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mardi, 24 janvier 2017 15:56

Changements climatiques

Écrit par  Congo Green Citizen
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La RD-Congo, le grenier de l’Afrique puis du monde

Alors que les effets de changements climatiques, ponctués entre autres par les sécheresses secouent le monde, la solution pourrait venir de la RD-Congo. Avec près de 100 millions d’hectare de terre arable, l’ex-Zaïre peut nourrir 2 milliards de terriens. L’Organisation des Nations unies y croit et le fait savoir.

Culture de mil au Niger - Photo Ird.fr

Près de 795 millions d’habitants de la terre ne mangent pas à leur faim, selon le Programme mondial pour l’alimentation -PMA-. Dans une conférence de presse, le représentant de l’Organisation des nations unis pour l’alimentation et l’agriculture -FAO- en RD-Congo, Alexis Bonte a rappelé le potentiel agricole de l’ancien Zaïre. Avec son potentiel agricole estimé à près de 100 millions d’hectares terre arable, la RD-Congo peut nourrir 2 milliards de personnes à travers le monde. Alexis Bonte souligne qu’en dépit des effets du changement climatique, si des mesures d’adaptation sont mises en œuvre, le pays peut sauver certains peuples de la faim. La RD-Congo n’exploite que 10% de ce potentiel agricole. «Si on pouvait cultiver ces 80 millions d’hectares, le pays pourrait nourrir deux milliards de personnes», a déclaré Alexis Bonte, qui a expliqué ce que représentent deux milliards d’habitants. «Ce chiffre représente toute l’Afrique, les Etats-Unis, l’Europe et encore quelques autres pays», a expliqué le Représentant du FAO. Alors que les effets des changements climatiques, ponctués entre autres par les sécheresses secouent le monde, la solution pourrait venir de la RD-Congo, estime-t-il. «Avec le changement climatique, si d’autres pays vont avoir plus de problèmes comme dans le Sahel ou l’Afrique de l’est ou l’Afrique Australe, le Congo, vu sa position géographique, sera toujours en position de pouvoir alimenter le reste du monde au cas où on arriverait à bien s’adapter», a tablé Alexis Bonte.

Des projets attirants les privés

La RD-Congo, comme bien d’autres pays les moins avancés -PMA- avait insisté pour que la dimension adaptation soit clairement définie dans l’Accord de Paris. Les pays développés sont dans une obligation historique d’apporter leur soutien -transfert de technologie, financier, perte et dommage liées aux effets du changement climatique- aux pays pauvres. Pour y accéder, le pays est invité à élaborer des projets bancables, attirant aussi le secteur privé. « Il est intéressant que le pays bénéficie des fonds via le Fonds d’adaptation, mais il est mieux que le pays réfléchisse sur comment attirer les privés qui sont plutôt séduits par des projets d’atténuation comme les énergies renouvelables et efficacité énergétique», commente Patrick Kasele, expert congolais sur des questions de l’éducation relative à l’environnement et aux changements climatiques. Le Fonds d’adaptation dispose d’une enveloppe de USD 10 millions pour certains pays d’Afrique centrale. De son côté, la RD-Congo compte sur son Programme national d’adaptation au changement climatique -PANA- pour contrer les effets du changement climatique sur l’agriculture. Les scientifiques RD-congolais ont réussi à développer les variétés de manioc ainsi que lde Niebé -Mbwengi- plus  résilients.

Christian MUTOMBO

Lu 381 fois Dernière modification le mardi, 24 janvier 2017 16:12

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