Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 21 octobre 2017 -
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A l’aube de la COP 21, le consortium des organisations de la Société civile, en synergie avec Forum des jeunes sur le climat ainsi que Congo Green citizen se lancent dans la campagne de sensibilisation à tous les niveaux sur les conséquences néfastes causées par le dérèglement du climat. A cet effet, il organise une marche ce 13 novembre 2015 pour non seulement sensibiliser mais aussi demander le respect des engagements des parties à la Convention en termes de contribution.

Marche pour le climat de New York - Photo Lefigaro.fr

Au fur et à mesure que l'on s'approche du lancement des travaux de la Conférence des parties COP 21 de Paris, différentes couches de la population tant mondiales que nationales sortent de leur tanière pour faire entendre leurs voix. C'est ainsi que le consortium des organisations de la Société civile à travers l'ACDD, le Forum des jeunes sur le climat, la Fondation la Colombe the green team network et Congo Green Citizen organisent une série d'activités de sensibilisation dont le point de chute est une marche de mobilisation pour demander l'adoption des mesures ambitieuses à la COP 21 et l'engagement des pays signataires à les appliquer. «La population qui est la principale victime des méfaits du changement climatique n'a pas encore été suffisamment informée ni sur la tenue de la COP 21 ni sur ses attentes. De ce fait, elle risque de ne pas se reconnaître dans les décisions devant être prises à ce grand messe climatique», a argumenté Christian Mutombo, expert en communication environnementale. Les organisateurs de la marche veulent à travers cette activité confirmer et démontrer l'engagement des jeunes RD-Congolais aux questions environnementales qui les préoccupent au plus haut point. Aussi, ils veulent confirmer la participation, la prise de position et l’engagement sans faille de la RD-Congo pour l’avancement des questions environnementales dont notamment le processus REDD+. «Notre objectif est d’encourager et de soutenir un accord contraignant lors de la COP 21 et que cet accord soit bénéfique aux pays en voie de développement, et d’inciter les parties prenantes à être des ambassadeurs de lutte contre le réchauffement climatique dans leurs pays respectifs», a souligné Jordan Betshindo, tout en signifiant qu’un mémorandum sera présenté aux autorités et aux corps diplomatiques accrédités en RD-Congo.

Laurent OMBA

En marche vers Paris où un accord sur le climat est tant attendu, l’Organisation des nations unies vient de publier un rapport dans lequel les contributions des 150 pays sont évaluées. D’après ce rapport, ces contributions sont un premier pas très important, mais insuffisantes pour limiter le réchauffement planétaire à moins 2°C d’ici la fin du 21èmesiècle. Ainsi, l’ONU dans son rapport expose: «il est indispensable pour tous les États de confirmer à Paris qu’ils reverront leur copie dès que possible et bien avant 2020, date de l’entrée en vigueur de l’accord mondial sur le climat».

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et le ministre péruvien de l'Environnement Manuel Pulgar-Vidal - Photo AFP

Un rapport de l’ONU, récemment publié et analysant les CPDN des Etats, affirme que les engagements des Etats ne permettent pas de limiter le réchauffement planétaire à moins 2°C d’ici la fin du 21èmesiècle. Il est urgent tel que le suggère ce rapport à tous les Etats de revoir leur copie avant 2018. «Il est indispensable pour tous les États de confirmer à Paris qu’ils renverront leurs copies dès que possible et bien avant 2020, date de l’entrée en vigueur de l’accord mondial sur le climat», suggère ce rapport avant de glisser que ces Etats devraient se rencontrer tous les cinq ans pour mettre de nouveaux engagements sur la table, toujours plus ambitieux que les précédents.

Pour l’ONU, cela doit être le moment d’annoncer une version plus ambitieuse des engagements nationaux. Sauf qu’aucun pays n’affirme clairement que ça soit l’occasion d’augmenter son engagement.Ce rapport martèle en plus sur le besoin urgent de réaliser des réductions d’émissions supplémentaires, au-delà des engagements annoncés. «La majorité des engagements ne concernent pas que la réduction des gaz à effet de serre, mais incluent aussi à l’adaptation aux impacts des changements climatiques et la construction de sociétés résilientes», peut-on lire dans ce rapport.Outre le rapport de l’ONU, tant d’autres confirment que les engagements des Etats avant la COP21 ne suffiront pas à limiter le réchauffement planétaire en deçà de 2°C, limite fixée par la communauté internationale. Elles permettent plutôt de s’en rapprocher. Au vu de cet enjeu de taille, l’ONU est d’avis qu’à Paris, il faudra mettre en place les fondations d’un cadre international durable permettant de faire le reste du chemin entre ces contributions nationales et un climat stabilisé. Pour ce faire, l’ONU propose trois ingrédients absolument indispensables dans l’accord de Paris: un cap mondial sur la sortie des énergies fossiles d’ici à 2050, comme l’indiquent les données scientifiques; un mécanisme solide, composé de rouages qui fonctionnent pour s’assurer que les Etats revoient leurs engagements et les augmentent tous les 5 ans jusqu’à ce que le boulot soit achevé; la garantie d’un soutien financier et technologique international accru, notamment pour financer la part des engagements des pays en développement qui est dépendante d’une aide extérieure. Dans son rapport, l’ONU n’a pas omis de saluer le point le plus positif de ces contributions nationales : «toutes les contributions nationales quasiment mentionnent les énergies renouvelables comme solution pour réduire les émissions et fournir un accès à une énergie propre, y compris dans les pays pauvres».A moins d’un mois de la Conférence de Paris, plus de 150 Etats, représentant près de 90% des émissions mondiales, ont déjà déposé leur contribution nationale pour l’après 2020.

Laurent OMBA

 

 

Rio en 1992, au sommet de la Terre, l’Organisation des Nations unies rassemble tous les pays du monde pour les engager à agir face aux problèmes d’environnement, suite aux alarmes lancées par la communauté scientifique. A l’issue de ce sommet, trois Conventions internationales vont voir le jour : la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULD) et la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Cette dernière rassemble tous les pays du monde dans une négociation pour limiter le réchauffement climatique en cours et espère faire de son prochain rendez-vous à Paris en décembre 2015 (COP 21) une étape décisive pour l’avenir. Mais pour que Paris soit une réussite et puisse aboutir à un accord international fort, il faut pouvoir tirer les leçons du passé et comprendre les échecs qui ont lourdement marqué ce processus. Regard sur l’histoire de cette négociation de Rio à Paris.

La COP 21-Photo-unfccc

Pour comprendre ce que l’on tente de faire à Paris, il est important de revenir sur certains moments forts de l’histoire de la négociation climat et de comprendre les enseignements qui ont été tirés de ces étapes les plus marquantes que furent Rio (sommet de la Terre en 1992), Kyoto (Protocole de Kyoto entré en vigueur en 2005) et Copenhague (COP15 en 2009).

Cette histoire pourrait être résumée de la manière suivante : à Rio, après avoir mis en place la Convention, les pays avaient des intentions mais il n’y avait pas de mise en œuvre de ces intentions, pas de plan d’action. Kyoto sera le premier rendez-vous qui formalisera une stratégie, une méthode avec des quotas d’émissions par pays, où chaque pays devait s’engager sur des résultats. Mais cette réponse ne s’appliquera qu’à un ensemble de pays industriels, considérés comme historiquement responsables (les Etats-Unis refusent de participer).

Suite à cela, à Copenhague on se dit : «On a le modèle avec Kyoto, désormais l’enjeu c’est l’extension de ce modèle à la planète entière». A Copenhague, on ne cherche pas à modifier le modèle, on cherche à l’étendre pour impliquer tout le monde et Copenhague est un échec.

Aujourd’hui pour la COP 21 de Paris, qui est le deuxième grand rendez-vous après Copenhague, on reprend les choses dans l’autre sens. Ce que l’on veut à Paris, c’est avoir un modèle de mise en œuvre pour tout le monde. La question de Paris étant : quel est le modèle pour l’ensemble de la planète ?

La vision de Kyoto

L’idée de Kyoto, ce sont des objectifs d’émissions. Ce qui affecte le climat, ce sont les émissions de gaz à effet de serre, donc les pays doivent s’organiser pour les réduire en fonction de quotas d’émissions qui leur sont imposés. L’important étant qu’ils tiennent leurs engagements. Mais comme le réchauffement climatique est un problème global, et que certains pays peuvent faire un peu plus ou un peu moins par rapport à leurs obligations, on met en place un « marché de quotas » qui permet aux pays d’ajuster entre eux leurs réalisations.

A Kyoto, on se dit qu’on a encore un peu de temps pour traiter cette question et qu’il faut ouvrir la voie en commençant avec certains pays pour montrer que c’est possible, et qu’on peut déconnecter la croissance, la satisfaction des besoins économiques à la question de l’environnement. Dans cette perspective, le protocole de Kyoto se met à fonctionner avec certains pays susceptibles de montrer la voie, en partie à cause de leur responsabilité historique mais surtout parce que ce sont des pays qui ont les moyens de faire quelque chose parce qu’ils sont riches, fabricants de technologies, prescripteurs de modèles technologiques et économiques, avec l’idée que progressivement on étendra ce modèle à tous les autres pays de la planète.

L’échec de Copenhague : la tentative d’universaliser le modèle de Kyoto

Il y a des raisons multiples à l’échec de Copenhague qui ont déjà été beaucoup commentées. Certains disent qu’on ne mettait pas une réunion sous de bons auspices lorsqu’on disait que c’était la réunion «de la dernière chance», car après cela, on ne pourrait plus sauver la planète. On a évoqué aussi le «moment mal choisi », la conférence «mal tenue», mais pour d’autres plus fondamentalement, le problème principal a été la tentative d’universaliser le modèle de Kyoto, car ce modèle ne fonctionnait pas pour un certain nombre de raisons.

Parmi ces raisons, on peut invoquer l’approche du multilatéralisme qui a beaucoup changé entre Rio et Copenhague. A Rio, il y avait une grande confiance dans les institutions onusiennes. Or, à Copenhague, on assiste à un repli des pays sur les notions de souveraineté. Certains affirment haut et fort leurs priorités de croissance et de développement, et l’idée d’abandonner ou de modérer leurs ambitions dans un accord international qui mettrait leur pays sous tutelle ne leur plaît pas.

Mais au-delà de ce contexte défavorable, le modèle de Kyoto montre ses limites techniques comme l’explique Michel Colombier, directeur scientifique de l’Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI): «Un des débat à Kyoto était de savoir si les pays devaient essayer d’aller dans la même direction ou si, finalement, tout ça n’était qu’une affaire de gaz (à effet de serre). Ce qui comptait, c’était combien j’émets et finalement, chacun était renvoyé à sa propre responsabilité, faisait ses politiques chez lui et cela ne regardait pas le voisin. D’un côté, c’était peut-être la meilleure expression de la souveraineté de dire : Je garantis un résultat mais laissez-moi faire ", et en même temps, on se rend compte que c’était une formule très pauvre …Cela ne donne pas de perspective sur : quelles sont les transformations que les pays vont mettre en jeu ? Donc cela ne donne pas de perspectives au secteur privé et pas tellement de perspective d’un pays à l’autre sur ce que fait le voisin. »

Aujourd’hui, on cherche à réunir les conditions pour que tout le monde puisse commencer à intégrer un agenda de transformation du modèle économique, pour aller vers une économie compatible avec l’objectif collectif de -2° d’émission de gaz à effet de serre.

L’héritage de Copenhague

Le premier acquis de Copenhague a d’abord été de comprendre qu’un modèle de coordination international, dans lequel on se mettrait d’accord mutuellement sur un objectif d’émission par pays, négociable par échange financier est une idée qui n’intéressait pas. D’où la nécessité d’inventer autre chose. Pour les experts, cela ne signifie pas que la question du marché carbone, du prix du carbone, est invalidée. Cela signifie qu’il faut qu’il renaisse dans un contexte différent et que ce n’est pas l’instrument fondateur d’une coordination entre les pays au départ.

La deuxième chose qui reste de Copenhague, en creux, est une re-légitimation du rôle des Nations unies. Dans les dernières heures de la Conférence de Copenhague, devant l’échec de la négociation, une dizaine de pays ont décidé de conclure, entre eux, un accord de dernière minute, qu’ils ont présenté en plénière en disant : «Il vous reste une heure pour le signer ». Tout le monde a répondu : «Cet accord ne vaut rien», car on n’a pas un accord capable de compter sur un vrai soutien, une vraie légitimité, si on n’a pas un accord validé par l’ensemble des pays. De ce constat est née, dans les mois qui ont suivi, une nouvelle dynamique des pays au sein des Nations unies pour reconstruire sur les acquis de Copenhague, et tout le monde s’est remis autour de la table pour trouver un accord dans lequel l’ensemble des pays se sentirait à l’aise.

De plus, à Copenhague, même si l’accord qui en est sorti était peu légitime, c’était la première fois qu’un accord a été trouvé avec d’autre pays que ceux du bloc historique de Kyoto. Pour la première fois, l’Inde, le Brésil, la Chine et d’autres pays disaient : « On va faire quelque chose ».

«A Rio, on a bien fait la différence entre les pays développés qui doivent traiter le problème et les pays en développement qui sont les victimes à qui on ne peut pas demander de sacrifier leur développement à l’aune des questions environnementales», fait remarquer Michel Colombier. «Or, on sait aujourd’hui que ça ne marche pas. Si on prend juste les pays développés et qu’ils s’arrêtent d’émettre du jour au lendemain, on n’arrive pas aux 2°. Quelle que soit la légitimité de ce discours sur certains aspects, oui en effet on a une responsabilité, on a des capacités supérieures, mais on est face à un fait qui est : si on n’arrive pas à infléchir aussi les trajectoires de développement économique et technologique de la Chine, de l’Inde, mais aussi assez rapidement des autres, on n’y arrivera pas. »

Dans les mois qui ont suivi Copenhague, des pays ont déclaré aux Nations unies qu’ils acceptaient de faire quelque chose même si ce n’était pas dans le cadre d’un accord de l’ONU. Les Etats-Unis, la Chine, l’Europe, l’Afrique du Sud et d’autres ont envoyé leurs propositions d’actions, et pour la première fois des pays non membre de la fameuse Annexe1 (les pays riches) se sont engagés à faire des transformations dans leur pays pour lutter contre le changement climatique.

De Copenhague à Paris

L’agenda depuis Copenhague a consisté à réintégrer dans le système des Nations unies ce qui s’était passé à Copenhague et que l’on pouvait garder pour relancer le processus de négociation. Le point de gravité de la négociation avant Copenhague, c’était la discussion sur Kyoto. Quand une COP se déroulait, deux réunions avaient lieu : l’une sur le développement de Kyoto et l’autre sur l’amélioration de la mise en œuvre de la Convention. Or, jusqu’à Copenhague, le plus important était Kyoto puisque c’était le modèle que l’on voulait étendre. L’acquis de Copenhague a finalement complètement mis de côté l’agenda de Kyoto. Dans un premier temps, il a été question de faire Kyoto 2, mais avec un nombre limité de pays et finalement il n’est resté que l’Europe, et le centre de gravité s’est totalement recentré sur la mise en œuvre la Convention.

A la COP19 de Varsovie en 2013, on a demandé à tous les pays de communiquer leurs intentions pour lutter dans leur pay contre le changement climatique (les INDC) et de le faire avant la COP21 de Paris pour obliger les pays à mener une vraie réflexion interne sur ce qu’ils peuvent faire comme transformation pour rejoindre l’objectif commun de limitation du réchauffement à 2°. Même si l’on sait depuis le début que la somme de ces intentions sera insuffisante pour rejoindre l’objectif commun, elles constituent le point de départ d’une nouvelle approche que Paris souhaite rendre évolutive et de plus en plus ambitieuse pour lutter contre le réchauffement climatique. Un modèle différent qui implique tout le monde et auquel on ne serait certainement pas arrivé sans les étapes parfois douloureuses qui ont marqué l’histoire de cette négociation.

CGC/RFI

«Les pays développés ont pour responsabilité d'aider les pays du Sud pour qu'ils puissent faire face aux effets du changement climatique et réussir leur transition vers une économie sobre en carbone», a estimé, vendredi à Paris, la ministre déléguée marocaine  chargée de l'Environnement, Hakima El Haite.

Hakima El Haite-Photo droit tiers

Intervenant en clôture d'un colloque organisé au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) français sous le thème La conférence climat tiendra-t-elle ses promesses ?, Hakima El Haite a souligné l'importance d'apporter des aides et d'assurer le transfert de technologie vers les pays du Sud pour leur permettre de s'adapter aux répercussions du changement climatique et amorcer leur transition vers un développement durable.

Elle a, à cet égard, mis l'accent sur le potentiel énorme dont dispose l'Afrique en matière d'énergies renouvelables, notant qu'il s'agit d'une chance non seulement pour l'Afrique mais pour le monde entier en vue de réduire les émissions des gaz à effet de serre. Il s'agit aussi de soutenir les pays les plus vulnérables aux effets du réchauffement climatique, dans un esprit de solidarité marquant la responsabilité des grands pays pollueurs et inscrit dans une logique de co-développement et de promotion de l'économie neutre en carbone, a expliqué la ministre.

La COP 22, celle de l’action !

Hakima El Haite a, dans ce sens, noté que la problématique des changements climatiques soulève la question des droits humains à l'alimentation et à l'accès à l'eau potable et à l'énergie, ainsi que du droit au développement et des droits des femmes, puisqu'elles sont les plus touchées par les effets du réchauffement climatique, notamment en Afrique.

Par ailleurs, elle a mis en exergue le rôle de la société civile, notamment la société civile organisée représentée par les CESE des différents pays, dans la promotion du développement durable des politiques climatiques dans le but d'introduire le changement vers des modes de production et de consommation à faible impact sur le climat.

A cet égard, Hakima El Haite a salué l'action du CESE du Maroc dans l'évaluation des politiques publiques environnementales, ce qui a permis notamment d'élaborer la loi sur le littoral et d'intégrer le facteur du changement climatique dans toutes les politiques publiques. Ce colloque constitue l'étape finale d'un cycle de rencontres entre les CESE de l'Union européenne, d'Afrique, de la Francophonie et des Territoires français, ayant permis une réflexion commune sur le dérèglement climatique et les moyens de mobiliser la société civile internationale en faveur d'un accord ambitieux lors de la Conférence mondiale sur le climat (COP21) prévue décembre prochain à Paris.

S'exprimant devant l'Assemblée Générale des Parties lors de la COP 20 à Lima, la ministre déléguée marocaine chargée de l'Environnement a souligné que «Lima est la COP des négociations, Paris est celle des décisions», ajoutant que la COP22, prévue au Maroc, sera «la Conférence de l'action». Dans ce sens, la ministre a rappelé que le Maroc a commencé sa lutte contre les changements climatiques dans les années 60 avec la politique des barrages, suivie des politiques de l'eau et de l'agriculture, et dans les années 2008 de celle de l'énergie. Le Maroc avait déjà accueilli en 2001 la 7ème Conférence des Parties à la Convention sur les Changements Climatiques (COP7) dans la ville de Marrakech.

CGC

Les 1 300 délégués, réunis au Centre de conférence de Bonn (Allemagne) depuis lundi 19 octobre pour travailler le projet de texte du futur accord, se sont mis d'accord sur un texte de négociation. Un texte pas ambitieux. Prochaine étape : la pré-COP à Paris du 8 au 10 novembre.

Laurent Fabius et Christiana Figueres-Photo RFI

Soulagement à Bonn en Allemagne vendredi 24 octobre soir avec l’approbation d'un texte de négociation par les 195 pays réunis depuis lundi 19 octobre 2015. Les discussions auront été difficiles et intenses tout au long de la semaine mais face à l'urgence de parvenir à un accord en décembre, les négociateurs ont travaillé jusqu'au dernier moment pour finaliser le texte qui est passé de 20 pages en début de session à 51 pages à sa clôture. Si la structure du texte qui avait été proposé comme base de travail a été conservée, chaque section a été complétée par des articles alternatifs ou au sein d’un même article par différentes options qui devront être tranchées à Paris.

Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a salué un texte «plus long mais plus équilibré», soulignant que, comme président de la COP21, il sera «à l'écoute de tous les pays dans un esprit de transparence et de dialogue, avec la ferme intention d'aboutir à un accord ambitieux». La pré-COP organisée à Paris du 8 au 10 novembre sera l'occasion «d'avancer alors qu'il reste de temps», a-t-il expliqué.

Si ce nouveau document a pu être accepté par tous, encore beaucoup de travail reste à réaliser pour arriver à un accord. «Si nous voulons transformer ce texte en accord juridique, nous devrons travailler différemment à Paris», a affirmé le Pérou qui assure la présidence de la COP20. La Secrétaire exécutive de la CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), Christiana Figueres a déclaré que le projet de texte comprend des options supplémentaires qui reflètent les préoccupations des pays en développement. «Nous avons maintenant un texte qui appartient aux Parties, qui est équilibré et complet. Le défi pour les gouvernements est de le ramener à une structure beaucoup plus concise, claire et cohérente en vue de son adoption à Paris».

Mettez de côté vos différences

La semaine aura permis de clarifier les positions sur quelques points, comme le suivi des engagements nationaux de réduction des gaz à effet de serre (GES). Il reste encore à travailler sur des sujets comme le financement des politiques climatiques des pays du Sud par les pays du Nord. «Nous n'avons pas réellement négocié cette semaine, nous avons clarifié les options, mais nous ne pourrons pas répéter ça la prochaine fois, vous devez être prêts à négocier à Paris dès le premier jour», a expliqué Laurence Tubiana, la représentante spéciale de la France pour la Conférence Paris climat.

Illustrant l'urgence à combattre le réchauffement de la planète, le délégué mexicain Roberto Dondisch Glowinski a lancé un appel émouvant à la tribune de la session de clôture des travaux, alors que l'ouragan Patricia menace son pays. «Je ne pense pas que j'ai besoin d'en dire plus sur l'urgence d'un accord. Je vous demande à tous de mettre de côté vos différences afin qu'ensemble nous puissions commencer à travailler», a-t-il déclaré-t-il, applaudi par la salle. La COP21 doit s'ouvrir le 30 novembre en présence de chefs d'État invités à venir donner une impulsion politique. Les négociateurs se pencheront ensuite de nouveau sur le texte, avant de passer la main la dernière semaine aux ministres.

CGC

Avec un taux d’électrification de 9 %, caractérisée par des fortes disparités entre les zones urbaines et rurales, la RD-Congo est l’un des pays les moins électrifiés du continent. Pourtant, ce ne sont pas les sources électriques qui manquent. Alors que les autorités du pays vouent un culte pour l’hydroélectricité, «Atlas des énergies renouvelables»,  ouvrage scientifique ayant fait une étude de la situation de la RD-Congo en électrification, étale au grand jour d’autres sources d’énergies renouvelables laissées en jachères.

Photo Electriciens Sans Fontières - Ressources-et-environnement.com

L’accès à l’énergie durable pour tous est un grand défi  à relever pour la RD-Congo. Il figure parmi les objectifs du millénaire. Avec un taux faible d’électrification, le pays est classé parmi les mois éclairés du continent noir. Une étude publiée récemment dans le but de fournir une information analytique et détaillée sur le potentiel de la RD-Congo a réfléchi pour donner l’impulsion nécessaire au développement des provinces en termes des Ressources renouvelables mobilisables, des facteurs pouvant contribuer à encourager le développement des Energies renouvelables -EnR- et des orientations politiques et outils de planification. Intitulée «Atlas des énergies renouvelables», cette étude montre comment le potentiel hydroélectrique global du pays -les 100 000 MW- est reparti sur le territoire national. «S’il était connu que le site hydroélectrique de INGA concentre, à lui tout seul, un potentiel estimé à 44 000 MW, rien n’était indiqué sur la répartition ventilée du reste du potentiel national», lit-on dans le résumé de cet ouvrage, qui révèle en suite qu’un potentiel estimé autour de 10 000 MW se trouve largement décentralisé et offre au pays la possibilité de développer d’autres centrales hydroélectriques mini ou petites -entre 1 et 10 MW- mais aussi des applications hydroélectriques encore mieux adaptées à la structure du marché local -micro et pico hydroélectrique qui sont en dessous du mégawatt- sur l’ensemble de ses 145 territoires. «C’est un atout de taille pour assurer l’exploitation d’une telle ressource économique. Ces sites sont situés en règle générale sur la partie la plus rurale de différents territoires qui constitue également la zone la moins desservie en énergie électrique avec un taux d’accès de 1 % en 2012. La plupart de ces sites ont fait l’objet d’études sommaires», apprend-on dans cet ouvrage tout en signifiant que les énergies renouvelables ne se limitent pas à l’hydroélectricité. Raison pour laquelle l’Atlas des énergies renouvelables de la RD-Congo s’étend à toutes les autres ressources de l’énergie renouvelable comme le solaire, l’éolien, la biomasse dans toutes ses composantes ainsi que les eaux thermales et le gaz méthane. «C’est un inventaire qui se veut exhaustif du potentiel en énergie renouvelable de la RD-Congo. En dehors de l’éolien dont le potentiel est nettement plus limité au pays, toutes les autres ressources précitées sont abondantes et largement décentralisées», précise l’ouvrage qui en outre développe particulièrement la composante biomasse en mettant l’accent sur les multiples possibilités qu’offrent les résidus végétaux et animaux ainsi que les déchets urbains pour la production de l’énergie. Du coup, la cartographie agropastorale de la RD-Congo, très exploitée dans l’ouvrage, a revêtu d’un intérêt tout particulier pour la production des énergies renouvelables.

Un paradoxe criant

L’ouvrage a par ailleurs fait savoir qu’avec des statistiques de l’ordre de 95 % de la part de la biomasse dans le bilan énergétique du pays, la RD-Congo fait figure de pays pauvre et dépourvu de ressources en énergies renouvelables. Ce qui contraste totalement avec le potentiel relevé ainsi que les multiples possibilités qui existent au pays. «Renverser la tendance est possible à condition de prendre des décisions éclairées et de développer des politiques et stratégies conséquentes, y compris en matière de développement de filière de bois de feu durable et de valorisation des résidus. C’est l’un des axes clés de la stratégie nationale REDD+. Gérée efficacement, la biomasse pourra alors continuer, combinée avec d’autres sources d’énergie, à servir de complément utile dans la satisfaction des besoins énergétiques du pays», suggère l’étude.

Au-delà de l’inventaire et de l’analyse cartographique, l’atlas des énergies renouvelables de la RD-Congo a analysé des politiques de promotion des énergies renouvelables dans sept pays pour y déceler les facteurs clés de succès. Cette analyse a  permis à l’ouvrage de formuler des recommandations d’ordre politique appelées à soutenir l’ambition du développement du pays par les énergies renouvelables. Il formule nombre de propositions, estimées essentielles, dans la finalité de permettre au pays de relever ce grand défi d’accès à l’énergie durable, au nombre desquelles figurent: réussir l’électrification rurale nécessite d’aller au-delà de la fourniture de l’électricité pour prendre en compte d’importantes mesures d’accompagnement dans un cadre cohérent; indépendance énergétique de chaque province de la RDC pour que chacune d’elle dispose de quoi répondre à ses besoins énergétiques; utiliser l’énergie solaire et biomasse, pouvant être aussi compétitifs que l’hydroélectricité pour monter des réseaux isolés ou à source hybride. À en croire l'Atlas des énergies renouvelables, toutes les études menées ces dernières années sur le pays du point de vue énergétique démontrent que la RD-Congo dispose de potentialités et de ressources énergétiques abondantes et variées. La mise en valeur durable de ces ressources énergétiques aux fins de contribuer au développement économique et social du pays constituera certainement l’agenda majeur du Gouvernement et des partenaires techniques et financiers, au regard de la vision des autorités du pays, a-t-il proposé en somme. Aussi «avec le présent Atlas, la RD-Congo fait avancer son agenda d’action de l’accès pour tous à une énergie durable. Plutôt que d’être considéré comme une fin en soi, l’étude suggère donc que le travail commence véritablement maintenant dans le secteur de l’énergie en RDC. Une réelle révolution est déclenchée avec la promulgation de la loi sur l’électricité qui ouvre le secteur aux investissements des secteurs tant publics que privés. Il renforce cette mesure incitative importante en diffusant les multiples possibilités que renferme le pays». La prochaine étape, telle que décelée dans les lignes de cet ouvrage, consiste à faire de cet outil une vitrine d’attrait des investissements dans le secteur de l’énergie en RD-Congo, une plateforme de la gestion de connaissances et un cadre de suivi de la mise en œuvre de l’agenda d’action du pays de l’accès pour tous à une énergie durable. «Ceci nécessitera un travail en profondeur de renforcement des capacités dans plusieurs domaines, la mobilisation des ressources financières conséquentes et la mise en place de partenariats stratégiques solides ouverts à tous», constate en amont cet ouvrage.

Stéphie MUKINZI

Laurent-Gontran OMBA

 

 

La RD-Congo a été le 6ème pays africain avoir soumis sa contribution au bureau de la CCNCC. Gabon, Maroc, Kenya…ont déjà déposé les leurs. Résumé des contributions d’autres pays africains.

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Gabon : diminuer ses émissions et électrifier

Premier pays d’Afrique à soumettre sa contribution, c’était au mois de mars, le Gabon est couvert à 88 % par la forêt. Véritable puits de carbone, il absorbe 4 fois plus de CO2 qu’il n’en émet. Au regard de sa contribution, le Gabon s’engage exclusivement sur ses émissions de gaz à effet de serre hors stockage de carbone, par la biomasse. Il souhaite par ailleurs électrifier le pays à 80 % par l’hydroélectricité et à 20 % par le gaz, à l’horizon 2025. Le pays s’engage à réduire ses émissions de GES de 50 % d’ici 2025.

Maroc : un plan de baisse d’émission en deux temps

Au début du mois de juin, le Maroc, qui va recevoir la COP22, a  présenté sa contribution nationale. Le royaume prévoit de réduire ses émissions de GES de 13 à 32 % d’ici 2030. Pour les 13 %, il s’agit d’un objectif fixé par rapport à un scénario «cours normal des affaires » (Business As Usual) et « sur  fonds propres », indique Elke Westenberger, experte du GIZ, conseillère technique du projet 4C. Le deuxième objectif de 32 % de réduction d’émission de GES « sera conditionné par l’obtention de financements internationaux, un financement à hauteur de 45 milliards de dollars américains, dont 35 milliards viendraient des nouveaux mécanismes de la finance climat, dont le Fonds vert pour le climat. En matière d’adaptation, le pays a déployé des efforts importants, sur la période 2005-2010. Cela correspond à 64 % des dépenses climatiques du pays et 9 % des dépenses globales d’investissement », indique la contribution marocaine.

L’Éthiopie, une vision à long terme

Deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avec plus de 90 millions d’habitants, l’Éthiopie souhaite limiter ses émissions de GES de 64 % d’ici 2030. L’Éthiopie a choisi d’aligner sa contribution nationale, présentée en juin, sur sa stratégie de développement autour de la promotion de l’agriculture et des énergies renouvelables. Pour les autorités éthiopiennes, le changement climatique est à la fois une réelle menace et un atout. De fait, l’adaptation et l’atténuation sont pris en considération. Le pays tient compte de tous les aléas climatiques tels que les inondations et apporte ses solutions. L’Éthiopie a mis en place un mécanisme de mobilisation de ressources, dans le cadre d’un fonds national destiné à lutter contre le changement climatique. « Mais, la contribution éthiopienne sera mise à jour périodiquement, de façon appropriée », précise Le plan national  du développement de l’Éthiopie, qui vise à intégrer principalement l’économie verte d’ici à 2025.

Kenya : réduire ses gaz à effet de serre

« Le Kenya, comme tous les autres pays de la région, subit les conséquences du changement climatique. Cette situation est exacerbée par la dépendance climatique des ressources naturelles », indique le rapport présenté le 24 juillet dernier à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique. Plusieurs programmes d’adaptation et d’atténuation ont été mis en œuvre par le pays, dont le plan d’Action nationale au changement climatique, lancé en 2013 et se terminant en 2017. Quatrième pays à soumettre sa contribution, le Kenya souhaite réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30 % d’ici 2030. Le pays souhaite se préparer à la neutralité carbone. Sous conditions. Le Kenya sollicite 40 milliards pour l’atténuation, l’adaptation et le transfert des technologies d’ici 2030.

Congo Green Citizen

 

La RD-Congo s’aligne sur la liste des pays africains ayant déposé leur Contribution prévue déterminée -CPDN- au titre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements. L’ex-Zaïre évalue à USD 21,622 milliards les besoins en financement de sa CPDN. Bienvenu Liyota, ministre de l’Environnement et du développement durable -MEDD- conditionne cette contribution à l’effort mondial d’atténuation par l’accompagnement de la vision de développement vers l’émergence de la RD-Congo à l’horizon 2030.

De gauche à droite Vincent KASULU, SG à l'EDD, Bienvenu LIYOTA, Ministre de l'EDD, Alain BUSSY, Directeur du cabinet du Ministre de l'EDD

En route vers la COP 21 de Paris, la RD-Congo tient à jouer son rôle de leader environnemental au regard de l’immensité de son massif forestier. Déjà, tel que déclaré par Joseph Kabila au vice-président de la commission européenne sur l’énergie, le géant africain a déposé depuis le samedi 15 août 2015 sa Contribution prévue déterminée au niveau national -CPDN- qui porte sur la période de 2021 à 2030. La CPDN RD-congolaise estime à USD 21,622 milliards les besoins de financement dans le cadre de deux aspects complémentaires des changements climatiques, à savoir l’adaptation et l’atténuation. Concrètement, USD 12,54 milliards sont destinés à la mise en œuvre des initiatives d’atténuation et USD 9,08 milliards aux mesures d’adaptation. «Les mesures d’atténuation proposées concernent les trois plus important secteurs: l’agriculture, les forêts et l’énergie. Ces mesures portent dans le secteur de l’énergie sur l’hydro-électrification, l’amélioration de la filière bois-énergie et l’amélioration du transport», a déclaré Bienvenu Liyota. Dans le secteur de l’agriculture, les initiatives RD-congolaises vont porter sur la sédentarisation agricole, le développement de l’agriculture intensive et de l’agro-industrie. En ce qui concerne le secteur des forêts, les mesures d’atténuation relèveront de la réduction de la déforestation et de la dégradation des forêts ainsi que du renforcement du stock de carbone. Alors que le taux de réduction des GES prévue en l’an 2030 est de 17%, ce qui représente environ 77 millions de tonnes équivalent CO2, la RD-Congo a néanmoins conditionné sa contribution à l’effort mondial d’atténuation par un accompagnement de sa vision de développement vers l’émergence à l’horizon 2030.

Une part sûre

Le ministre s’affiche très optimiste quant à l’acquisition de ce fond. Il a laissé entendre que pour les efforts fournis par son pays, la RD-Congo est classée en ordre de priorité pour recevoir ce financement. «Nous n’allons pas à Paris pour vendre nos forêts en contrepartie de ce financement», a tapé du poing Liyota non sans insister que la RD-Congo n’y ira pas en solo. Elle a juste soumis sa CPDN tout comme les 5 autres pays africains. Pour preuve, avant d’aller à la COP 21, les pays africains se retrouveront d’abord au Maroc, sur invitation de la ministre marocaine de l’Environnement, puis en Turquie pour préparer cette réunion de haute envergure. Dans sa CPDN, la RD-Congo a aussi inscrit des mesures relevant du Programme d’action nationale d’adaptation et des mesures d’adaptation en réponse aux actions d’atténuation proposées dans les secteurs de l’énergie et du transport. «Les résultats escomptés des initiatives relatives à l’amélioration de l’accès à l’énergie propre -hydroélectrique- et le transport vont induire une amélioration globale du cadre de vie, susceptible d’augmenter les rejets des eaux usées et des déchets», a-t-on lit dans le résumé exécutif de cette CPDN. Toutes ces démarches, a déclaré le ministre de l’EDD, matérialisent la volonté de la RD-Congo de contribuer à l’effort international de lutte contre les changements climatiques. Le pays compte à travers la mise en œuvre de sa CPDN atteindre des objectifs de croissance verte et de développement durable.

Christian-Joseph MUTOMBO

Laurent OMBA

 

Le Président du Sénégal Macky Sall a annoncé la position du Sénégal en direction de la Conférence internationale sur le climat prévue à Paris (COP21, du 30 novembre au 11 décembre). Pour lui, les gros pollueurs doivent payer plus. C’est une question de justice et d’équité, pense-t-il.

Macky SALL - Photo Afrik.com

En vue de baliser le chemin pour la participation du Sénégal à la prochaine Conférence internationale sur le climat prévue à Paris, le Sénégal a organisé la Conférence nationale pour le développement durable tenue dans sa capitale il y a deux semaines. Pour le Président Macky Sall, il faudra mettre sur la table les problèmes majeurs du Sénégal mis en exergue lors de cette rencontre comme la pollution et l'érosion côtière. Le but est que «la Conférence de Paris ne soit pas une conférence de plus mais un rendez-vous utile où ceux qui polluent la planète seront indexés. Sur les 100 milliards de dollars prévus pour le Fonds Vert, il a été reçu la promesse de 10 milliards et c'est 4,6 milliards seulement qui ont été réunis par l’Union européenne», a déploré le chef de l’Etat en présence de l’ambassadeur chef de la délégation de l’UE.

Macky Sall a fait sienne la problématique climatique africaine et promet de défendre les intérêts du continent à la COP21. «Les pays développés sont attendus sur une réaction objective. Sinon, nous nous ferons entendre. Les pays qui polluent plus doivent payer plus, c’est une question de justice et d'équité», a tempêté le Président. Ayant pour thème central «Territoires et villes durables», la Conférence de Dakar a été un creuset qui a servi de base pour l’élaboration du cadre stratégique de référence pour l’application effective de la «gouvernance verte». Les recommandations de cette rencontre ont fait l’objet d'une approbation collective que le chef de l’Etat a validé. «Ces travaux constituent un instrument d’orientation de la politique gouvernementale en matière de développement durable», a conclu Macky Sall.

Christian Joseph MUTOMBO

 

 

Le plan américain pour une énergie propre va imposer aux centrales électriques de réduire de 32 % leurs émissions de carbone d’ici à 2030. Le président américain Barack Obama a dévoilé, cette semaine, un plan ambitieux pour l’environnement, qu’il décrit comme «l’avancée la plus importante» des États-Unis dans la lutte contre le changement climatique, en ciblant particulièrement les centrales électriques.

Barack OBOMA - Illustration de Wedemain.fr

La version finale du plan américain pour une énergie propre -America’s Clean Power Plan-, édicte une série de règles et de réglementations qui imposeront pour la première fois aux centrales électriques de réduire de 32 % d’ici 2030 leurs émissions de carbone, par rapport aux niveaux de 2005. Barack Obama a souligné que les États-Unis et le reste du monde doivent agir maintenant pour sauver la planète, à moins de six mois de la conférence sur le climat -COP21- à Paris. Elle réunira sous l’égide des Nations unies 195 pays, qui devraient s’engager à limiter à 2 degrés Celsius la hausse de la température mondiale générée par les émissions de gaz à effet de serre. «Le changement climatique n’est pas le problème de la prochaine génération. Il ne l’est plus», a déclaré Barack Obama, soulignant que le changement climatique constitue une menace pour l’économie, la santé, le bien-être et la sécurité des États-Unis. «Les centrales électriques sont la principale source de pollution par le carbone nocif qui contribue au changement climatique», a ajouté le président américain, qui avait placé la lutte contre le changement climatique au cœur de ses promesses électorales en 2008. Aux États-Unis, 37 % de l’électricité est produite par des centrales au charbon. Jusqu’à présent, les autorités fédérales n’ont imposé «aucune limite à cette pollution» générée par les centrales, a-t-il déclaré. Les centrales électriques sont responsables de 40% des émissions américaines de dioxyde de carbone, le gaz le plus répandu contribuant au changement climatique.

Christian Joseph MUTOMBO

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