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mercredi, 25 janvier 2017 15:05

Le changement climatique pourrait augmenter le risque de conflit en Afrique subsaharienne d’ici 2030

Écrit par  Congo Green Citizen
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Selon un rapport des Nations unies, l’accès à l’eau pourrait constituer la principale cause de conflits et de guerre en Afrique au cours des 25 prochaines années. Les craintes de Nations unies ont été coroborée par deux chercheurs de l’université Berkeley de Californie.

Explosion d'une station service à Mogadicio (Somalie) à proximité d'un marché - Photo Reuters

Le réchauffement climatique pourrait augmenter de 54% le risque de conflit en Afrique d’ici 2030, selon une étude menées par deux chercheurs de l’Université Berkeley aux Etats unis. Les changements climatiques constituent donc un facteur de déstabilisation de l'Afrique subsaharienne, souligne l’étude publiée fin septembre 2016 dans la revue Science. «Les modifications des précipitations et de la température se répercutent déjà sur le rendement des cultures en Afrique subsaharienne. Cela a entraîné des pénuries alimentaires qui ont déclenché une migration transfrontalière et des conflits interrégionaux, eux-mêmes à l’origine de l’instabilité politique», peut-on lire dans le rapport. La hausse des températures a déjà augmenté le risque de conflit, de 11%, en Afrique subsaharienne depuis 1980, en contribuant à la raréfaction des ressources précieuses comme l’eau, ont affirmé Tamma Carleton et Solomon Hsiang, deux chercheurs, indiquant que le climat représente souvent une importante cause des conflits, «sous-estimée» par les analystes des affaires étrangères. Ce pourcentage pourrait atteindre 54%, d’ici 2030, et coûter la vie à 393.000 personnes si rien n’est fait pour freiner la montée des températures de la planète.

Des migrations dangereuses

Selon les chercheurs, la hausse des températures pourrait créer des troubles sociaux, voire de l'instabilité politique en entraînant une réduction de la taille des récoltes de 20% d'ici 2050, mais aussi en augmentant la mortalité infantile ou les infections au VIH. Le changement climatique risque, en outre, de provoquer des migrations difficiles à contrôler. Dans un rapport publié en 2012, l’ONU prédisait d’ailleurs 250 millions de déplacés climatiques dans le monde, en 2050. La contribution de l’Afrique au réchauffement climatique est pourtant très faible. Les pays africains réunis n’ont été responsables que de 2,5% des émissions carbone, à travers le monde, entre 1980 et 2005. Pour rappel, l'ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, avait qualifié, en 2007, le conflit au Darfour, qui a fait 300 000 morts et déplacé 2,5 millions de personnes depuis 2003, de «première guerre du changement climatique», laissant entendre que le déséquilibre croissant entre populations et ressources a exacerbé les tensions entre groupes tribaux pour l'accès à la terre et à l'eau dans cette région.

Christian MUTOMBO

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