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jeudi, 12 novembre 2015 06:56

Réchauffement climatique: l’ONU appelle à la révision des copies avant 2018

Écrit par  Congo Green Citizen
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En marche vers Paris où un accord sur le climat est tant attendu, l’Organisation des nations unies vient de publier un rapport dans lequel les contributions des 150 pays sont évaluées. D’après ce rapport, ces contributions sont un premier pas très important, mais insuffisantes pour limiter le réchauffement planétaire à moins 2°C d’ici la fin du 21èmesiècle. Ainsi, l’ONU dans son rapport expose: «il est indispensable pour tous les États de confirmer à Paris qu’ils reverront leur copie dès que possible et bien avant 2020, date de l’entrée en vigueur de l’accord mondial sur le climat».

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et le ministre péruvien de l'Environnement Manuel Pulgar-Vidal - Photo AFP

Un rapport de l’ONU, récemment publié et analysant les CPDN des Etats, affirme que les engagements des Etats ne permettent pas de limiter le réchauffement planétaire à moins 2°C d’ici la fin du 21èmesiècle. Il est urgent tel que le suggère ce rapport à tous les Etats de revoir leur copie avant 2018. «Il est indispensable pour tous les États de confirmer à Paris qu’ils renverront leurs copies dès que possible et bien avant 2020, date de l’entrée en vigueur de l’accord mondial sur le climat», suggère ce rapport avant de glisser que ces Etats devraient se rencontrer tous les cinq ans pour mettre de nouveaux engagements sur la table, toujours plus ambitieux que les précédents.

Pour l’ONU, cela doit être le moment d’annoncer une version plus ambitieuse des engagements nationaux. Sauf qu’aucun pays n’affirme clairement que ça soit l’occasion d’augmenter son engagement.Ce rapport martèle en plus sur le besoin urgent de réaliser des réductions d’émissions supplémentaires, au-delà des engagements annoncés. «La majorité des engagements ne concernent pas que la réduction des gaz à effet de serre, mais incluent aussi à l’adaptation aux impacts des changements climatiques et la construction de sociétés résilientes», peut-on lire dans ce rapport.Outre le rapport de l’ONU, tant d’autres confirment que les engagements des Etats avant la COP21 ne suffiront pas à limiter le réchauffement planétaire en deçà de 2°C, limite fixée par la communauté internationale. Elles permettent plutôt de s’en rapprocher. Au vu de cet enjeu de taille, l’ONU est d’avis qu’à Paris, il faudra mettre en place les fondations d’un cadre international durable permettant de faire le reste du chemin entre ces contributions nationales et un climat stabilisé. Pour ce faire, l’ONU propose trois ingrédients absolument indispensables dans l’accord de Paris: un cap mondial sur la sortie des énergies fossiles d’ici à 2050, comme l’indiquent les données scientifiques; un mécanisme solide, composé de rouages qui fonctionnent pour s’assurer que les Etats revoient leurs engagements et les augmentent tous les 5 ans jusqu’à ce que le boulot soit achevé; la garantie d’un soutien financier et technologique international accru, notamment pour financer la part des engagements des pays en développement qui est dépendante d’une aide extérieure. Dans son rapport, l’ONU n’a pas omis de saluer le point le plus positif de ces contributions nationales : «toutes les contributions nationales quasiment mentionnent les énergies renouvelables comme solution pour réduire les émissions et fournir un accès à une énergie propre, y compris dans les pays pauvres».A moins d’un mois de la Conférence de Paris, plus de 150 Etats, représentant près de 90% des émissions mondiales, ont déjà déposé leur contribution nationale pour l’après 2020.

Laurent OMBA

 

 

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