la zone représente l’habitat naturel d’une espèce des primates les plus proches de l’homme : le Bonobo, et que 1,8 million de personnes, pour la plupart agriculteurs, y vivent. 

Cellule IEC/CN-REDD

 

Veillée le 30 novembre 2014 à Lima à la veille de l’ouverture de la conférence sur le climat © AFP Cris BouroncleQuelque 190 délégations du monde entier se retrouvent lundi à Lima pour deux semaines de négociations sur les engagements de chaque pays dans la lutte contre le réchauffement climatique, afin d’ouvrir la voie à un accord multilatéral dans un an à Paris.

Le constat est désormais largement partagé par la communauté internationale: il y a urgence à agir à une échelle beaucoup plus ambitieuse car les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de croître (+2,2% par an). A ce rythme, la planète se dirige vers une hausse des températures d’environ 4°C d’ici la fin du siècle par rapport à l’ère pré-industrielle.

« Jamais les risques du changement climatique n’ont été aussi évidents et les impacts aussi visibles », souligne Christina Figueres, la secrétaire exécutive de la Convention sur le changement climatique des Nations unies, sous l’égide desquelles se déroulent ces discussions.

Pour autant, les changements à opérer pour limiter à 2°C la hausse de la température du globe – un seuil au delà duquel les experts prédisent des impacts irréversibles et dramatiques dans de nombreuses régions – sont drastiques.

Mais il est possible de relever le défi, techniquement et financièrement, a conclu le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) dans sa synthèse mondiale publiée cette année.

Ce sont près de deux tiers des réserves fossiles connues qu’il faudrait laisser dans le sol, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une perspective à laquelle sont réticents les pays producteurs et les multinationales du secteur.

Pour remplacer pétrole, charbon et gaz, il faudrait aussi investir massivement à l’échelle mondiale dans les énergies non émettrices de CO2. D’après le Giec, les investissements dans ces énergies doivent tripler, voire quadrupler entre 2010 et 2050.

Il va falloir également poursuivre les formidables progrès déjà réalisés en matière d’efficacité énergétique des bâtiments, des transports et des processus industriels, et stopper la déforestation. Pour arriver à maintenir le cap des 2°C, chaque pays va devoir annoncer d’ici mi 2015 « sa contribution nationale » à l’effort global.

A Lima, la nature de ces contributions devra être arrêtée: réduction des émissions de gaz à effet de serre en valeur absolue, par habitant, par unité de PIB, par secteur d’activité, etc.

Les pays en développement défendent aussi l’idée que les contributions des pays riches doivent inclure des engagements financiers pour soutenir leurs actions de réduction des gaz à effet de serre et leur adaptation aux risques liés au changement climatique.

« Nous avons besoin d’engagements clairs, précis et prévisibles en matière de financement climat, qui tiennent compte des besoins des pays en développement », affirme Romain Benicchio de l’ONG Oxfam, qui insiste dans un rapport publié lundi sur l’importance de ce point pour garantir un accord à Paris en 2015.

Laurence Tubiana, la négociatrice pour la France, le confirme: « nous devons créer un système d’investissements en faveur de la décarbonation de l’économie, et pour cela, il faut identifier les besoins dans les secteurs clés et les financements nécessaires ».

Sans attendre le rendez-vous de Lima, L’Europe s’est récemment fixée comme objectif de réduire de 40% ses émissions de gaz à effet de serre entre 1990 et 2030. Les Etats-Unis se sont engagés à les baisser de 26 à 28% entre 2005 et 2025 et la Chine a pour la première fois donné une date (autour de 2030) à partir de laquelle elle veut les diminuer.

« Ces annonces sont un point de départ positif », a déclaré à l’AFP Tony de Brum, ministre des Affaires étrangères des îles Marshall.

Avec ces engagements des trois plus gros émetteurs et le sommet organisé par Ban Ki-moon à New York en septembre, qui a réuni quelque 120 chefs d’Etat et de gouvernement, le climat est redevenu une priorité au plus haut niveau ces derniers mois.

Malgré ce contexte porteur, les négociateurs à Lima n’auront pas trop de quinze jours pour définir les grandes lignes de l’accord de 2015 et préciser comment les pays riches tiendront leurs promesses de 100 milliards de dollars d’aide aux pays du sud en 2020.

Agence France Presse

Affiche du concours de cartographie MOABILe projet MOABI annonce l'ouverture de la première édition du concours de cartographie MOABI qui s'adresse aux congolais passionnée de cartographie, SIG et Télédétection.

Cet événement inaugural a pour but de trouver et de valoriser les talents des congolais SIGistes, dessinateurs de cartes, utilisateurs d'outils de télédétection qui s'intéressent à la cartographie des questions environnementales et des ressources naturelles en République Démocratique du Congo.

Cette première édition du concours sera clôturée le 12 décembre 2014.

Pour prendre connaissance des règlements du concours et des prix à gagner, connectez vous sur la plate-forme MOABI à l'adresse suivante: http://rdc.moabi.org/concours-cartographe/en/ ou contactez Hervé KASHONGWE par mail via l'adresse: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Toute l'actualité du concours est à suivre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter: facebook.com/moabimapping et @moabimaps

Coordination MOABI

Leonardo Dicaprio - Photos Beauxmecs.caConnu pour être un activiste de la cause environnementale (protection de l’Antarctique et des tigres du Népal, la braconnage, etc.), l’acteur américain a été nommé Messager de la Paix sur la question des changements climatiques par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon.

"M. DiCaprio est une voix crédible du mouvement environnementaliste et il dispose d’une plateforme considérable pour se faire entendre. Je suis heureux qu’il ait choisi de mettre sa voix au service des efforts de l’ONU pour plaider en faveur de mesures urgentes de lutte contre les changements climatiques", a déclaré Ban Ki-moon dans un communiqué de presse.

Le chef de l’ONU a demandé à la star hollywoodienne de participer au Sommet de l’ONU sur le climat le 23 septembre à New York. Celle-ci doit réunir des dirigeants du monde entier pour trouver des moyens d’agir contre les changements climatiques, lancer la croissance durable et améliorer les conditions de vie pour tous.

Ban Ki-moon a salué l’engagement de Leonardo DiCaprio qui a créé en 1998 une fondation pour promouvoir la protection de l’environnement,  et qui depuis n’hésite pas à utiliser sa belle gueule et sa notoriété pour lever des fonds.

Pour la vedette, "c’est une obligation morale que de défendre ces causes à ce moment clé de l’histoire humaine car c’est le moment d’agir. La manière dont nous répondrons à la crise climatique déterminera probablement le sort de l’humanité et de notre planète".

Par ailleurs, un rapport de la Commission internationale sur l’Economie et le Climat a été publié hier. A cette occasion, le chef de l’ONU a insisté sur le fait que "nous avons besoin de réformes structurelles de l’économie mondiale " et qu’il était "possible de construire un système où la croissance économique et la lutte contre les changements climatiques se renforcent mutuellement".

Neo-planete.com

Logo de la Campagne #NousVousGuidonsCongo Power Shift et ses partenaires du mouvement climatique national lancent la    campagne #NousVousGuidons demandant  aux dirigeants d’exiger des comptes aux pays riches qui sont à l’ origine du changement climatique et d’intensifier la lutte contre les combustibles fossiles en RDC.

L'équipe Congo Power Shift, conjointement avec les groupes environnementaux et les jeunes locaux lancent la campagne #NousVousGuidons à travers le pays, appelant à l'action et non des paroles de la part des dirigeants nationaux et continentaux qui participent au Sommet des Nations Unies sur le Climat à New York le 23 Septembre.
 
La campagne, qui constitue une initiative continentale à la veille du sommet de ce mois-ci, comprendra un appel à la prise de consciences à la problématique du développement des combustibles fossiles en RDC.  C’est une campagne de mobilisation et de plaidoyer qui se mènera essentiellement sur les médias traditionnels et réseaux sociaux avant de culminer avec un rassemblement des acteurs climatiques congolais le 20 septembre à Kinshasa. 

Au moment du lancement de la campagne #NousVousGuidons, à Kinshasa, André Moliro de l'équipe Congo Power Shift a déclaré:
 
«L’heure est à l’action, pas des mots. L’Afrique sera la plus durement touchée par le changement climatique et nous voyons déjà les effets avec plus de sécheresses, d’inondations et plus de phénomènes météo extrêmes un peu partout. Grâce à la campagne #NousVousGuidons, nous nous réunissons en solidarité avec les gens à travers le continent : de l'Egypte à l'Afrique du Sud en passant par le Nigéria, le Kenya et le Ghana pour inciter nos dirigeants à prendre les bonnes décision pour lutter contre le changement climatique.
 Nos dirigeants doivent exiger des comptes aux pays riches qui sont à l’ origine du changement climatique et faire preuve de leadership en faisant la promotion des énergies propres. Ils doivent faire entendre leurs voix pour la justice climatique pour leurs concitoyens au Sommet sur le Climat du 23 Septembre.»
 
Le mouvement climatique est en pleine croissance au Congo, affirme André Moliro. Nous disons à nos dirigeants que nous voulons de l’action pour lutter contre le changement climatique, plus que des mots! Et cela commence en RDC par l’arrêt de la dépendance aux fossiles, l’adoption à grande échelle des énergies renouvelables et une protection renforcée des ressources naturelles, particulièrement forestières.
 
Les militants climatiques du Burundi, d’Afrique du Sud, de  la République Démocratique du Congo, du Kenya, du Nigéria, du Ghana, d'Egypte et de la Jordanie se préparent à organiser des marches,  des concerts, des rassemblements à vélo et des événements avec les communautés touchées par les impacts du changement climatique à la veille du sommet, tout en mettant une pression massive et pacifique sur les  dirigeants à faire de réels progrès dans les discussions.
La campagne #NousVousGuidons s’inscrit dans le cadre du mouvement climatique mondial réuni pour la mobilisation populaire à travers des rassemblements et marches dans les principales villes du monde le week-end du 20 et 21 septembre précédent le sommet climatique du 23 Septembre.

Congo Power Shift

Les impacts du changement climatique sont déjà là, parmi nous, et ne vont que s’aggraver si rien n’est fait rapidement, a averti le Giec dans son dernier rapport rendu public à Yokohama (Japon), le plus alarmiste depuis 2007.

Le vice-président du Giec, Chris Field (d), lors de son discours avec à ses côtés le président de l’organisation, Rajendra Pachauri - Goodplanet.info Insécurité alimentaire, pénurie d’eau, déplacements massifs de populations, risques de conflits: « la probabilité d’impacts graves, étendus et irréversibles s’accroît avec l’intensification du réchauffement », avertit ce rapport en forme de réquisitoire intitulé « Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité », déclinant les conséquences graves dans les grandes régions du monde.
Le document du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec) de l’ONU, prix Nobel de la paix, est le fruit d’un immense travail – 12.000 publications passées en revue – et constitue l’état des lieux scientifique le plus complet depuis le rapport de 2007.
Depuis lors, le monde s’est réuni sans grand succès à Copenhague, Cancun puis Durban, pour tenter de trouver un accord international contraignant afin de lutter contre le réchauffement. Le prochain rendez-vous mondial se déroulera à Paris en 2015 avec en guise de « livre de chevet » le « Résumé pour décideurs », une synthèse du rapport du Giec.

Les travaux du Giec (195 pays) servent en effet de base à ces difficiles négociations internationales sur le financement des actions d’adaptation et la réduction des gaz à effet de serre: l’objectif est de limiter le réchauffement à 2°C en moyenne par rapport aux niveaux pré-industriels, la planète ayant déjà pris 0,8°C et la trajectoire actuelle nous conduisant vers +4°C à la fin du siècle.
« Nous ne sommes pas préparés aux risques liés au changement climatique », a estimé Vicente Barros, co-président du groupe de scientifiques auteurs du rapport.
Depuis Paris, le secrétaire d’Etat américain John Kerry a estimé que seules des décisions « rapides et courageuses » pourraient éviter la catastrophe.
« On ne peut se payer le luxe d’attendre. Le prix de l’inaction serait catastrophique. Nier la science est une erreur », a lancé le chef de la diplomatie des Etats-Unis, l’un des plus gros pollueurs de la planète avec la Chine.
Le dernier rapport du Giec souligne que ce sont les populations pauvres des pays du Sud qui souffriront le plus du changement climatique.
« La part de la population mondiale confrontée à des pénuries d’eau ou affectée par d’importantes inondations va s’accroître avec le niveau du réchauffement au 21e siècle », souligne-t-il.
Un climat plus chaud aura aussi des conséquences sur la sécurité alimentaire: « tous les aspects de la sécurité alimentaire seront potentiellement affectés », notamment la disponibilité de la nourriture et la stabilité des prix, et les populations des zones rurales seront beaucoup plus touchées.
Si les impacts économiques globaux « sont difficiles à estimer », le Giec estime toutefois que le changement climatique va « ralentir la croissance, (…) réduire la sécurité alimentaire et créer de nouvelles poches de pauvreté ».
Une aggravation des événements climatiques extrêmes va engendrer des déplacements de population, notent les scientifiques.
Moins d’eau et de ressources alimentaires, des migrations accrues, tout cela va indirectement augmenter les risques de conflits violents », met encore en garde le Giec.

Enfin, les problèmes sanitaires causés par des canicules vont empirer, tout comme – dans les régions pauvres – les maladies liées à la malnutrition ou la mauvaise qualité de l’eau.
Et aucune région du monde ne sera épargnée.
En Afrique, l’accès à l’eau sera déterminant. En Europe, ce sera l’aggravation des inondations et leurs conséquences sur les infrastructures et les effets sanitaires des vagues de chaleur.

En Asie, inondations et vagues de chaleur risquent de provoquer d’importants déplacements de population. L’Amérique du Nord va endurer davantage d’évènements extrêmes (canicule, inondations côtières, incendies). L’Amérique latine, comme l’Afrique, sera confrontée au problème de l’eau.
Les régions polaires et les îles seront particulièrement affectées par le réchauffement, via la fonte accélérée des glaciers et la montée des océans.
Nombre de phénomènes physiques sont engagés dans un mouvement irréversible (hausse de la température, montée et acidification des océans, recul des glaciers, etc.), et la nécessité d’agir « à court terme » est toujours plus pressante, dit le Giec.

Il faut donc agir. Le Giec suggère toute une panoplie de mesures d’adaptation à une planète plus chaude: protection des côtes, stockage d’eau, irrigation, nouvelles pratiques agricoles, systèmes d’alerte sanitaire, déplacement d’habitats, etc.
Pour Chris Field, co-auteur du rapport, les problèmes posés par le réchauffement « ne sont pas insolubles, le vrai problème est que nous ne sommes pas assez ambitieux et agressifs pour les résoudre », dit-il à l’AFP.

Agence France Presse

les ONG claquent la porte de la conférence de VarsovieLes grandes ONG environnementales ont claqué jeudi la porte de la conférence internationale sur le climat à Varsovie, un coup d’éclat sans précédent pour dénoncer des pourparlers, censés poser les fondations du grand accord de 2015 mais qui ne « débouchent sur rien ».

« Les organisations et mouvements représentant la société civile aux quatre coins du monde ont décidé de faire un meilleur usage de leur temps en se retirant des pourparlers de Varsovie », ont-elles expliqué.

« Cette conférence de Varsovie, qui aurait dû marquer une étape importante dans la transition vers un avenir durable, ne débouche sur rien », ont tranché Greenpeace, Oxfam, WWF, les Amis de la Terre Europe, la Confédération internationale des syndicats, et ActionAid International.

A la veille de la clôture officielle de la conférence, qui s’est ouverte le 11 novembre en présence de délégations de plus de 190 pays, ce geste des ONG qui sont des acteurs à part entière de ces grand’messes du climat, renforçait encore le pessimisme ambiant.

Après une nouvelle nuit de pourparlers dans le grand stade de Varsovie, la commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, a regretté jeudi matin que « les négociations n’avancent pas ».

« Nous ne pouvons pas nous offrir de faire marche arrière par rapport à Durban, il faut avancer », a-t-elle averti, faisant allusion à la conférence de l’ONU en 2011 lors de laquelle la communauté internationale s’est donné pour objectif de sceller un accord en 2015 à Paris.

Cet accord, qui doit entrer en vigueur en 2020, se veut le plus ambitieux jamais obtenu sur le changement climatique: universel, légalement contraignant, il doit réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) afin de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Pour l’heure, les émissions sont à la hausse et mettent le monde sur la trajectoire d’un réchauffement de près de 4°C.

Mais le chemin vers Paris est pavé d’obstacles, le principal étant le partage des responsabilités entre pays industrialisés et pays en développement, notamment les grands émergents dont la Chine, premier pollueur au monde.

Les grands pays émergents ne cessent d’insister sur le fait que les pays industrialisés, responsables historiquement du réchauffement, doivent en faire beaucoup plus qu’eux, et mettent aussi en avant leur « droit au développement ».

Cette position est fermement rejetée par les Etats-Unis, deuxième pollueur au monde, qui refusent que la Chine bénéficie d’un traitement de faveur. « Nous devons laisser l’idéologie à la porte », a lancé jeudi le négociateur en chef américain Todd Stern.
Un accord basé sur cette ligne de partage entre pays développés et en développement « ne fonctionnera pas », a-t-il déclaré.

Mais quelques minutes après ce discours, le négociateur chinois a rappelé: il y a d’un côté des pays en cours « d’industrialisation » et d’autres « qui sont post-industriels », et « cette division subsistera après 2020″.

Aussi, le ministre Zhenhua Xie, a appelé à ce que l’accord de 2015 comprenne des « objectifs quantité de réduction drastique d’émissions de GES » pour les pays industrialisés, et que les pays du Sud ne s’engagent qu’à « renforcer leurs efforts » en ce sens.
Selon le directeur de Greenpeace international Kumi Naidoo, « la Chine peut changer la donne, mais elle n’a pas encore traduit ses efforts nationaux en engagements constructifs dans ces pourparlers ».

Pour autant les pays du Nord ne sont pas épargnés par les ONG qui critiquent le recul du Japon, de l’Australie, et du Canada en matière de lutte contre le changement climatique, et que, sur la question de l’aide financière aux pays du sud, « les gouvernements ont craché au visage de ceux qui souffrent du changement climatique », selon M. Naidoo.

Les pays du Sud exigent plus de « visibilité » sur l’aide de 100 millards de dollars par an promise d’ici 2020 pour les aider à faire face au réchauffement, et la création d’un mécanisme pour prendre en compte « les pertes et dommages » subis à cause du changement climatique.

Ces deux dossiers, la formulation d’un calendrier des différentes étapes jusqu’à Paris, ainsi que la nature des engagements attendus dans l’accord de 2015 — la France veut qu’ils soient « chiffrés »– restaient les points durs des négociations jeudi matin.

Agence France Presse (AFP)

Page 3 sur 3

Réseaux Sociaux :

Copyright © 2017 - Congo Green Citizen. Tous droits réservés
Developped by IT Group