Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 21 octobre 2017 -
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La coopération entre la Chine et l’Afrique se concentre désormais dans le domaine des énergies renouvelables, dans le but de profiter du potentiel des énergies propres en vue de lutter contre le changement climatique.

Parc éolien dans une région du Maroc - Crédit photo: Energies-renouvelables-afrique.com

Un mémorandum de compréhension (MDC) sur la coopération a été signé entre l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (IAER) et l’Alliance sino-africaine de coopération et d’innovation sur les énergies renouvelables.

Pour Seyni Nafo, directeur de l’IAER, soutenu par l’Assemblée de l’Union africaine, « l’Afrique a le plus fort potentiel en énergies renouvelables, mais y a le moins accès». Raison pour laquelle, le texte prévoit une collaboration bilatérale dans la production des énergies renouvelables en Afrique. De leur côté, les fournisseurs chinois de réseau intelligent et les principaux fabricants du secteur offriront des soutiens technologique et financier.

Plusieurs projets pilotes sont évoqués parmi lesquels ceux visant une aide de construction des micro réseaux dans certains foyers et certains villages en Afrique, en parallèle avec la production d’énergie à grande échelle.

Le transfert de technologies par la Chine est un axe central de ce mémorandum, dans le suite aux préconisations du Programme de développement des Nations unies, qui vise à déployer et répartir les technologies des énergies renouvelables en Afrique. « Le MDC révèle une vision partagée pour lutter contre le changement climatique et promouvoir le développement durable, et les énergies renouvelables doivent constituer un pilier central de la coopération sino-africaine sur les dossiers climatiques», a indiqué Seyni Nafo. La Chine investit massivement dans les énergies renouvelables, depuis 2014, en y consacrant 90 milliards de dollars (80,1 milliards d’euros), la plus grande partie de ce montant étant investi en Afrique. D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, 46% des nouvelles capacités énergétiques de l’Afrique subsaharienne sont issues de sociétés chinoises. De plus, deux tiers des investissements est dirigée vers le sud et l’est du continent, 26% dans l’est et 8% en Afrique centrale. La majorité des investissements chinois en Afrique, dans les énergies renouvelables, est consacrée à la filière hydroélectrique. Ainsi, le gouvernement chinois s’est spécialisé dans ce secteur, y produisant les plus gros barrages au monde : Cote d’Ivoire, Congo…

Chine Magazine

lundi, 04 septembre 2017 23:44

Marche des énergies renouvelables

Écrit par

La Chine, premier partenaire de l’Afrique

Depuis plusieurs années, le géant chinois investit de milliers de dollars dans le secteur des énergies renouvelables en Afrique. La Chine mise sur le solaire, l’hydroélectricité et l’éolien afin de tranquillement développer le continent africain.

Des enfants dans un parc solaire en Afrique de l'Ouest - Crédit Photo: Pouvoirsafrique.com

En Afrique, 1 mégawatt sur 2 est chinois. C’est le chiffre résumant aussi clairement la force des investissements de l’Empire du milieu en Afrique. Dans le domaine des investissements dans les énergies renouvelables, la Chine dépasse tous les classements: depuis 2014 elle y a consacré USD 90 milliards, la plus grande partie de ce montant étant investi en Afrique. D’après un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, 46% des nouvelles capacités énergétiques de l’Afrique subsaharienne sont issues de sociétés chinoises. En bref, un mégawatt sur deux est chinois. Deux tiers des investissements sont dirigés vers le sud et l’est, 26% dans l’est et 8% en Afrique centrale. En Afrique, la majeure partie des investissements chinois dans les énergies renouvelables est consacrée à la filière hydroélectrique. Ainsi, la Chine s’est spécialisée dans ce secteur et y produit même les plus gros barrages au monde. Cela joue un rôle important dans l’électrification du continent africain qui permet à 120 millions de personnes d’accéder à l’énergie.  CFA 50 milliards ont été investis par la Chine au Bénin afin de donner l’accès à l’eau potable à la population. Ces fonds financeront l’amélioration du réseau de distribution existant afin de fournir de l’eau aux villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et leurs environs. Ce financement a pour objectif de fournir de l’eau potable à l’ensemble de la population du Bénin d’ici 2021.

Dans l’entre-temps

USD 85 milliards ! C’est également le chiffre des échanges commerciaux entre la Chine et Afrique. Ce chiffre est au plus haut, en hausse de 17% au premier semestre de 2017. C’est en 2009 que la Chine est devenue le plus important partenaire commercial de l’Afrique. Selon les experts, cette croissance des échanges est soutenue par trois pays: l’Afrique du Sud, le Nigéria et l’Angola. Pékin investit en masse sur le continent «qui devient un laboratoire expérimental pour ses ambitions internationales», commente-t-on. Ce qui attire en Afrique, c’est bien sûr les matières premières, mais également le marché de consommateurs. Au premier semestre de l’année 2017, le commerce entre l’Afrique et la Chine a connu une hausse de 19%, ce qui inverse la tendance négative observée depuis 2015. Entre janvier et juin de cette année, 38,4 milliards de dollar de produits africains tels que des produits agricoles, minéraux et fruits ont été importés de la Chine. D’un autre côté, les exportations ont progressé de 3% et atteignent 47 milliards de dollars. Les nombreuses coopérations sur de nombreux chantiers de construction ont vu différentes industries afficher des taux de croissance record : 200% pour l’équipement naval, 161% pour le ferroviaire et 252% pour l’aéronautique.

Christian MUTOMBO

C’est une cohorte des championnes qui prendra le leadership de questions du genre, pour le compte des Pays les moins avancés (PMA),  lors des prochaines conférences mondiales sur le changement climatique à Bonn. Le RD-Congolais Tosi Mpanu Mpanu, ancien président du groupe des PMA est un initiateur de cette «équipe des championnes».

Edith Kateme-Kasajja, Négociatrice Climat (Ouganda) - Crédit photo: Iisd.org

La question du genre sera Bel et bien au cœur de la prochaine Conférence de Bonn, sous l’égide de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Un atelier sur la problématique s’ouvre, à cet effet, du 10 au 11 mai 2017, à Bonn en Allemagne, en vue élaborer «Plan d'action pour l'égalité des sexes». Les parties ont convenu d'élaborer lors de la Conférence des parties tenue en 2016 à Marrakech lors de la COP 21. Cet atelier devra permettre de définir les domaines prioritaires d'action, les délais de mise en œuvre et les indicateurs permettant de suivre les progrès de ce plan d’action. Parmi les négociateurs de Groupe des PMA figure «équipe des championnes», un groupe constituée essentiellement des expertes, déterminées à faire entendre la voix féminine au cours de ces négociations sur le changement climatique. La Malawite Stella Gama est membre active de l'équipe des négociations des PMA sur la thématique du développement et le transfert de la technologie. Son dynamisme et sa compétence l'ont amenée à être nommée représentant du PMA au Comité exécutif de la technologie dans le cadre de la CCNUCC. L’Ouganda Edith Kateme Kasajja est l'expert des PMA pour le Comité permanent des finances. Elle est membre de la thématique finance des PMA. Il y a aussi la Gambienne Isatou Camara et Fatou Diabete. Cette cohorte des championnes est l’un des héritages de la Présidence RD-congolaise au groupe des PMA. Tosi Mpanu Mpanu, ancien président du Groupe en 2016 a nommé des femmes pour les sièges individuels réservés aux PMA aux organes de la CCNUCC. Ces nominations ont concerné le Comité d'adaptation, le Comité permanent des finances et le Comité exécutif de la technologie. La CCNUCC avait pris acte de cette nomination lors de la COP 21à Marrakech, en novembre 2016. Le Groupe des PMA et l'Institut international pour l’environnement et le développement (IIED) travaille en étroite collaboration pour la participation active et significative de ces dames aux prochaines négociations climatiques. Les experts sont d’avis qu’il est, à ce jour, important que les Partis, les délégations ainsi que les organisations s'efforcent de soutenir la participation et le leadership des femmes. La sensibilisation, le financement ciblé et le renforcement des capacités des femmes en particulier, sont essentiels dans la lutte contre le changement climatique.

Christian Joseph MUTOMBO

 

A l’occasion de la journée mondiale de terre, célébrée le 22 avril prochain, International Land Coalition (ILC), Oxfam et Initiative des droits et ressources (RRI) organiseront, du 22 au 29 avril 2017, des activités en vue de faire de la préservation des droits fonciers des autochtones un facteur de lutte contre les changements climatiques.

Logo de la campagne internationale Land Rights Now

Pendant une semaine, les participants à la campagne #landrightsnow enverront les messages forts aux gouvernements, aux décideurs et aux médias: les droits fonciers pour les populations autochtones et les communautés locales sont importants pour protéger la terre et lutter contre les dérèglements climatiques. Plus de 40 événements dans 25 pays, de la Mongolie au Brésil en passant par le Cameroun au Bangladesh, sont prévus. Il s'agit notamment de forums communautaires, d'ateliers, de projections de films, de rassemblements et de conférences de presse sous la bannière Land Rights Now to Fight Climate Change and Protect the Earth -les droits fonciers pour protéger la terre et combattre les changements climatiques-. En plus des événements sur le terrain, des organisateurs présenteront de Succes stories de résistants du Brésil, du Guatemala, du Kenya et de Taiwan et lanceront une étude intitulée Sécuriser les droits fonciers des peuples autochtones et des collectivités locales des communautés sont une solution clé pour le changement climatique.

#landrightsnow 

Depuis le 2 mars 2016, ILC, Oxfam et RRI ont lancé un appel global à l'action visant à engager et mobiliser les communautés, les organisations, les gouvernements et les individus du monde entier dans la promotion et la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones et des communautés locales. Cette campagne vise à garantir les droits fonciers des peuples autochtones et communautaires. L’objectif est de doubler la superficie mondiale des terres légalement reconnue détenue ou contrôlée par les peuples autochtones et les communautés locales d'ici 2020. Sécuriser ces droits est au cœur de la construction d'un monde juste et équitable. De la santé à l'éducation, la participation à la paix, la croissance à la diversité culturelle, les peuples autochtones et les droits fonciers des communautés locales sont fondamentaux pour atteindre les objectifs de développement durable auxquels les dirigeants de nations se sont engagés. «La vie sur terre telle que nous la connaissons dépend de la reconnaissance des peuples autochtones et des communautés locales en tant que gardiens de notre planète», a commenté Fedorah Bikay, chef de projet chez Congo Green Citizen qui mobilise le fond pour la réalisation d’un documentaire sur l’accès au travail des jeunes filles pygmées.

Jusqu’à 2,5 milliards de personnes, dont 370 millions de personnes autochtones, dépendent de la terre et des ressources naturelles qu’ils détiennent, utilisent ou gèrent de façon collective. Leurs droits sur ces ressources sont menacés, 1/5 d’entre elles seulement étant reconnues comme appartenant aux peuples autochtones ou aux communautés locales, le reste étant contrôlé par d’autres acteurs plus puissants. Près d’1/3 de la population mondiale est ainsi exposée à une grande vulnérabilité. Plus généralement, les sociétés ayant des droits fonciers incertains sont moins susceptibles de profiter de la prospérité et de parvenir à un développement durable.

Christian MUTOMBO MALAMBA

Selon un rapport des Nations unies, l’accès à l’eau pourrait constituer la principale cause de conflits et de guerre en Afrique au cours des 25 prochaines années. Les craintes de Nations unies ont été coroborée par deux chercheurs de l’université Berkeley de Californie.

Explosion d'une station service à Mogadicio (Somalie) à proximité d'un marché - Photo Reuters

Le réchauffement climatique pourrait augmenter de 54% le risque de conflit en Afrique d’ici 2030, selon une étude menées par deux chercheurs de l’Université Berkeley aux Etats unis. Les changements climatiques constituent donc un facteur de déstabilisation de l'Afrique subsaharienne, souligne l’étude publiée fin septembre 2016 dans la revue Science. «Les modifications des précipitations et de la température se répercutent déjà sur le rendement des cultures en Afrique subsaharienne. Cela a entraîné des pénuries alimentaires qui ont déclenché une migration transfrontalière et des conflits interrégionaux, eux-mêmes à l’origine de l’instabilité politique», peut-on lire dans le rapport. La hausse des températures a déjà augmenté le risque de conflit, de 11%, en Afrique subsaharienne depuis 1980, en contribuant à la raréfaction des ressources précieuses comme l’eau, ont affirmé Tamma Carleton et Solomon Hsiang, deux chercheurs, indiquant que le climat représente souvent une importante cause des conflits, «sous-estimée» par les analystes des affaires étrangères. Ce pourcentage pourrait atteindre 54%, d’ici 2030, et coûter la vie à 393.000 personnes si rien n’est fait pour freiner la montée des températures de la planète.

Des migrations dangereuses

Selon les chercheurs, la hausse des températures pourrait créer des troubles sociaux, voire de l'instabilité politique en entraînant une réduction de la taille des récoltes de 20% d'ici 2050, mais aussi en augmentant la mortalité infantile ou les infections au VIH. Le changement climatique risque, en outre, de provoquer des migrations difficiles à contrôler. Dans un rapport publié en 2012, l’ONU prédisait d’ailleurs 250 millions de déplacés climatiques dans le monde, en 2050. La contribution de l’Afrique au réchauffement climatique est pourtant très faible. Les pays africains réunis n’ont été responsables que de 2,5% des émissions carbone, à travers le monde, entre 1980 et 2005. Pour rappel, l'ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait qualifié, en 2007, le conflit au Darfour, qui a fait 300 000 morts et déplacé 2,5 millions de personnes depuis 2003, de «première guerre du changement climatique», laissant entendre que le déséquilibre croissant entre populations et ressources a exacerbé les tensions entre groupes tribaux pour l'accès à la terre et à l'eau dans cette région.

Christian MUTOMBO

mardi, 24 janvier 2017 15:56

Changements climatiques

Écrit par

La RD-Congo, le grenier de l’Afrique puis du monde

Alors que les effets de changements climatiques, ponctués entre autres par les sécheresses secouent le monde, la solution pourrait venir de la RD-Congo. Avec près de 100 millions d’hectare de terre arable, l’ex-Zaïre peut nourrir 2 milliards de terriens. L’Organisation des Nations unies y croit et le fait savoir.

Culture de mil au Niger - Photo Ird.fr

Près de 795 millions d’habitants de la terre ne mangent pas à leur faim, selon le Programme mondial pour l’alimentation -PMA-. Dans une conférence de presse, le représentant de l’Organisation des nations unis pour l’alimentation et l’agriculture -FAO- en RD-Congo, Alexis Bonte a rappelé le potentiel agricole de l’ancien Zaïre. Avec son potentiel agricole estimé à près de 100 millions d’hectares terre arable, la RD-Congo peut nourrir 2 milliards de personnes à travers le monde. Alexis Bonte souligne qu’en dépit des effets du changement climatique, si des mesures d’adaptation sont mises en œuvre, le pays peut sauver certains peuples de la faim. La RD-Congo n’exploite que 10% de ce potentiel agricole. «Si on pouvait cultiver ces 80 millions d’hectares, le pays pourrait nourrir deux milliards de personnes», a déclaré Alexis Bonte, qui a expliqué ce que représentent deux milliards d’habitants. «Ce chiffre représente toute l’Afrique, les Etats-Unis, l’Europe et encore quelques autres pays», a expliqué le Représentant du FAO. Alors que les effets des changements climatiques, ponctués entre autres par les sécheresses secouent le monde, la solution pourrait venir de la RD-Congo, estime-t-il. «Avec le changement climatique, si d’autres pays vont avoir plus de problèmes comme dans le Sahel ou l’Afrique de l’est ou l’Afrique Australe, le Congo, vu sa position géographique, sera toujours en position de pouvoir alimenter le reste du monde au cas où on arriverait à bien s’adapter», a tablé Alexis Bonte.

Des projets attirants les privés

La RD-Congo, comme bien d’autres pays les moins avancés -PMA- avait insisté pour que la dimension adaptation soit clairement définie dans l’Accord de Paris. Les pays développés sont dans une obligation historique d’apporter leur soutien -transfert de technologie, financier, perte et dommage liées aux effets du changement climatique- aux pays pauvres. Pour y accéder, le pays est invité à élaborer des projets bancables, attirant aussi le secteur privé. « Il est intéressant que le pays bénéficie des fonds via le Fonds d’adaptation, mais il est mieux que le pays réfléchisse sur comment attirer les privés qui sont plutôt séduits par des projets d’atténuation comme les énergies renouvelables et efficacité énergétique», commente Patrick Kasele, expert congolais sur des questions de l’éducation relative à l’environnement et aux changements climatiques. Le Fonds d’adaptation dispose d’une enveloppe de USD 10 millions pour certains pays d’Afrique centrale. De son côté, la RD-Congo compte sur son Programme national d’adaptation au changement climatique -PANA- pour contrer les effets du changement climatique sur l’agriculture. Les scientifiques RD-congolais ont réussi à développer les variétés de manioc ainsi que lde Niebé -Mbwengi- plus  résilients.

Christian MUTOMBO

Les travaux du premier Forum Mondial des Alliances et Coalitions pour le climat se sont ouverts, jeudi à Rabat, avec la participation de nombre de ministres, de responsables d’organisations internationales, de décideurs, d’experts et de représentants de la société civile issus de plusieurs pays.

Logo officiel de la COP22

L’objectif de ce Forum de deux jours, organisé par le Maroc en collaboration avec ses partenaires de l’Agenda de l’Action - la présidence française de la COP21, le secrétaire général de l’ONU, la CCNUCC - et avec la participation du Pérou, est de jeter les jalons pour l’organisation de l’Événement de Haut Niveau sur l’action sur le climat, prévu lors de la COP22 à Marrakech.

Cet événement constitue également l’occasion de renforcer la coordination de l’action sur le climat entre les alliances et les coalitions et d’encourager l’émergence de nouvelles initiatives volontaires. Ce Forum constitue également une occasion idoine pour les coalitions de discuter, de manière sectorielle, de la mise en œuvre de leurs plans d’action à Marrakech, et d’examiner les perspectives de coopération et de synergies possibles.

Au cours de ce forum mondial, qui s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la COP22, prévue en novembre prochain à Marrakech, les "Champions de Haut Niveau" présenteront leur vision et attentes, selon une approche inclusive, afin de maintenir l’action et de renforcer les initiatives volontaires en vue d’accélérer la trajectoire vers 2°C à 1,5 °C.

Le Premier Forum Mondial des Alliances et des Coalitions pour le climat qui rassemble de nombreux dirigeants, décideurs, opérateurs économiques, des experts engagés dans l’action sur le climat (environ 300 participants), sera aussi l’occasion d’approfondir les discussions directes sur les consultations écrites lancées par les champions après les sessions des organes subsidiaires à Bonn, en Allemagne.

Ces consultations visent à recueillir des avis et des conseils de toutes les parties prenantes sur les moyens de renforcer et d’accélérer le programme mondial d’action pour le climat.

Menara.ma

Le bras armé des Nations unies pour lutter contre le réchauffement climatique a encore tout à prouver. Après une année 2015 dédiée à sa construction et à la réalisation de ses premiers investissements, 2016 doit être synonyme "d’accélération" pour le Fonds vert pour le climat. Doté de 10 milliards de dollars, le Fonds vert pour le climat n’a pour l’instant validé que 168 millions de financements et se fixe l’objectif ambitieux d’atteindre 2 milliards de dollars cette année.

Héla Cheikhrouhou, Directrice Générale du Fonds Vert pour le Climat_Photo: Un.org

Pour atteindre cet objectif, le fonds basé en Corée du Sud et mené par une équipe restreinte, s’appuie sur des entités qu’il accrédite pour lui faire remonter les « meilleurs projets », c’est à dire ceux les plus à même de « changer de paradigme » face aux contraintes du climat. Si 33 structures, dont certaines ont suscité la polémique, bénéficient d’ores et déjà de ce mandat, nombreux sont les pays africains qui n’en compte pour l’instant aucune. Sur le terrain, certains porteurs de projets s’impatientent, notamment en Afrique, qui s’est vue promettre une part importante des fonds. Alors que l’Accord de Paris est signé ce vendredi 22 avril à New-York, la directrice générale Hela Cheikhrouhou, qui quittera son poste en septembre prochain, a répondu aux questions de Jeune Afrique.

Sur 10 milliards de dollars de promesses de dons, le Fonds Vert n’a annoncé que 168 millions d’investissements en 2015. Comment parvenir à accélérer le rythme tout en continuant à se construire ?

Diriger ce fonds c’est un peu comme conduire une voiture à grande vitesse tout en étant en train d’assembler le moteur. Cette situation est justifiée par l’urgence : nous battons actuellement tous les records d’accélération du changement climatique. Ce n’est pas demain que les pays ont besoin de nos ressources, c’est aujourd’hui, voire hier ! Le Fonds vert doit donc trouver le bon équilibre entre accomplir toutes les procédures nécessaires et délivrer au plus vite cette aide urgente.

De nombreux pays africains ne disposent pas encore d’une entité accréditée par le Fonds vert. Rencontrez-vous des difficultés à trouver des organisations qui remplissent vos critères sur le continent ?

Nous avons accrédité des entités locales en Afrique, je peux notamment vous citer le Centre de suivi écologique au Sénégal. Nous débloquons par ailleurs des dons pour aider les pays insulaires et les PMA [Pays les moins avancés, ndlr] à se donner les moyens d’accéder au Fonds vert, en travaillant notamment sur leurs structures susceptibles d’être accréditées. L’objectif est de lutter contre le cercle vicieux, constaté de longue date, qui fait que l’argent va vers les pays les plus avancés, car ils ont plus de capacités (financières, humaines). Ces dons pourraient être augmentés cette année. Mais la limite des entités nationales c’est d’être compétentes pour de petits projets, nous devons aussi trouver plus de structures en Afrique capables de travailler à grande échelle.

L’accréditation de grandes banques commerciales, comme HSBC, a suscité de fortes critiques. Comment justifiez-vous cette décision ?

L’essentiel des liquidités financières se trouve entre les mains du secteur privé, notamment des organisations institutionnelles, des fonds de pension, des assureurs. Ils doivent donc être concernés. C’est la clé : il faut créer un pont solide, qui n’existe pas encore, entre l’action environnementale et le monde de la finance. Et les banques commerciales sont le pont par excellence. Donc quand de grands acteurs comme HSBC, Crédit agricole, Deutsche Bank s’engagent avec nous, pour moi, c’est un succès majeur.

Quand allez-vous annoncer de nouveaux financements ?

Nous travaillons actuellement sur 22 projets très avancés, qui devraient être approuvés au cours de l’année 2016. Ils représentent pour nous une demande totale de financement de 1,5 milliard de dollars, pour une valeur globale de 5 milliards de dollars. Pour accroître la probabilité d’allouer des fonds à grande échelle avant la fin de l’année, une réunion supplémentaire du conseil d’administration a été fixée pour décembre. Certaines sources rapportent que ce conseil d’administration pâtit d’un fonctionnement très onusien, très bureaucratique. Ce qui ne s’accorde pas vraiment avec la réactivité demandée à un fonds…Le Fonds vert tient une grande partie de sa crédibilité du fait qu’il a été agréé par les 195 pays membres de la convention des Nations unies sur le climat. Les décisions du conseil d’administration sont prises par consensus entre les 24 membres, issus pour moitié des pays développés et pour moitié des pays en développement. Cela crée une dynamique intéressante…Avec l’accord de Paris et la nécessité de mettre en œuvre rapidement les financements, le ton de la discussion est promis à devenir de plus en plus pragmatique et constructif.

Il y a quelques mois vous alertiez sur le fait que les promesses de dons ne se concrétisaient pas. Ce problème est-il toujours d’actualité ?

Non, ce n’est plus un sujet. Nous avons signé des arrangements pour la quasi-totalité des montants promis à Berlin en 2014.

Vous n’allez donc pas demander de contributions supplémentaires aux pays développés à l’occasion de la COP22 au Maroc ?

Non, pour l’instant notre priorité est la mise en œuvre. Plutôt que de chercher de nouveaux engagements à Marrakech, nous serons là pour rendre compte de nos avancements.

Votre mandat de première directrice général du Fonds Vert s’achève en septembre, et vous avez décidé de ne pas postuler à un renouvellement. Pourquoi ?

J’ai accepté un mandat pour les trois premières années de la vie de ce fonds. Cela a été une expérience inoubliable. Ce que nous avons réalisé en 3 ans prend normalement deux fois plus de temps. Maintenant on passe à une deuxième phase, avec une institution bien établie. Mon travail ici est largement accompli.

Quel sera votre prochain point de chute ?

Je suis en train de considérer un nombre restreint d’options, très diverses. Cela va du secteur privé au multilatéral, en passant par l’académique. Ce qui va guider mon choix c’est de savoir laquelle sera aussi excitante que le Fonds vert pour le climat.

Jeune Afrique/CGC

Le Ministre de l’Environnement et des Ressources Naturelles de la République du RWANDA, ancien Président du Senat rwandais,  Vincent Biruta a reçu le Vice-Président du RECEIAC, Gildas Parfait Diamoneka, le jeudi 21 avril 2016 à Kigali, la capitale du Rwanda. Les deux hommes ont discuté des questions d'intérêt Régional, de Promotion par le Marketing d’État des initiatives écologiques en Afrique Centrale et dans  le Monde. Le Vice-Président du RECEIAC a été accompagné du conseiller technique du cabinet International DIGIP Afrique, Christian Joseph Mutombo.

Au centre, M. Vincent BIRUTA, Ministre de l'Environnement rwandais en séance de travail avec la délégation du RECEIAC

La République du Rwanda a validé son ticket retour au sein de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) lors du dernier Sommet des Chefs d’Etat tenu à Ndjamena au Tchad le 25 Mai 1995. C’est dans ce contexte que le Réseau des Communicateurs pour l’Environnement et l’Information en Afrique Centrale (RECEIAC), organisation affiliée à la CEEAC et à la COMIFAC, a engagé une démarche de plaidoyer auprès des autorités rwandaises pour partager son expertise technique mais aussi intégrer désormais dans sa dynamique de promotion de la région, les professionnels des medias rwandais. Le Rwanda accueil le Forum Africain du carbone, à Kigali du 28 au 30 juin prochain. C’est l’occasion pour le pays «des Milles Collines»  de montrer à toute l’Afrique ses capacités à promouvoir le développement durable et à faire profiter à d’autres pays son expérience en matière de gestion des déchets.  Le Vice-Président du RECEIAC, Gildas Parfait Diamoneka, a manifesté un intérêt remarquable pour cet évènement international. Il a exprimé au Ministre sa volonté d’associer activement les professionnels des Medias rwandais dans la dynamique des activités du RECEIAC, en vue de promouvoir les efforts du gouvernement de la République du Rwanda et les évènements organisés localement à l’échelle africaine.

Une chaine TV spécialisée

Par ailleurs, le Ministre Vincent BIRUTA a suivi avec admiration le Programme de Communication guidé par le RECEIAC et le cabinet DIGIP Afrique appuyé par le Magazine Afrique Environnement. Ce programme pourra permettre au Rwanda d’être le premier pays à héberger dans la sous-région une chaine de télévision africaine spécialement dédiée à l’Economie Verte en Afrique Centrale. Le Vice-Président du RECEIAC a été accompagné lors de cette rencontre, du conseiller technique du cabinet International DIGIP Afrique, Christian Joseph Mutombo, de la RD-Congo qui a la charge de l’étude technique de faisabilité de ce vaste projet de communication audiovisuelle. Le RECEIAC, présidé par Raoul Siemeni, entend poursuivre son programme de formation continu des hommes de médias avec l’appui de quelques partenaires et Institutions Internationales. Le Ministre Biruta a encouragé la démarche du RECEIAC et propose en outre la spécialisation accrue des professionnels des médias en vue de leur permettre de se familiariser davantage aux thématiques environnementales. Les deux personnalités se sont quittées sur une note d’espoir pour une parfaite collaboration entre le RECEIAC et les autorités rwandaises surtout avec la mise sur pied par la CEEAC du Fonds pour l’Economie Verte en Afrique Centrale (FEVAC).

Laurent OMBA

Vendredi 22 avril 2016, le monde entier célèbre la journée mondiale de la Terre nourricière. En cette même date, les Parties à la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques -CCNUCC- signeront, à New York au siège des Nations Unies, l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Cet accord, dont le texte a été approuvé par 195 parties à l’issue de la COP 21, tenue à Paris en décembre dernier, devra permettre de limiter la hausse globale des températures sous la barre des 2°C, voire 1,5 °C. Selon la ministre française de l’Energie et Développement durable, Ségolène Royal, devenue présidente de la COP après le départ de Laurent Fabius, une soixantaine de Chefs d’Etat prendront part à cette manifestation et près de 160 Etats seront représentés. De son avis, la question de l’urgence climatique continue à imprégner les décideurs. C’est un très bon signe.

Célébration de l'Accord de Paris lors de la COP21 - Photo Un.org

Quatre mois après la clôture des assises de Paris en marge de la COP 21, les 195 pays membres de la CCNUCC se réunissent à New York pour signer l’Accord de Paris dont ils ont validé le texte en décembre. Près de 160 pays, dont les USA et la Chine qui représentent 40% des émissions mondiales, pourront parapher cet accord dès aujourd’hui. Les autres ont jusqu’en avril 2017 pour le faire. La signature de ce traité n’amène pas les signataires à y adhérer automatiquement. Ils devront passer par deux étapes essentielles. La première, c’est la signature de l’Accord. La seconde, c’est la ratification de l’Accord au niveau national et selon les procédures prévues par chaque pays. En RD-Congo, une loi sur la ratification du traité doit être adoptée au Parlement. L’accord entrera automatiquement en vigueur 30 jours après sa ratification par au moins 55 Parties à la CCNUCC, représentant collectivement au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. «Une entrée en vigueur rapide permettrait d’envoyer un message politique. Nous sommes loin de l’objectif d’une hausse limitée à 2°C. Pour garder une chance de le respecter, les actions avant 2020 sont très importantes», analyse Laurence Tubiana, la négociatrice française pour qui l'Accord de Paris a donné un cadre en vue d’accélérer les transformations vers une économie sobre en carbone.

Les négociateurs des Pays les moins avancés -PMA-, pour leur part, croient dur comme fer qu’il est possible que ce traité puisse entrer en vigueur avant la fin de l’année en cours. Réunis à Kinshasa en début de ce mois d’avril, ils ont scruté le texte adopté en décembre qui se muera en Accord de Paris. Pour les PMA, l’adoption de l’Accord de Paris marque un tournant historique dans les efforts mondiaux de lutte contre les changements climatiques. «L’adoption de cet accord constitue une victoire tant espérée pour le multilatéralisme qui crée à la fois une dynamique politique renouvelée et l’espoir que toutes les Parties continueront à prendre part de manière inclusive aux délibérations internationales sur les changements climatiques mondiaux sous la CCNUCC», ont-ils estimé dans un document rendu public au terme de la réunion de Kinshasa. Puis: «l’inclusion dans l’Accord de Paris d’un objectif spécifique de température à long terme pour maintenir l’augmentation de la température à un niveau bien inférieur à 2°C et poursuivre les efforts pour limiter l’augmentation à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, est un résultat remarquable». Les négociateurs des PMA ont en plus estimé que la rencontre de New York est une occasion importante pour créer une nouvelle dynamique politique et rappeler l’importance d’une ratification et d’une entrée en vigueur rapides. A les en croire, il est très important que les PMA contribuent à la construction et à la poursuite de l’élan politique au niveau international pour l’Accord de Paris, et qu’ils créent une dynamique nouvelle pour sa mise en œuvre au niveau national.

Laurent OMBA

 

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