Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 21 octobre 2017 -
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Lutte contre les énergies fossiles en RDC, Congo Power Shift lance la campagneL’Organisation Non Gouvernementale Congo Power Shift, formule locale de Global Power Shift, vient de lancer, ce jeudi 20 février 2014 au Centre Carter de Kintambo à Kinshasa, la campagne de lutte contre les énergies fossiles en République Démocratique du Congo sur le thème : ’"Vers un objectif zéro émission CO2’". Au cours d’un point de presse animé à cet effet, le Coordonnateur de cette plate-forme, Erick Kassongo, avocat de son état, a indiqué que cette campagne est un élan de sensibilisation pour faire face à la crise climatique.

D’entrée de jeu, Erick Kassongo a expliqué que les combustibles fossiles sont des dépôts des matières organiques enfouies dans le sol : charbon, pétrole et gaz naturel. Ces derniers sont riches en carbone. La lutte contre le réchauffement climatique suppose donc une régulation de carbone atmosphérique en "trop".

Les impacts sur le plan environnemental sont sans précédent, du fait que ces combustibles qui prennent des millions d’années pour se renouveler, font des dégâts écologiques considérables liés à leur extraction, tout comme à leur utilisation. Ces combustibles ont également des impacts très négatifs sur la santé, a révélé le coordonnateur de Congo Power Shift. "Ils représentent un danger permanent sur la santé avec des effets très graves. Plus de 70 milles morts ont été enregistrés aux USA selon les statistiques d’il y a 6 ans’", a indiqué Erick Kassongo, avant de souligner que "selon le dernier rapport du Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, GIEC, le monde a dépassé la barre de 400 parties par millions (ppm) de concentration des particules de gaz à effet de serre dans l’atmosphère". Aujourd’hui, l’utilisation par l’humanité des combustibles fossiles est à l’origine d’un déséquilibre important du cycle du climat. D’où le recours obligatoire aux énergies renouvelables comme les plaques solaires, les éoliennes.

Pour Congo Power Shift, le but de cette campagne est d’alerter la communauté nationale sur les dangers de ces combustibles fossiles et agir en urgence en faveur des énergies renouvelables. Et cela est l’apanage du pouvoir public, qui doit en principe créer des chants pilotes pour ces énergies. Il s’agit également à travers cette campagne, de susciter un élan de sensibilisation sans précédent qui touche toutes les couches sociales ; rappeler l’existence et les avantages des énergies renouvelables ainsi que le potentiel de la RDC à transiter vers les sources d’énergies moins dangereuses pour la planète et dénoncer les abus en poussant l’autorité à l’action.

Dans son programme d’actions, Congo Power Shift entend mener cette campagne dans six provinces pour la première phase, en mobilisant 20 à 25 milles personnes. Parmi les moyens mis en place par l’organisation, il sera lancé une pétition pour exiger au pouvoir public de migrer vers les énergies renouvelables, pétition qui sera destinée d’abord au 1er ministre ou à chaque ministère sectoriel. Une séance de restitution sera organisée au mois de mai prochain au cours de laquelle il sera question de faire le bilan des actions menées. Les médias audiovisuels et surtout les réseaux sociaux seront mis à contribution pour la réussite de cette campagne.

Equipe GPS - André Moliro

Avec l'inauguration le 26 octobre de la ferme éolienne d'Ashegoda, développée par une PME française, l’Ethiopie conforte sa place de leader africain sur le marché de l’énergie verte.

Vue de la ferme éolienne d'Ashegoda (Ethiopie) - Photo 27avril.comLa plus grande ferme éolienne d’Afrique sub-saharienne a été inaugurée samedi 26 octobre à Ashegoda, dans le nord de l’Ethiopie. Cette nouvelle centrale, comptant 84 turbines installées sur 100 km2, dispose d'une puissance de 120 MW, soit 400 GWh distribués par an. Elle s’inscrit clairement dans l’ambition affichée par le pays d'Afrique de l'Est de développer sa production énergétique de façon propre et durable. Le projet a été mené par la PME française Vergnet, installée dans le Loiret, dont le chiffre d’affaires (117,9 millions d'euros en 2012) a été très largement boosté par le contrat signée avec EEPCo, la compagnie nationale  d’électricité éthiopienne : la structure a coûté 210 millions d’euros, un financement réalisé grâce à l’Agence française de développement (AFD) et un pool de banques françaises.

Lors de l’inauguration en grande pompe retransmise en direct à la télévision nationale, le chef du gouvernement éthiopien, les représentants de Vergnet et l’ambassadrice de France se sont tous félicités de voir l’Ethiopie conforter son rôle de leader africain sur le marché de l’énergie verte et particulièrement éolienne. Tous ont aussi mis en avant la qualité de la collaboration entre les différents acteurs sur le projet – le Premier ministre Hailemariam Desalegn appelant même directement les « entreprises françaises à investir davantage dans le pays ».

Pierre BLAISE
Jeune Afrique Economie

les ONG claquent la porte de la conférence de VarsovieLes grandes ONG environnementales ont claqué jeudi la porte de la conférence internationale sur le climat à Varsovie, un coup d’éclat sans précédent pour dénoncer des pourparlers, censés poser les fondations du grand accord de 2015 mais qui ne « débouchent sur rien ».

« Les organisations et mouvements représentant la société civile aux quatre coins du monde ont décidé de faire un meilleur usage de leur temps en se retirant des pourparlers de Varsovie », ont-elles expliqué.

« Cette conférence de Varsovie, qui aurait dû marquer une étape importante dans la transition vers un avenir durable, ne débouche sur rien », ont tranché Greenpeace, Oxfam, WWF, les Amis de la Terre Europe, la Confédération internationale des syndicats, et ActionAid International.

A la veille de la clôture officielle de la conférence, qui s’est ouverte le 11 novembre en présence de délégations de plus de 190 pays, ce geste des ONG qui sont des acteurs à part entière de ces grand’messes du climat, renforçait encore le pessimisme ambiant.

Après une nouvelle nuit de pourparlers dans le grand stade de Varsovie, la commissaire européenne au Climat, Connie Hedegaard, a regretté jeudi matin que « les négociations n’avancent pas ».

« Nous ne pouvons pas nous offrir de faire marche arrière par rapport à Durban, il faut avancer », a-t-elle averti, faisant allusion à la conférence de l’ONU en 2011 lors de laquelle la communauté internationale s’est donné pour objectif de sceller un accord en 2015 à Paris.

Cet accord, qui doit entrer en vigueur en 2020, se veut le plus ambitieux jamais obtenu sur le changement climatique: universel, légalement contraignant, il doit réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) afin de limiter le réchauffement à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle.

Pour l’heure, les émissions sont à la hausse et mettent le monde sur la trajectoire d’un réchauffement de près de 4°C.

Mais le chemin vers Paris est pavé d’obstacles, le principal étant le partage des responsabilités entre pays industrialisés et pays en développement, notamment les grands émergents dont la Chine, premier pollueur au monde.

Les grands pays émergents ne cessent d’insister sur le fait que les pays industrialisés, responsables historiquement du réchauffement, doivent en faire beaucoup plus qu’eux, et mettent aussi en avant leur « droit au développement ».

Cette position est fermement rejetée par les Etats-Unis, deuxième pollueur au monde, qui refusent que la Chine bénéficie d’un traitement de faveur. « Nous devons laisser l’idéologie à la porte », a lancé jeudi le négociateur en chef américain Todd Stern.
Un accord basé sur cette ligne de partage entre pays développés et en développement « ne fonctionnera pas », a-t-il déclaré.

Mais quelques minutes après ce discours, le négociateur chinois a rappelé: il y a d’un côté des pays en cours « d’industrialisation » et d’autres « qui sont post-industriels », et « cette division subsistera après 2020″.

Aussi, le ministre Zhenhua Xie, a appelé à ce que l’accord de 2015 comprenne des « objectifs quantité de réduction drastique d’émissions de GES » pour les pays industrialisés, et que les pays du Sud ne s’engagent qu’à « renforcer leurs efforts » en ce sens.
Selon le directeur de Greenpeace international Kumi Naidoo, « la Chine peut changer la donne, mais elle n’a pas encore traduit ses efforts nationaux en engagements constructifs dans ces pourparlers ».

Pour autant les pays du Nord ne sont pas épargnés par les ONG qui critiquent le recul du Japon, de l’Australie, et du Canada en matière de lutte contre le changement climatique, et que, sur la question de l’aide financière aux pays du sud, « les gouvernements ont craché au visage de ceux qui souffrent du changement climatique », selon M. Naidoo.

Les pays du Sud exigent plus de « visibilité » sur l’aide de 100 millards de dollars par an promise d’ici 2020 pour les aider à faire face au réchauffement, et la création d’un mécanisme pour prendre en compte « les pertes et dommages » subis à cause du changement climatique.

Ces deux dossiers, la formulation d’un calendrier des différentes étapes jusqu’à Paris, ainsi que la nature des engagements attendus dans l’accord de 2015 — la France veut qu’ils soient « chiffrés »– restaient les points durs des négociations jeudi matin.

Agence France Presse (AFP)

Photo ecoville.centreblog.netRéuni à Stockholm, le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoit une hausse des températures de 0,3°C à 4,8°C d'ici 2100. Ses estimations prévoient également une hausse du niveau de la mer de 26 à 82 centimètres sur la même période. Pour les membres de cette organisation qui dépend de l'ONU, "la responsabilité de l'homme dans le réchauffement toujours plus certaine".
Pour le Giec, il est désormais "extrêmement probable" que l'influence humaine est la principale cause du réchauffement observé depuis le milieu du 20e siècle, ce qui équivaut à 95% de certitude dans la terminologie très précise du rapport. Dans son dernier rapport, en 2007, cette certitude était de 90%.
Le gouvernement français a aussitôt salué "l'adoption unanime" de ce rapport qui "confirme la réalité dramatique du changement climatique". Dans un communiqué commun, Laurent Fabius (Affaires étrangères), Pascal Canfin (Développement) et Philippe Martin (Ecologie), rappelle l'engagement de la France "pour construire un pacte mondial sur le climat en 2015". Objectif : "limiter les émissions de gaz à effet de serre afin de contenir l'évolution des températures en deçà de 2°C à l'horizon 2100".

John Kerry appelle à une action forte et à une coopération accrue


À la suite de la publication de ces chiffres, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé la communauté internationale à une action forte et à une plus grande coopération après la publication du rapport alarmiste des experts du Giec sur le réchauffement climatique.
"S'il y a un dossier qui réclame plus de coopération et d'engagement diplomatique, c'est bien celui-là", a assuré M. Kerry dans un communiqué, ajoutant: "Seule une action des humains peut sauver le monde des pires impacts" qu'ils ont sur la planète.
Il a estimé que ce rapport constituait un "nouvel appel au sursaut" car, selon lui, "ceux qui contredisent la science et cherchent des excuses pour ne pas agir jouent avec le feu".
"Les coûts de l'inaction augmentent au delà de ce chaque personne dotée de conscience ou de sens commun voudrait voir un jour arriver", a insisté le responsable américain.

Les ONG enfoncent le clou

"La vérité qui dérange est confirmée", ont estimé vendredi les principales ONG environnementales - Greenpeace, Oxfam, WWF et Les Amis de la Terre - après la publication du rapport des experts sur le réchauffement climatique qui jugent encore plus certaine la responsabilité de l'Homme.
"Après 25 ans de rapports par le Giec, la vérité qui dérange est confirmée: le changement climatique est réel, il se produit à un rythme alarmant et les activités humaines, principalement la combustion, le provoquent", a indiqué dans un communiqué un collectif d'ONG dont Greenpeace, WWF, Oxfam et Les Amis de la Terre.
"Nous savons déjà que le secteur de l'énergie est le principal coupable, mais aussi la principale solution, au changement climatique", ajoutent ces ONG pour qui "les énergies renouvelables constituent une solution simple, avérée et économiquement abordable".
"Le débat au sujet de qui est responsable est clos", a estimé Wael Hmaidan, le directeur de l'ONG Climate Action Network International (850 associations).

Quatre scénarios

Concernant l'ampleur possible du réchauffement d'ici la fin du siècle, le Giec a retenu quatre scénarios possibles sans se prononcer sur la probabilité de chacun d'entre eux.
Le Giec estime ainsi probable que la Terre se réchauffe entre 0,3°C, dans le scénario le plus optimiste, et 4,8°C d'ici la fin du siècle par rapport à la température moyenne de la période 1986-2005. La forte incertitude dépendant évidemment en premier lieu des quantités de gaz à effet de serre qui seront émises dans l'atmosphère dans les prochaines décennies. La Terre s'est déjà réchauffée d'environ 0,8°C depuis l'époque pré-industrielle.
"Limiter le changement climatique va nécessiter des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre", a indiqué dans un communiqué Thomas Stocker, vice-président du groupe du Giec.

Événements météorologiques extrêmes

Les experts du Giec s'attendent également à ce que le réchauffement climatique provoque des événements météorologiques extrêmes plus intenses, même si certains aspects ne sont pas encore tout à fait clairs.
"Les vagues de chaleur vont probablement se produire plus fréquemment et durer plus longtemps. Avec le réchauffement de la Terre, nous nous attendons à voir les régions actuellement humides recevoir davantage de précipitations et les régions sèches en recevoir moins, même s'il va y avoir des exceptions", selon Thomas Stocker.
Concernant la hausse du niveau de la mer, l'une des conséquences majeures du réchauffement, le Giec revoit à la hausse ses projections: les scientifiques estiment désormais qu'elle peut monter en moyenne de 26 à 82 cm d'ici 2100 contre 18 à 59 cm dans le rapport 2007. Les climatologues prennent désormais mieux en compte un phénomène encore insuffisamment étudié il y a 6 ans: un écoulement dans les océans des glaciers côtiers du Groënland et de l'Antarctique.
Le Giec, créé il y a 25 ans sous l'égide pour l'ONU, a pour mission d'établir l'état des lieux du réchauffement pour éclairer les responsables politiques et économiques, mais ne fournit pas de préconisations en tant que tel.

Huffingtonpost / Agence France Press
www.huffingtonpost.fr

dimanche, 22 septembre 2013 10:47

Histoire de comprendre la REDD+ !

Écrit par

Par GreenpeaceOn estime que 15% de l'ensemble des émissions anthropiques (de l'homme) de gaz à effets de serre proviennent du déboisement et de la dégradation des forets, émissions liées à l'extraction de la tourbe inclues. Le maintien et la gestion prudente des stocks de carbone forestier peuvent donc fortement contribuer à l'atténuation des changements climatiques à l'échelle globale.
Toutefois, la pression subie par les forets continue d'être forte, particulièrement dans les pays en développement à fort couvert forestier. La Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) prévoit d'aborder cette question par le biais de la REDD+(Réduction des Emissions du Déboisement et de la Dégradation des forets + Conservation des stocks de carbone forestier, Gestion durable des forets, Accroissement des stocks de carbone forestier.

La REDD+ est un mécanisme qui encourage cinq activités principales:

  • la réduction du déboisement
  • la réduction de la dégradation des forets
  • la conservation du carbone forestier
  • la gestion durable des forets et
  • l'accroissement des stocks de carbone forestier.

Lorsque des forets qui auraient été perdues ou dégradées sont conservées, restaurées ou mieux gérées grâce à la REDD+, les bénéfices qu'elles procurent ne se limitent pas au carbone. Le terme "bénéfices multiples" couvre les bénéfices tirés de l'atténuation des changements climatiques à l'échelle globale par le biais de la REDD+ et tous les autres bénéfices éventuels au niveau local et au niveau des écosystèmes. Les bénéfices sociaux qui proviennent directement de la mise en œuvre de la REDD+ peuvent inclure les emplois, la clarification du régime foncier des terres, l'amélioration des moyens d'existence résultant des paiements de crédits carbone ou encore la plus grande participation aux processus de prise de décision, dans le cadre d'une gouvernance robuste. Les bénéfices tirés des écosystèmes peuvent inclure la conservation de la biodiversité forestière et des services fournis par les écosystèmes, comme la régulation des eaux, la conservation des terres et la fourniture de bois, alimentation et produit forestiers autres que le bois.

Si la REDD+ offre la possibilité de bénéfices multiples, elle présente aussi un risque de préjudice environnemental. Ces préjudices potentiels incluent les impacts négatifs sur les zones sur les zones qui ne sont pas ciblées par les activités de REDD+, par exemple les impacts découlant du déplacement des changements d'usage des terres, et les impacts directs des activités de la REDD+, comme le développement de forets plantées dans les zones d'importance pour la biodiversité. Les décisions prises lors de la 16e conférence des parties à la CCNUCC(Accords de Cancun) incluent des garanties pour la REDD+, que les pays sont invités à promouvoir et à soutenir. Ces garanties ont pour objectif de réduire les risques et d'augmenter les chances d'obtenir des bénéfices multiples.

De nombreux pays en développement ont commencé à se préparer pour la mise en œuvre de la REDD+. Ce processus de préparation national, entre autres, le développement de méthodes et d'outils pour mesurer les émissions de gaz de serre et les flux de carbone forestier, des consultations avec les parties prenantes et l'évaluation des facteurs à l'origine du déboisement et de la dégradation des forets.
De nombreux pays se sont également fixé des objectifs en termes de bénéfices multiples de la REDD+.

Dans le cadre de la planification des bénéfices multiples de la REDD+, les pays devront identifier les options à privilégier en fonction des priorités et besoins particuliers liés à leur contexte national. Cela suppose l'examen approfondi de différentes options  et la compréhension que le chois d'une option peut avoir un effet néfaste sur une autre. La variation du cout de la mise en œuvre de la REDD+ en fonction du lieu est un facteur de plus à considérer. En prenant davantage conscience de la complexité de ce processus de prise de décision, il est possible de mettre au point des instructions et des outils pour aider les pays à cet égard. Parmi ceux-ci, on trouve des outils en ligne interactifs qui facilitent la compréhension des bénéfices et risques éventuels, des documents explicatifs, par exemple sur les méthodes à utiliser pour évaluer et contrôler les changements au niveau des bénéfices tirés de la REDD+, ainsi que des exemples des analyses spatiales des bénéfices multiples issus de la REDD+.

Cartographie des bénéfices potentiels liés à la biodiversité dans le cadre de la REDD+
UN-REDD, MECNT, OSFAC

Photo lavoixdugolf.netDans cette période où les pays sont en cours de développement des politiques et des stratégies d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, il est important de s’assurer que les aspects genre sont pris en compte afin que les femmes et les hommes participent au même titre et bénéficient équitablement des opportunités offertes. Il est aussi impérieux de prédire les risques liés aux inégalités entre les sexes ainsi que la vulnérabilité des femmes face aux changements climatiques et autres chocs environnementaux et sociaux.
Elle permet de renforcer la place de la femme et des autres populations à haut risque de vulnérabilité, dans le développement et la mise en œuvre des politiques et stratégies nationales et sous régionales REDD+ et adaptation. Elle crée ainsi l’opportunité de donner aux hommes et aux femmes les mêmes chances de participation, d’accès aux bénéfices et opportunités offertes par les politiques, les programmes et les projets mis en place. D’une manière spécifique, la stratégie offre à la femme rurale un cadre permettant de tirer profit des avantages de la REDD+ et des opportunités offertes dans le cadre des programmes d’adaptation au changement climatique pour ainsi contribuer à la lutte contre la pauvreté.

Les actions prioritaires proposées dans le cadre de la stratégie sont notamment :

  1. Renforcement des capacités en matière du genre, REDD+ et adaptation au changement climatique à travers des actions de sensibilisation, de formation et d’accompagnement des groupes cibles ;
  2. Appui et accompagnement des initiatives REDD+ et adaptation impliquant les femmes à la base ;
  3. Partage des expériences et diffusion des acquis sur les bonnes pratiques et innovations en matière du genre, REDD+ Participation du REFADD (Réseau Femmes Africaines pour le Développement Durable) à la 7eme CEFDHAC(Conférence sur les Ecosystèmes de Forets Denses et Humides d'Afrique Centrale) Kigali (Rwanda), 2012 et adaptation dans les pays de la COMIFAC(Commission des Forets d'Afrique Centrale) ;
  4. Appui à l’intégration de la dimension genre dans les politiques et législations de la COMIFAC et ses pays membres;
  5. Information, communication et plaidoyer en vue de promouvoir un environnement favorable à la prise en compte du genre dans les politiques et la participation active des femmes dans les processus REDD+ et adaptation au changement climatique ;
  6. Renforcement du partenariat multi acteurs avec une attention particulière sur la collaboration et les synergies entre les réseaux des ONG impliquées ;
  7. Suivi-évaluation par la mise en place, le suivi et la vérification des indicateurs de changement en matière d’intégration du genre.

La mise en œuvre de la stratégie impliquera beaucoup de partenaires à l’échelle locale, nationale, régionale et internationale. Il s’agit notamment du Secrétariat de la Convention sur le changement climatique (UNFCCC), ONUREDD, ONU Femmes, le PNUE, le PNUD, la COMIFAC et les États membres, le Partenariat pour les Forêts du Bassin du Congo (PFBC), la Conférence des Écosystèmes des Forêts Denses et Humides d’Afrique Centrale (CEFDHAC), les partenaires au développement dont l’UICN, l’ACDI, la FAO, le CIFOR, la GIZ, le Réseau Africain des Forêts Modèles (RAFM), l’Alliance Mondiale sur le Genre et le Climat (GGCA/Global Gender and Climate Alliance), la Coordination régionale REDD+, les programmes et projets REDD+ et adaptation, le REFADD et ses membres, les organisations de base impliquant les femmes, les départements en charge du genre dans les pays, les autorités locales, ainsi que d’autres organisations de la société civile actives sur les questions REDD+, dont le Réseau des Femmes Africaines pour la Gestion Communautaire des Forêts (REFACOF).

Partenariat pour les Forets du Bassin du Congo (PFBC)
www.pfbc-cbfp.org

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