Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : mardi, 27 juin 2017 -
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Alimentation

Alimentation (5)

Placée sous le thème "une pêche responsable assure la sécurité alimentaire de la population", la 49ème édition de la journée dédiée au poisson a été célébrée le vendredi 24 juin 2016 à l'esplanade de la maison communale de la N'sele. La première autorité urbaine de la ville de Kinshasa et quelques membres de l'exécutif provincial, à savoir le ministre provincial de l'agriculture, développement rural, pêche et élevage, Magloire Kabemba ont pris part à cette manifestation d’envergure nationale.

Poisson Mbenga - Danicotours.com

A l'occasion, les pêcheurs venus de tous les coins de la ville de Kinshasa, ont, par le biais du président de la fédération des associations des pêcheurs de Kinshasa, fait l'état de lieu de la pêche à Kinshasa. Il a été revélé au cours de son allocution que la pêche dans la ville de Kinshasa est à 100% pratiquée de façon artisanale et traditionnelle. Cette pêche demeure entièrement une pêche de subsistance, incapable de couvrir le besoin de consommation de poissons de toute la population kinoise. Selon, Jean Lomata, président de la fédération des pêcheurs de Kinshasa, un autre facteur qui a fortement contribué à la baisse du potentiel halieutique à Kinshasa et aussi à la dégradation de l'environnement, c'est l'accaparement des sites réservés à la production de poissons par des entreprises, des autorités de la force navale et des individus influents en raison de leur puissance financière avec la complicité. Le cas illustratif est celui de la cité du fleuve, qui, selon lui, est érigé sur une des zones les plus importantes du Pool Malebo, à savoir, Kingabwa et Masina. A en croire Jean Lomata, depuis l'érection de cette cité, plusieurs étangs naturels qui constituaient les habitats naturels des poissons ont été enterrés voire saccagés. Le site de Kinsuka est aussi confronté à une situation similaire.

Les pêcheurs ont également mené un plaidoyer auprès d'André Kimbuta, gouverneur de la ville de Kinshasa sur les différents problèmes auxquels ils sont confrontés, surtout ceux liés à la spoliation des sites réservés à la pêche. Le gouverneur  a promis de prendre des mesures conservatoires en vue de revaloriser le secteur de la pêche. Mais il en appelle à l'implication de tous les pêcheurs de la ville de Kinshasa. Pour sa part, Magloire Kabemba, ministre provincial en charge de la pêche, a indiqué que plusieurs activités allant dans le sens d'améliorer le secteur de la pêche dans la capitale congolaise sont prévues dans la feuille de route de son ministère. Notamment la tenue dans les tous prochains jours d'un grand atelier sur la règlementation de la pêche à Kinshasa.

La célébration de la journée nationale du poisson a été marquée par le défilé des pêcheurs, la remise symbolique des intrants et des alevins aux pêcheurs par le Gouverneur André Kimbuta, la visite de l'exposition des poissons par les membres du gouvernement provincial au marché municipal de la N'sele ainsi que la course des femmes pêcheurs au port de pêche de Kinkole.

Flore NDEKE

Sur le marché mondial, il existe 5 types d’huiles animales déjà connus. Une 6ème vient de voir le jour: l’huile des larves de Charançon des palmiers. C’est le résultat des recherches menées par Hélène Baku, une chercheuse RD-Congolaise. Riche en insuline et dépourvue de cholestérol, cette huile a été certifiée en mars 2014 par le laboratoire français d’UMR-IATE, CIRAD de Montpelier. Pendant ce temps, Hélène et tous les siens cherchent le financement pour entamer la production de cette huile «Made in DR-Congo». 

 Hélène Baku et ses collaborateurs dans le laboratoire de l'Université Pédagogique Nationale

En 2012, quand ils se sont rendus dans le district de Djeka, province de Kasaï-Oriental au centre-Est de la RD-Congo, à la recherche des meilleures larves des charançons, Hélène Baku Tamba et toute son équipe du Club des amis du Parc zoologique, botanique et miseum -PZBM- n’imaginaient pas qu’ils allaient mettre au grand jour, une importante découverte. «Ce sont plutôt les difficultés logistiques qui ont favorisées cette découverte. A Djeka, nous n’avions ni les possibilités de conserver les larves capturées ni celles de les ramener à Kinshasa. Alors, nous avions commencé à réfléchir sur les dérivés de ses insectes. Et, tout est parti de là!», a-t-elle commenté. Puis : «Avec mon équipe, nous avons travaillé et produit cette huile que nous avons appelé Nzadi, traduit par la foudre dans l’une des langues locales de la province».

Avec des matériels rudimentaires, Hélène Baku et ses collaborateurs ont réussi un coup de maître. Ils ont donné naissance à la sixième huile animale complétant ainsi les cinq autres qui existaient déjà dans le marché mondial. Pour leur premier essai, les chercheurs RD-congolais avaient produit plus de 100 litres d’huile. «Elle a été bien accueillie par la population locale. Ça servait dans la cuisson alors que certaines personnes l’appliquaient comme une lotion à la peau… La population l’a utilisé de plusieurs manières», se félicitent les chercheurs. 

S’inscrire dans la norme

Alors que cette huile des larves de Rhynchophorus raphianum d’origine animale récoltait un franc succès parmi les communautés, sa commercialisation sur toute l’étendue de la RD-Congo en était une autre paire de manche. Nzadi se présentait dans un emballage peu attirant tandis que sa certification n’avait pas non plus été approuvée.

Dès lors, les chercheurs avaient entamé les démarches pour prouver la fiabilité de cette huile à genre nouveau. «Nous avons fait faire des analyses auprès du laboratoire d’UMR-IATE, CIRAD de Montpelier dont les résultats ont non seulement prouvé la fiabilité de cette huile, mais aussi attesté que, depuis 1945, date à laquelle le chercheur R. Paulian a décrit les larves de dynastes et celles de calandres comme aliments pour les populations de l’Asie, leurs graisses n’ont jamais été scientifiquement étudiées. Notre huile est une vraie invention RD-congolaise. Nous en sommes très fiers. Car, à part l’huile de Baleine, celle de cachalot, de foie de morue, graisse de bœuf ou encore gras de porc, il faut compter désormais sur Nzadi, huile de larves de Ponse -insectes colonisant les palmiers à huile-», informe-t-elle.

Bonne nouvelle pour les diabétiques

Le laboratoire a rendu son verdict des analyses (N° Pro forma 180314 -dossier 1402) le 18 mars 2015. L’huile des larves de Charançons est très riche en acides gras palmitique et oléique. Le rapport ajoute que les propriétés de cette huile sont les mêmes que celles de l’huile de palme, mais présentent quelques spécificités la rendant exceptionnelle. «L’huile rhynchophore est dépourvue de cholestérol et riche en insuline. Elle est aussi très fluide, légère, digestible et stable en cuisson. Nzadi est également riche en caroténoïde d’où sa coloration jaunâtre. Raffinée, elle ne contient pas des précipités au fond du vase», rapportent les analyses du laboratoire français poursuivant qu’elle peut être utilisée dans les industries agro-alimentaires notamment sauce tomate, biscuiterie, lait pour bébé, pâtisserie, chocolaterie, etc. 

Depuis leur invention, Hélène Baku et toute son équipe cherchent le financement pour démarrer effectivement les activités de ce projet dénommé «Un sertarium à Coléoptère Rhynchophorus». Il leur faut près d’USD 2 millions. «Le projet est énorme. Il consistera non seulement à l’élevage d’insectes et fabrication de l’huile, mais aussi à créer des sites pour l’éco-tourisme. Puisque les insectes seront élevés dans une serre, ce projet contribue à la préservation des palmiers à huile et va générer beaucoup d’emplois», déclare Hélène Baku qui est aussi secrétaire au Réseau de femmes leaders des petites et moyennes entreprises -RFEL-PME. «Aucune de nos autorités nous a reçu jusque-là alors que nous avons introduit des demandes de financements dans presque tous les ministères. J’espère que nos autorités vont entendre notre appel», a-t-elle conclu.

Christian Joseph MUTOMBO

La FAO va former les éleveurs

Près de 40 représentants d’éleveurs, dont 30% de femmes, bénéficieront de la formation sur les techniques d’élevage et conservation de grillons, animée par un expert du FAO venus du Kenya.

Bassine de sauterelles dans un marché de Vientiane (Laos)- Photo Academic.ru

 

Le projet pilote d’appui à la promotion de l’élevage des insectes comestibles et de l’entomophagie en RD-Congo est entré dans sa phase décisive. Durant 7 jours, du 18 au 25 mai 2015, des représentants des associations d’éleveurs d’insectes consommables se réuniront à Kinshasa pour la formation sur les techniques d’élevage et conservation de grillons. Un expert de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture -FAO- viendra du Kenya pour l’animer. «Il existe à ce jour plus de 200 éleveurs d’insectes comestibles regroupés dans des associations. Il est donc important de les apprendre les techniques leur permettant d’augmenter la production, mais aussi comment conserver les insectes. Nous avons intégré les associations de femmes parce qu’elles sont très actives dans cet élevage», a dit Laurent Kikeba, chef du projet/FAO. 

Alors que les experts ont recensé plus d’une centaine d’insectes mangeables en RD-Congo, le gouvernement de l’ex-Zaïre avec la FAO comptent capitaliser cette opportunité en intégrant ces méthodes d’élevage et conservation dans le curricula des formations dans les facultés d’agriculture. De ce fait, des formations sont également prévues pour les enseignants d’entomophagie des universités RD-congolaises. «CERES interviendra à ce niveau pour adapter et intégrer ces méthodes dans les programmes académiques. Il aura le rôle de recenser et capitaliser les savoirs locaux sur les insectes mangeables», a-t-il ajouté. 

Un projet écolo 

Riches en qualités nutritionnelles -protéines, minéraux, etc. Des experts de la FAO voient dans le développement de l’entomophagie -consommation d’insectes- un substitut à la viande ou au poisson. Pour Laurent Kikeba, ce projet vise également à changer la perception des RD-Congolais des insectes. «A travers ce projet, nous voulons présenter ces insectes sous une autre optique. Ces petits animaux ne sont pas que des ennemis des hommes, ils contribuent à la régulation de la biodiversité», ajoute l’expert du FAO.

Au-delà de sa dimension nutritionnelle, ce projet, renchérissent les initiateurs, favorise le reboisement des arbres à chenille en proie à la disparition dans certains coin du pays. «Ce projet tournera autour d’erythrophleum africanum, arbre à chenille colonisé par quatre chenilles les plus consommées au pays dont le Mikwati ou grillon. Nous pensons qu’assister les paysans à rendre viable cet arbre grâce à la technique de la transposition des œufs, c’est aussi contribuer à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité».

Le chef de projet/FAO révèle qu’à l’issu de ce projet un Centre national d’élevage et de promotion d’élevage d’insectes comestibles et d’entomophagie sera mis en place. Ce centre identifiera les insectes mangeables et organisera des formations pour les éleveurs en vue de pérenniser les acquis du projet. «Outre le centre, les services des ministères d’Agriculture et Environnement travailleront sur la proposition d’une loi régissant l’élevage et l’entomophagie en RD-Congo», conclut Laurent Kikeba.

Christian Joseph MUTOMBO

 

Une abeille butinant sur une fleur - Photo AFP/Archives Jacques DemarthonDes pesticides parmi les plus utilisés dans le monde ont des effets néfastes sur la biodiversité qui ne se limitent pas aux abeilles mais nuisent aussi aux papillons, vers de terre, oiseaux et poissons, selon une évaluation scientifique internationale présentée mardi.

Après avoir examiné les conclusions de quelque 800 études parues depuis une vingtaine d’années, les auteurs de cette évaluation plaident pour « durcir encore la réglementation sur les néonicotinoïdes et le Fipronil », les deux types de substances chimiques étudiées, et de « commencer à planifier leur suppression progressive à l’échelle mondiale ou, du moins, à formuler des plans visant à réduire fortement leur utilisation dans le monde ».

« Les preuves sont très claires. Nous sommes face à une menace qui pèse sur la productivité de notre milieu naturel et agricole », indique dans un communiqué le Dr Jean-Marc Bonmatin (CNRS), l’un des principaux auteurs de cette analyse menée sur les quatre dernières années.

L’évaluation a été conduite par un panel de 29 chercheurs internationaux dans le cadre d’un groupe de travail spécialisé sur les pesticides systémiques (conçus pour être absorbés par les plantes). Ce groupe conseille notamment l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), l’organisme qui rend compte de l’état de santé de la biodiversité mondiale à travers sa « Liste rouge » des espèces menacées.

Les conclusions doivent être publiées en huit articles pendant l’été dans la revue Environmental Science ans Pollution Research, précise ce groupe de travail.
Les pesticides étudiés sont « aujourd’hui les plus utilisés dans le monde, avec une part de marché estimée à quelque 40% » et sont aussi « communément utilisés dans les traitements domestiques pour la prévention des puces chez les chats et chiens et la lutte contre les termites dans les structures en bois ».

Les effets liés à l’exposition à ces pesticides « peuvent être immédiats et fatals mais également chroniques », soulignent les chercheurs, avec des effets comme la perte d’odorat ou de mémoire, une perte de fécondité, une diminution de l’apport alimentaire, comme un butinage amoindri chez les abeilles, ou encore une capacité altérée du ver de terre à creuser des tunnels.

Ces pesticides sont notamment pointés du doigt depuis quelques années comme l’une des causes expliquant le déclin des populations d’abeilles. L’Union européenne a par exemple déjà suspendu en 2013 l’usage du Fipronil et de trois néonicotinoïdes en raison de leurs effets sur les pollinisateurs.

Cette nouvelle analyse montre que bien d’autres espèces sont également touchées, au premier rang desquelles les invertébrés terrestres, comme les vers de terre, indispensables maillons de la vie des sous-sols.

Suivent les pollinisateurs — abeilles et papillons — puis les invertébrés aquatiques, comme les gastéropodes d’eau douce et les puces d’eau, les oiseaux, les poissons et les amphibiens.

Les chercheurs précisent ne pas avoir de données suffisantes pour déterminer leur impact sur les mammifères et les reptiles, même si un « impact est probable » sur ces derniers.

Agence France Presse

Photo tchadinfos.comLa première conférence Africaine sur la sécurité alimentaire et adaptation au changement climatique, qui s’est tenue à Nairobi au Kenya, du 20-21 Août 2013 au siège des Nations Unies, a mobilisé plus de 700 participants de 54 pays y compris des représentants des gouvernements, de la société civile et des organisations, sous la convocation du PNUE en collaboration avec la FAO, les agences des Nations Unies.
 
Cette conférence qui visait à mener une réflexion pour l’amélioration de la sécurité alimentaire, la productivité de l'écosystème et l'adaptation au changement climatique en Afrique, s’est appuyée sur des exposés et des discussions en plénière, et des « site event ».  Pour cela quatre articulations majeures ont marqué cette conférence qui a durée 2 jours, à savoir :
 
Cérémonie d’ouverture
 
Trois allocutions et une présentation ont marqué la cérémonie d’ouverture.
Pour ce qui est des allocutions de circonstance, les participants ont eu droit à trois : celles de M. Richard MUNANG, Coordonnateur du changement climatique régional au  Bureau régional pour l'Afrique  PNUE, de M. Mounkaila GOUMANDAKOYE, Directeur régional du PNUE ROA et de M. Modibo Traoré, Représentant de la FAO à l'Union africaine et à la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique.
 
On retient de ces allocutions que le continent africain est vulnérable face au changement climatique et la nécessité de développer une approche écosystémique pour fournir des solutions transversales à la sécurité alimentaire et l'adaptation au changement climatique, s’impose. A cet effet la conférence, première du genre, se veut un cadre d’échange et de partage d'informations ciblées sur l’écologie comme solutions au changement climatique et l'insécurité alimentaire en Afrique. Ce continent africain qui a besoin de nouveaux modèles de production alimentaire qui fournissent des avantages transversaux tels que l'atténuation des changements climatiques et adaptation, du soutien aux agriculteurs et de la préservation de l'écosystème.
 
Pour clore avec la cérémonie d’ouverture, les participants ont eu le privilège de suivre un exposé portant sur les denrées et la sécurité alimentaire face aux changements climatiques en Afrique, par Tony SIMONS, Directeur général de l’ICRAF.
 
On retient de cet exposé qu’il existe une étroite liaison entre sécurité humaine et sécurité alimentaire, la dégradation des terres et la mortalité infantile et l’opportunité pour les grands investissements d’investir dans ce système agricole qui se veut plus résistants. Par ailleurs, il ressort que l'Afrique a devant elle est une opportunité de développer des cultures de céréale et cette conférence donne la possibilité aux participants de discuter des moyens pour promouvoir les investissements dans ce domaine et d’inciter les jeunes africains à rester dans les zones rurales afin de construire un continent en relançant le secteur agricole, conformément à la Déclaration de Maputo de l'Union africaine 2003 relative à l'agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique.
 
La fin de cette cérémonie à déblayer le passage aux participants pour les permettre de suivre la deuxième articulation de la conférence qui était consacrée aux exposés et aux sessions plénières.
 
Exposées et sessions en plénière
 
Ici les présentations en plénière étaient de deux types à savoir : le partage des leçons et des success story des projets mis en œuvre en Afrique ayant un lien avec le développement de l’approche basée sur l’écosystème pour la sécurité alimentaire et adaptions climatiques, et la discussion en session sur les différentes thématiques.
 
Leçons sur l’approche basée sur l’écosystème pour la sécurité alimentaire et adaptions climatiques
 
Huit études de cas ont été présentés et ont édifié les participants, Il s’agit du :
 

  • projet de démonstration du cas de Maïs, aménagement des bananes et irrigation des légumes en Ouganda présenté par Patrick Muzinduki, du Centre de recherche sur les ressources Karabole;
  • de permaculture et des projets agro-écologie au Malawi, présenté par Cheatum MOLLY, KUSAMALA;
  • projet de pisciculture et d’élevage des crabes, de reboisement de la mangrove au Mozambique par Manuel MENOMUSSANGA, du Ministère de l'Environnement de la Mozambique;
  • Projet d'agriculture de conservation au Malawi présenté par Welton Phalira de la LEAD Southern and Eastern Africa;
  • projet d’agroforesterie, d’agriculture de conservation et de récolte durable de produits forestiers non ligneux dans le sud Zimbabwe, par Leslie Mhara de Care International;
  • projet de promotion de la bonne gouvernance dans le secteur forestier en Ouganda par Annet Kandole de Care International;
  • projet de paiements pour la conservation de la faune au Kenya par Philip Osano de l’Université McGill;
  • projet d'agroforesterie pour la stabilisation des dunes de sable mobiles au Nigeria, présenté par John Ajigo de la Nigerian Environmental Study/Action Team.

 
Ces présentations riches de bonnes leçons ont suscité au sien de l’auditoire de vives réactions constructives et qui ont tourné autour de l'adaptation fondée sur les écosystèmes (EBA). Les sessions plénières qui s’en ont suivi, ont donné l’occasion aux participants de contribuer de façon participative.
 
Sessions plénières
 
Elles ont porté sur les sujets variés et était modéré par des experts qualifié dans le domaine concerné. Il s’agit de :
 

  • Session 1 : Mise à l'échelle des approches écosystémiques pour la sécurité alimentaire et adaptation au changement climatique. Modérée par Alex Awiti, Directeur de l'Institut de l'Afrique orientale Aga Khan University
  • Session 2 : Optimisation des cadres politiques pour l’intégration des approches fondées sur les écosystèmes pour la sécurité alimentaire et adaptation. Modérée par Tewolde Egziabher, Directeur Général, de l'Ethiopia’s Environmental Protection Agency,
  • Session 3 : Mécanismes de financement des approches écosystémiques pour la sécurité alimentaire et adaptation au climat. Modérée par Emmanuel Dlamini, président  du Groupe Africain des négociateurs,
  • Session 4 : Point de vue scientifique sur les approches écosystémiques basée dans toute l'Afrique. modérée par Abdulai Salifu, Directeur Général du conseil pour la recherche scientifique et industriel
  • Session 5 : Le rôle du secteur privé: les enjeux et opportunités

 
Des débats qui ont émaillé à la suite de ces différentes sessions, il ressort des réflexions et argument pouvant influencer considérablement la Conférence Ministérielle Africaine sur l'Environnement (CMAE) prévu en Botswana en Octobre 2013, et pourra permettre à l’Afrique d’adopter une position commune lors de la conférence des nations unies sur le changement climatique qui se tiendra en Pologne en Novembre 2013. Il s’agit de l’EBA est perçu par les participants approche pouvant inverser la tendance avec un rôle central du secteur privé dans sa réussite.
 
En plus le principal résultat de cette conférence a été la "Déclaration sur les approches fondées sur les écosystèmes pour la sécurité alimentaire et adaptation au changement climatique», où les participants reconnaissent de façon générale, les approches d'adaptation fondées sur les écosystèmes comme la première étape vers la construction de systèmes alimentaires résistants et adapter au changement climatique dans Afrique. Et de façon spécifique les participants:
 

  • reconnaissent l’approche EBA comme la première étape vers la régénération de la biodiversité, la construction de systèmes alimentaires résistant et adapter aux changements climatiques en Afrique;
  • décident que les approches ABE devraient être adoptées et financées;
  • interpellent le PNUE, la FAO, les gouvernements et les organismes régionaux à institutionnaliser l’approche EBA dans les cadres politiques nationaux pour la sécurité alimentaire adaptée aux changements climatiques;
  • Exhortent la CMAE à adopter les recommandations et la déclaration de cette première conférence sur la sécurité alimentaire en Afrique et adapté au changement climatique.

Cérémonie de clôture
 
Pour clore avec deux jours d’intense réflexion, deux allocutions ont été prononcées. A savoir celles de M. Edward Kilawe, du Bureau sous-régional FAO pour l'Afrique de l'Est, et de M. Mounkaila Goumandakoye, Directeur régional du PNUE ROA.
 
On retient de ces allocutions que la réalisation de la sécurité alimentaire et adaptée au climat nécessité des efforts conjoints des gouvernements, de la société civile et du secteur privé. D’où cette conférence qui s’est voulu un cadre de partage d’expérience des praticiens et de leur offrir un cadre de concertation pour déterminer quels types d'actions sont nécessaires pour promouvoir le travail des agriculteurs dans l'EBA.
 
Dans les mots de séparation, les intervenants ont attiré l’attention des participants sur la prochaine session de la CMAE au Botswana en Octobre 2013 où l'Afrique devra adopter une position commune pour les négociations  lors de la prochaine conférence des nations unies sur le changement climatique. Et plus les participants ont été invité à participer à the Africa Adaptation Knowledge Network (AAKN), qui se présente comme un cadre d’échange des idées et de créer partenariats.
 
C’est sur cette note que les participants se sont séparé avec beaucoup de satisfaction pour contribuer pour la sécurité alimentaire en Afrique.

Partenariat pour les Forets du Bassin du Congo (PFBC)
www.pfbc-cbfp.org

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