Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 16 décembre 2017 -
001
mercredi, 04 mai 2016 14:34

EN VUE DE SURVEILLER L’EXPLOITATION DU GAZ AU LAC KIVU

Écrit par  Congo Green Citizen
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Un comité de 10 experts mis sur pied

Jeudi 19 novembre dernier à Gisenyi, la RD-Congo et le Rwanda avaient signé un accord portant essentiellement sur la surveillance du lac Kivu pendant l’exploitation du gaz méthane contenu dans ce lac qu’ils partagent à leur frontière. 5 mois après la signature de cet accord, les deux pays voisins se sont mis de nouveau d’accord en vue de mettre en place un comité pour cette fin. Composé de 10 experts, ce comité a été installé le mercredi 27 avril dernier à Goma dans la province de Nord-Kivu.

Paysage du lac Kivu - Photo Vancouver51.wordpress.com

La phase de coopération entre la RD-Congo et le Rwanda pour l’exploitation du gaz méthane au lac Kivu entre dans une nouvelle phase. Après la signature de l’accord en novembre dernier, il a été question le mercredi 27 avril 2016 de mettre sur pied un comité avec comme mission de sécuriser de façon commune les travaux d’extraction du gaz et d’épargner les populations riveraines du danger lié à la non-exploitation de ce gaz. Cette équipe de surveillance est composée de dix experts venus de ces deux pays voisins.

Si la RD-Congo n’a jusque-là initié aucune activité pour exploiter le gaz du lac Kivu, le Rwanda pour son compte a concocté un projet pilote devant produire 3 mégawatts d’électricité à partir du gaz méthane extrait du lac.

De l’avis du ministre RD-Congolais des Hydrocarbures, Aimé Ngoy Munkena, Kinshasa veut prendre tout son temps avant d’exploiter le lac Kivu. Devant la presse, il a déclaré que le tour de la RD-Congo viendra. Le ministre a en plus signifié qu’au niveau du gouvernement des paramètres nécessaires sont en train d’être réunis pour emboiter le pas au Rwanda. Conscient du danger qui guette les populations riveraines avec l’exploitation du gaz dans le lac Kivu, le gouverneur du Sud-Kivu, Marcelin Cishambo, a fait savoir que le gaz méthane est à la fois une richesse et un danger. «Le risque d’explosion gazeuse fait peur aux populations riveraines. Ces habitants attendent d’être informés sur le moment d’exploitation effective du gaz», a-t-il laissé entendre. Ces propos du gouverneur du Sud-Kivu avoisinent ceux tenus par Crispin Atama, alors ministre des Hydrocarbures, lors de la signature de l’accord sur la surveillance du lac Kivu pendant l’exploitation du gaz méthane au lac Kivu. «Notre lac contient du gaz méthane qui n’est pas toujours bon au contact avec l’environnement et le corps humain. Alors, lorsqu’on exploite le gaz afin de le transformer en électricité, il faut faire très attention. Et c’est cette attention qui nous amène ici», avait-t-il déclaré. Puis: «lorsqu’on exploite le lac, il faut que toutes les conditions techniques et technologiques soient bien surveillées. La surveillance ne doit pas être faite par un seul pays pour que nous mettions nos populations riveraines en protection, qu’elles soient de la RD-Congo ou du Rwanda».

Avec le Nyos et le Monoun du Cameroun, le lac Kivu est l’un des lacs du monde contenant de très fortes concentrations en gaz. Environ de 60 km3 de son étendue contient du méthane dissous alors que près de 300 km³ est concentré en dioxyde de carbone. Le lac lui-même s’étend sur 2 370 km².

Laurent OMBA

Lu 873 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Réseaux Sociaux :

Copyright © 2017 - Congo Green Citizen. Tous droits réservés
Developped by IT Group