Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 19 août 2017 -
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Forêts (25)

Dans un nouveau rapport, l’ONG appelle au boycott mondial du bois de la société forestière COTREFOR basée en RD-Congo. Dans la foulée, Bienvenu Liyota, ministre RD-congolais de l’Environnement et Développement Durable, contre-attaque et précise.

Bienvenu LIYOTA, Ministre RD Congolais de l'Environnement et Développement Durable

Le nouveau rapport de l’ONG Greenpeace, intitulé « Exporter le chaos: l'impact local et international de l'exploitation forestière illégale en RDC » ne connait pas les demi-mesures. Sa conclusion est sans ambages : la Compagnie de transport et d’exploitation forestière -COTREFOR-, société de droit RD-congolais à capitaux libanais, se livre à une exploitation «illégale et destructive» mettant en péril «les espèces menacées comme les Bonobos -singes que l’on ne trouve qu’en RD-Congo- et l’afrormosia -variété précieuse de bois-, sans pour autant tenir ses promesses de développement local et d’engagements sociaux vis-à-vis des populations» résume Raoul Monsembula, coordinateur national en RD-Congo pour Greenpeace Afrique, dans le communique.

Pour les responsables de l’ONG, si COTREFOR arrive à exporter malgré tout, c’est qu’«il doit bien y avoir des importateurs désireux de commercialiser du bois illégal, ou du moins douteux, et des gouvernements dans les pays d'importation incapables de mettre en oeuvre et faire respecter les lois européennes et internationales visant à prévenir ce genre de transactions».

Greenpeace n’a pas manqué à critiquer le gouvernement RD-congolais. «Les activités de la société COTREFOR sont symptomatiques du chaos organisé régnant dans le secteur de l'exploitation forestière en RD-Congo, où la faible gouvernance et la corruption sont des obstacles majeurs à la protection des forêts», précise l’ONG.

Dans la foulée, Bienvenu Liyota Ndjoli, ministre RD-congolais de l’Environnement et Développement durable, a précisé que la RD-Congo est un pays forestier largement sous-exploité et que le secteur de l’industrie du bois y a un impact écologique négatif très faible. Il a également réaffirmé que son pays est engagé dans un processus de gestion durable et de valorisation du patrimoine forestier national.

COTREFOR dispose de deux concessions en RD-Congo: dans le territoire de Befale, dans la province de l’Équateur et et une dans le territoire de Banalia, dans la Province Orientale.

Christian Joseph MUTOMBO

Jean-François Guégan Directeur de recherche en écologie des maladies infectieuses à l'Institut de recherche pour le développement (IRD)La propagation de l'épidémie d'Ebola en Afrique serait liée aux perturbations environnementales, notamment à la déforestation. Explication de Jean-François Guégan, directeur de recherche en écologie des maladies infectieuses à l'Institut de recherche pour le développement (IRD).

Actu-environnement : Quel est le lien entre la propagation de l'épidémie d'Ebola et les modifications environnementales engendrées par l'homme ?

Jean-François Guegan : Un scénario hautement probable serait que les chauves-souris, un réservoir naturel du virus, auraient quitté leurs habitats perturbés en Guinée forestière. Comme la zone est riche en or, diamant et bauxite, de nombreuses mines se développent et la région subit une déforestation massive.

Les chauves-souris quittent cet environnement modifié, recherchent de la nourriture et viennent au contact d'arbres fruitiers, des manguiers en particulier, dans les villages et donc au contact de l'homme.

L'augmentation des perturbations de l'état naturel, la déforestation, le développement d'une agriculture de subsistance pour les populations réfugiées issues de Sierra Leone et du Libéria ont fait que les populations ont été exposées beaucoup plus et en plus grand nombre aux chauves-souris ou à leurs excréments ou encore à d'autres animaux qui eux même ont été en contact avec des chauves-souris.

AE : quel est le rôle joué par l'agriculture de subsistance des populations réfugiées issues de Sierra Leone et du Libéria?

JFG : Le Liberia et la Sierra Leone ont subi ces quinze dernières années de profonds bouleversements dus aux guerres civiles avec un délabrement du système économique, financier, social, etc. Des dizaines de milliers de réfugiés sont venus en Guinée forestière dans des villes comme N' Zérékoré ou Macenta par exemple.

Pour se nourrir, ces personnes déplacées ont développé des abattis (parcelles brûlées) pour faire pousser du manioc, du maïs, et sont également allées en quête de viande dans la forêt : petits rongeurs, mammifères, etc. Et donc au contact des chauves-souris qui sont depuis des milliers d'années dans ces territoires et arborent de nombreux virus dont celui d'Ebola à l'état naturel.

AE : Existent-ils d'autres exemples de ce type de scénario ?

JFG : Les virus Hendra et Nipah sont également hébergés par des chauves-souris, des mégachiroptères, en Asie du Sud-Est. A cause de la déforestation massive pour l'implantation des palmiers à huile, elles ont quitté des zones comme l'Indonésie. Comme ce sont de grandes chauves-souris, elles peuvent parcourir 2.000 à 3.000 km pour trouver de la nourriture, comme des mangues, des ramboutans dans les vergers, des fermes en Malaisie, ou même beaucoup plus loin en Australie (dans le cas d'Hendra) mais aussi au Bangladesh (dans le cas de Nipah) et donc de transmettre des virus à large échelle.

AE : Peut-on imaginer un retour en arrière, avec des plans d'action par exemple de reforestation ?

JFG : Reforester, oui bien sûr, il faut le faire ! Mais avant que les plants produisent des fruits naturels, du temps va s'écouler, environ 6-7 ans parfois beaucoup plus. Cela pose également le problème de conservation d'espèces en général.

La zone en question en Guinée est assez proche du mont Nimba, une zone montagneuse qui est une réserve internationale de la biosphère où il y a encore des animaux emblématiques : crapauds vivipares, chimpanzés ou quelques rares hippopotames nains. Pourtant, pour une partie, des sociétés minières sont autorisées à exploiter : cela pose des problèmes d'équilibre et de protection des systèmes naturels et de coexistence avec des populations humaines qui ont tendance à modifier ces équilibres et perturber ces écosystèmes… A l'avenir, avec une population galopante, la destruction des dernières grandes terres de forêts primaires au Brésil, en Asie du Sud Est, en Afrique Centrale et avec cette ouverture d'espaces naturels, nous exposons les populations humaines à de nouvelles bactéries, virus, champignons parasites, aujourd'hui inconnus et qui pourraient se révéler les nouveaux agents infectieux de demain.

AE : Existe-t-il un lien entre les maladies émergentes et le changement climatique ou les perturbations provoquées par l'homme ?

JFG : Le lien est moindre - en termes d'évènements infectieux et de leur importance – pour ce qui concerne le changement climatique par rapport à d'autres modifications environnementales. Plusieurs études montrent en effet que le facteur de risque principal, c'est la modification de l'usage des sols, des espaces naturels, des écosystèmes et l'exposition de l'homme à ces habitats modifiés…

Le changement climatique intervient - et nous n'en sommes pas encore certain - pour quatre à cinq systèmes infectieux, guère plus.

Par exemple, l'introduction du virus de la dengue dans nos régions est due en cas princeps à des touristes visitant des zones tropicales infestées et ramenant le virus avec eux. Si des insectes vecteurs autochtones ou invasifs, comme le moustique tigre, sont capables de transmettre ce virus, un foyer peut alors intervenir indépendamment d'une élévation de température que l'on pourrait associer à un changement climatique.

Propos recueillis par Dorothée LAPERCHE
Actu-environnement.com

Coupe illégale de bois par des scieurs de bois artisanaux dans l'Ituri -Radiookapi 2006.A deux jours de l’ouverture de la coupe du bois au Katanga, certains exploitants forestiers de la chefferie de Basanga, dans le territoire de Kambove (Katanga) dénoncent l’exploitation illicite du bois rouge à Nkala. Ils ont affirmé, mardi 29 juillet, que ces bois sont déposés dans les entrepôts à Lubumbashi avant d’être expédiés en Asie.

Plusieurs autres sources renseignent que l’exploitation illicite de ce bois est exercée depuis janvier 2013 à Nkala, l’une de réserve de cette essence de bois.
« L’exploitation du bois rouge est interdite sur toute l’étendue de la province du Katanga. A notre grande surprise, il y a un député qui en exploite depuis janvier », a affirmé un exploitant forestier.

Des sources concordantes indiquent que c’est environ 2 000 m³ de bois qui sont entassés en plus de quatre-vingts tas dispersés dans la brousse à plus de 30 km de Lwambo sur la route Lwambo-Bunkeya.

Ceux qui sont dans l’exploitation légale du bois disent avoir du mal à évacuer leurs produits. Ils disent attendre l’ouverture de la période de la coupe du bois pour les amener à Lubumbashi.

Pour sa part, l’administrateur du territoire de Kambove dit ne pas être au courant de l’exploitation illicite à Nkala. Le ministère provincial de l’Environnement affirme aussi ne pas être au courant de cette exploitation illégale.

Mais il promet d’ouvrir une enquête pour vérifier ces allégations.

Radiookapi.net

Logo de la FAO au siège de l'organisation à RomeL’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a plaidé lundi en faveur d’une exploitation « responsable des ressources forestières » dont « dépend une part importante de la population mondiale ».

« Une part importante de la population mondiale dépend, à bien des égards, des produits forestiers pour satisfaire ses besoins fondamentaux en énergie, en logement et certains aspects de soins de santé », indique la FAO dans son rapport publié tous les deux ans sur la « Situation des forêts dans le monde » présenté à l’ouverture du 22ème Comité des forêts (COFO) à Rome.

Ce rapport souligne cependant que « les politiques forestières (…) ne prêtent pas une attention suffisante à ces avantages socio-économiques, malgré leur énorme potentiel de contribution à la réduction de la pauvreté, au développement rural et aux économies plus vertes ».

« Je serai clair : nous ne pouvons assurer la sécurité alimentaire et le développement durable sans préserver et exploiter les ressources forestières de façon responsable », a souligné le directeur général de la FAO, José Graziano da Silva.

Selon la FAO, l’énergie provenant du bois « constitue plus de la moitié de l’énergie consommée dans 29 pays, dont 22 sont en Afrique ».

« En Tanzanie, le bois en tant que combustible représente environ 90% de la consommation nationale totale en énergie », précise l’agence spécialisée onusienne.
« Les pays sont appelés à changer de cap, tant en matière de collecte des données que d’élaboration des politiques, depuis la production jusqu’aux avantages tirés des forêts – autrement dit, de passer des arbres aux individus », a souligné Eduardo Rojas-Briales, sous-directeur général de la FAO chargé des forêts.

Cet appel ne se limite pas aux seuls pays  sous-développés ou en voie de développement : en Europe et en Amérique du Nord, 90 millions de personnes se chauffent au bois, une solution de plus en plus prisée pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.

La FAO rappelle par ailleurs que le chiffre d’affaires de l’industrie du bois « officielle » représente « plus de 600 milliards de dollars ».

Par ailleurs, au cours de ce comité le prince Laurent de Belgique a été nommé ambassadeur spécial auprès de la FAO pour les forêts et l’environnement, a ajouté l’agence, dont le siège est à Rome.

Agence France Presse

Des militants de Greenpeace bloquent le bateau Le cargo battant pavillon britannique bloqué dimanche soir par des militants de Greenpeace l’accusant d’importer du bois illégal du Congo a accosté lundi peu après 11H00 au port de La Rochelle, a constaté un photographe de l’AFP.

Le cargo avait tout d’abord dû rebrousser chemin, dimanche en début de soirée, lorsque des militants de Greenpeace embarqués sur trois canots pneumatiques avaient plongé dans le bassin du port de commerce rochelais de La Pallice pour l’empêcher d’accoster. Le cargo était parti mouiller au large.

Peu auparavant, les défenseurs de la cause environnementale avaient approché le cargo dans l’avant-port, à 5 milles (environ 9 km) du port, et peint « Bois illégal » en grande lettres blanches sur ses flancs.

Lundi dans la matinée, vêtus de combinaisons vertes et portant un casque de protection blanc, des militants se sont postés sur les grues de déchargement à l’endroit où le cargo devait accoster. Ils ont déployé une large banderole où l’on pouvait lire « bois illégal, France laxiste ».

C’est finalement sur une autre zone du port que le cargo est venu accoster. Les militants de Greenpeace se sont alors juchés sur la grue de déchargement, sans en être empêchés par les autorités du port. Leur présence bloque pour l’heure toute possibilité de déchargement.

« Nous sommes aussi engagés dans la lutte contre l’importation de bois illégaux et on n’a pas envie que l’image de La Rochelle soit associée à ce trafic »,  a-t-on indiqué au service communication du port, confirmant que le Safmarine Sahara est « en train de s’amarrer ».

« Nous voulons que toute la lumière soit faite et on ne s’oppose pas à ce que la marchandise soit contrôlée, encore faut-il qu’elle soit déchargée », a-t-on ajouté.
Selon Greenpeace, une partie des 3.000 m3 de bois (bossé, sipo, sapelli, notamment) transporté par le cargo est du bois illégal, coupé dans des zones n’étant pas ouvertes à l’exploitation.

« Des milliers de mètres cubes de bois illégal sont entrés en France l’année dernière au nez et à la barbe des autorités », avait indiqué dans un communiqué Frédéric Amiel, chargé de campagne Forêts à Greenpeace, dénonçant le « laxisme » de la France. « Nous refusons cet état de fait et nous sommes ici pour empêcher ce bois d’être débarqué sans contrôle ».

Fin mai dans ce même port, des militants de Greenpeace étaient déjà intervenus pour symboliquement « mettre sous scellés » du bois importé du Brésil et du Congo, pour dénoncer « l’inaction » de la France contre l’importation de bois illégal.

Greenpeace dénonce avec insistance ces dernières semaines des failles d’un projet de loi français d’Avenir sur l’Agriculture, qui doit être discuté en seconde lecture à l’Assemblée nationale dans les prochains jours, et vise notamment à mettre en œuvre un règlement européen de 2013 contre l’importation illégale de bois, notamment d’essences protégées.

Pour l’organisation, ce projet de loi risque de rendre la réglementation européenne inopérante, car la France souhaite y ajouter « la condition selon laquelle il revient aux pays de récolte du bois (…) de signaler aux pays importateurs l’arrivée de bois illégal ». Nuance cruciale, selon Greenpeace, s’agissant de « pays où la gouvernance est défaillante, la corruption endémique et la réglementation forestière souvent violée en toute impunité ».

Selon le ministère de l’Agriculture 5 à 15% du bois importé dans l’Union européenne serait illégal, Greenpeace l’estime de 15 à 30%

Agence France Presse

Simon Rietbergen, Responsable du projet UC-PFCN-BANQUE MONDIALESur une terre fertile défrichée partiellement par le gouvernement congolais dans le domaine de la préservation des forêts, conservation de la nature et encadrement des populations autochtones, la Banque mondiale a investi depuis avril 2009 et compte le faire jusque en 2015, et dans plusieurs petits projets, un financement de 70 millions de dollars, don de l’IDA et de 6 millions de dollars de FEM. A l’occasion de la Journée porte ouverte organisée par l’Unité de coordination de projet UC – PFCN, le jeudi 17 octobre 2013, à l’Espace Bilembo, quartier Utexafrica à Gombe, cette agence d’exécution de la Banque mondiale, a dévoilé sa grande vitrine. Un panorama de ses principales réalisations, depuis le démarrage de ses activités jusqu’à ce jour, était présenté à un public select, à travers une exposition des photos, des diapositives, appuyées par des explications détaillées et des films documentaires. Cette campagne de sensibilisation cadrait, comme il faudrait le souligner, avec un objectif noble, à savoir « Préserver la nature pour développer les communautés locales et sécuriser les générations futures ».

Dans son allocution, le responsable de ce projet, Simon Rietbergen, spécialiste de gestion des forêts et aires protégées à la Banque mondiale, a rappelé d’emblée la nouvelle devise de son institution, à savoir « la Banque mondiale, partenaire d’un Congo qui change », avant de préciser que tous les projets exécutés par l’UC – PFCN sont ceux du gouvernement congolais, mais qui sont financés par son institution.

La RDC regorge d’une superficie de 155 millions d’hectares de forêts, presqu’égale à celle de la forêt amazonienne, mais rien n’était fait jusque-là pour les populations autochtones. Après la visite de plusieurs concessions, son constat est que les populations étaient délaissées à leur triste sort. Il a fallu que des micro-projets soient mis en œuvre pour que les experts de la Banque mondiale dépêchés sur le terrain, apprennent aux communautés locales à se prendre en charge. Aujourd’hui, des routes sont construites, des ponts jetés sur des cours d’eau, des écoles et des centres de santé érigés pour améliorer le vécu quotidien de ces populations de l’arrière-pays, vivant dans une autarcie sans perspectives d’avenir.

Le programme d’action de ce projet a permis aujourd’hui, de remettre de l’ordre dans l’exploitation des forêts et de donner quelques emplois aux paysannes. A travers cette Journée porte ouverte, il en a profité pour inviter l’équipe de l’UC – PFCN à présenter les projets déjà réalisés dans le cadre de l’appui de la Banque mondiale. Simon Rietbergen a enfin plaidé pour le sponsoring d’un programme alternatif qui devra organiser pour 40 élèves, une visite de l’Espace Bilembo, programme à étendre à plusieurs écoles de Kinshasa. A travers cette activité, les élèves seront sensibilisés sur la gestion de ressources naturelles, les métiers de la terre, les problèmes de l’environnement et le changement climatique. Objectif affiché, préserver la nature, développer les communautés locales et sécuriser les générations futures.

Le coordonnateur de ce projet, Martin Lukaya Makayi Winga, répondant à quelques questions des journalistes, a insisté sur l’évaluation des experts de l’UC – PFCN dans les provinces-pilotes de l’Equateur, Orientale et Bandundu. Sur base de nombreux témoignages des bénéficiaires des avantages des projets mis en œuvre, tous félicitent la Banque mondiale pour ses interventions, que le projet UC – PFCN a tenu ses promesses concrétisant la nouvelle devise de la Banque mondiale, partenaire d’un Congo qui change.

Voici d’ailleurs quelques réalisations de cet appui de la Banque mondiale :

Dans les trois provinces, l’UC - PFCN a construit les bâtiments de coordinations provinciales du ministère de l’Environnement, Conservation de la nature et Tourisme, les bureaux des ministères provinciaux de l’ECNT, des ponts, des routes, des écoles ( Wangata, Lokiyo et Oshwe) et un centre de santé à Boyeka. Elle s’est particulièrement distinguée dans la réforme institutionnelle, le renforcement de la gouvernance forestière pour la gestion durable de la biodiversité et des ressources forestières. Aujourd’hui, l’on se réjouit de constater la participation des communautés locales à la gestion des forêts et la gestion participative des aires protégées, comme le parc national de la Maïko dans la province Orientale. Le cas le plus illustratif est celui des anciennes vendeuses de viande de brousse, formées par le projet, ont été converties en couturières et éducatrices environnementales à Djolu. Une réalité crève les yeux, les priorités de développement exprimées par les différents villages sont enfin prises en compte dans le choix des projets de développement au niveau de la communauté. Ainsi, grâce à une bonne gestion de nos ressources naturelles, on préserve la nature, on sauvegarde l’environnement et on garantit l’avenir pour les générations futures. Avec cette vitrine de l’UC – PFCN ouverte au grand public, l’équipe conduite par Simon Rietbergen, grâce à une forte d’encadrement du coordonnateur Martin Lukaya, a gagné son pari.

Journal Le Phare

Par gabonreview.comUne convention pour l'appui aux sociétés forestières d'Afrique centrale a été signée vendredi à Brazzaville au Congo, entre la banque de développement des Etats de l'Afrique centrale (BDEAC) et l'agence française de développement (AFD).

D'une valeur de 2,7 millions d'euro, cette convention est destinée à encourager les établissements bancaires des six Etats de la communauté économiques monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) et de la République démocratique du Congo (RDC) à appuyer le financement des projets de gestion durable des forêts tropicales humides du bassin du Congo via une meilleure connaissance du secteur (projet FINFORTROP), annoncé Radio Chine International
Ce média signale également que ce projet est financé par le Fonds français pour l'Environnement Mondial (FFEM). Ledit projet vise à améliorer auprès des institutions financières de la sous-région, la connaissance du secteur forestier, la prise en compte des enjeux du développement durable et de la finance carbone. Dans ce but, le projet prévoit la mise en œuvre d'un accompagnement technique des banques locales mis en œuvre par la BDEAC.

"L'objectif de ce projet est de favoriser, à terme, l'accès au crédit des entreprises du secteur forestier engagées dans des pratiques de gestion durable, afin que celles-ci puissent réaliser des investissements nécessaires à leur pérennité et leur développement. Il se propose en outre de dépasser l'inadéquation entre les nouveaux besoins du secteur et les modalités usuelles de financement des banques de la sous-région ", a déclaré le président directeur général de la BDEAC, M. Michaël Adandé, à cette occasion.

Pour lui, la BDEAC qui fait du développement durable, un des axes prioritaires de sa stratégie de croissance, trouve à travers cette convention, une récompense de ses efforts fournis en vue de participer à l'émergence d'une économie verte viable dans la sous- région d'Afrique centrale.
Ce financement qui vient de l'AFD est appropriée pour les entreprises forestières congolaises, longtemps confrontées à un problème de financement auprès des banques commerciales locales. Il va les accompagner dans le financement de leurs projets à long termes, a reconnu pour sa part, le directeur général de l'économie forestière, Donatien Nzala. En 2008, une convention de financement d'un programme d'appui technique et institutionnel visant à arrimer la BDEAC aux normes internationales avait été signée entre l'AFD et la BDEAC.

http://www.mediaterre.org

Par goodplanet.infoLa forêt amazonienne compte plus de 390 milliards d’arbres. Cette population totale regroupe plus de 16 000 espèces différentes, cependant la moitié des arbres de cette forêt tropicale appartiennent à 227 espèces différentes. Il est donc possible de qualifier ces espèces d’hyper dominantes. Il s’agit surtout de palmiers (notamment Euterpe oleracea, également appelé açaï, espèce emblématique de l’Amazonie utilisée dans l’agroalimentaire et consommée sous forme de boisson énergétique) des Myristicaceae (famille du muscadier) et des Lecythidaceae (famille du noyer du Brésil).

C’est ce qui ressort d’une étude internationale, coordonnée par Hans ter Steege (Naturalis Biodiversity Center, Pays-Bas) et à laquelle ont participé des équipes françaises de l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement) et du CNRS ainsi que de l’INRA et du Cirad publiée dans la revue Science. L’équipe internationale de scientifiques a étudié 1170 parcelles d’un hectare de cette vaste forêt pour en dresser un portrait.

Si 227 espèces d’arbres comptent pour plus de la moitié du total de tous les arbres de la forêt, 0,12% de la population des arbres se compose de 11 000 espèces rares, dont certaines sont jugées en danger.

L’Amazonie, une région méconnue et menacée.

Les chercheurs « insistent sur la nécessité d’intensifier l’inventaire des 11 0000 espèces rares. En effet, du fait de leur répartition très limitée, ces espèces sont extrêmement menacées par la déforestation et risquent de disparaître avant même d’avoir été observées et décrites. De plus, la distribution des abondances mises en évidence montre que l’effort de prospection pour accéder à ces éléments rares est colossal », rapporte un communiqué de l’IRD le 16 octobre. Certains hectares de forêt peuvent compter jusqu’à 300 espèces d’arbres au Pérou et 210 en Guyane française – soit plus que toute l’Europe. L’Amazonie s’étend sur 6 millions de kilomètres carrés.

Goodplanet.info

Source : Radio OkapiLe Réseau Ressources Naturelles (RRN) accuse les exploitants industriels et artisanaux du bois de violer la réglementation en la matière, dans a province de l’Equateur. Cette organisation environnementale a formulé ces accusations, samedi 5 octobre, au cours de l’évaluation trimestrielle du secteur du bois, à Mbandaka, chef-lieu de l’Equateur.

Selon ce réseau, les clauses sociales proposées par les exploitants industriels ne sont pas conformes au modèle institué par le gouvernement congolais. La plupart de ces exploitants promettent en vain d’investir dans les domaines sociaux en faveur des paysans.

Le Réseau ressources naturelles accuse également ces exploitants du bois de travailler sans le moindre respect du processus de réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forets (REDD).

Le point focal du RRN à l’Equateur, Julien MATHE, a affirmé que ces exploitants ne respectent pas la clause sociale qui recommande le respect du volume du bois à couper par an.

«Nous demandons à l’administration forestière de mieux appliquer la règlementation du secteur forestier», a indiqué Julien MATHE.

Cette organisation a, par ailleurs, indiqué qu’il est difficile pour les autochtones de tirer profit du processus REDD aussi longtemps que le décret sur l’obtention des concessions forestières de communautés locales n’est pas encore signé par le gouvernement.
Le nouveau commissaire provincial de l’environnement et de la conservation de la nature à l’Equateur, Claude BOMANA, s’est engagé, en août dernier, de lutter contre l’insalubrité et de veiller au respect du code forestier.

www.radiookapi.net

Photo CGCDu 31 juillet au 1er aout 2013 à Yaoundé au Cameroun s’est ténue la 1ère réunion du comité de décision et d’orientation (CDO) du Programme PPECF dont le rôle essentiel est de définir les orientations relatives à la gestion du programme PPECF et veiller à sa bonne performance.
 
Cette importante rencontre à connu la participation d’une dizaine personnes,  représentants, des institutions étatiques comme la Direction des forêts de la République du Cameroun, la Direction générale de l’économie forestière du Congo, la Direction générale des forêts de RCA et la Direction de la gestion forestière de RDC, des organisations sous-régionale comme le PFBC, la CEFDHAC et la COMIFAC, et du secteur privé comme ALPICAM. Par ailleurs, ont répondu présent en qualité d’observateurs à cette rencontre, le représentant du Groupement de la Filière Bois du Cameroun (GFBC) et les représentants des concessionnaires forestiers (PALLISCO, ROUGIER).
 
Sous la présidence de M. Tadoum Martin, Secrétaire Exécutif Adjoint, cette rencontre a connu deux articulations majeures.
 
La cérémonie d’ouverture
 
Ici, une seule allocution de circonstance a été prononcée, celle du  Secrétaire Exécutif Adjoint qui d’entrée de jeux, a exprimé sa profonde gratitude à la COMIFAC et à la KFW pour leur intérêt porté sur la certification du bois des forêts de l’Afrique Centrale, ce qui justifierait toute leur soutient multiforme pour la mise en œuvre du PPECF qui, entre en étroite ligne avec les priorités du Plan de Convergence de la COMIFAC.
 
Dans son allocution Il a reprécisé le rôle central que le CDO doit jouer dans ce Programme. Cette précision était dans le but d’amener les participants à des contributions constructives. A cet effet le CDO devra :
 

  • Analyser  de manière critique le  les activités réalisées de la première année;
  • valider le plan d’opération annuel des prochaines  activités;
  • donner des orientations quant à la sélection des projets de financement;
  • suivre le déboursement des financements;
  • suivre des activités sur la base des rapports de suivi – évaluation semestriels.

La fin de cette cérémonie d’ouverture a donné la possibilité au participants de passer aux travaux en plénière après une brève présentation à leur sujet.
 
Travaux en plénière
 
Il a été question ici, essentiellement des exposés par le gestionnaire du projet, des débats et des recommandations.
 
Les présentations ont porté sur : l’état d’avancement des activités du PPECF pour la période allant d’avril 2012 à avril 2013, les perspectives pour la seconde année 2013/14, et les outils dédiés à la gestion durable (e-learning, Canopée ; logiciel HVC ; rapports publics, etc.). Ces présentations ont donné la possibilité aux participants de réagir dans des échanges très enrichissantes tant sur la forme que sur le fond du travail abattu jusque là. À cet effet, les sujets de discussion ont porté sur :
 

  • format de présentation du rapport pour une meilleure lisibilité,
  • l’orientation du programme centré sur le label FSC, excluant des appuis aux certifications intermédiaires de type ISO ou OLB,
  • les points forts et faibles  du Programme PPECF.

 
Ces discussions ont permis de formuler de recommandations à l’endroit de la COMIFAC, du KFW et de la Cellule de gestion pour l’efficacité du programme au sein des pays bénéficiaires sur le plan méthodologique et le plan opérationnel.
 
Au terme de ces deux jours de travail, où le CDO a été  satisfait du déroulement des activités du projet menées en 2012/13, s’est achevé dans l’espoir de voir les recommandations apportées un meilleur impact du programme.

Partenariat pour les Forets du Bassin du Congo (PFBC)
www.pfbc-cbfp.org

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