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lundi, 26 octobre 2015 12:08

COP 21: Le Maroc appelle les pays développés à aider les pays du Sud

Écrit par  Congo Green Citizen
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«Les pays développés ont pour responsabilité d'aider les pays du Sud pour qu'ils puissent faire face aux effets du changement climatique et réussir leur transition vers une économie sobre en carbone», a estimé, vendredi à Paris, la ministre déléguée marocaine  chargée de l'Environnement, Hakima El Haite.

Hakima El Haite-Photo droit tiers

Intervenant en clôture d'un colloque organisé au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) français sous le thème La conférence climat tiendra-t-elle ses promesses ?, Hakima El Haite a souligné l'importance d'apporter des aides et d'assurer le transfert de technologie vers les pays du Sud pour leur permettre de s'adapter aux répercussions du changement climatique et amorcer leur transition vers un développement durable.

Elle a, à cet égard, mis l'accent sur le potentiel énorme dont dispose l'Afrique en matière d'énergies renouvelables, notant qu'il s'agit d'une chance non seulement pour l'Afrique mais pour le monde entier en vue de réduire les émissions des gaz à effet de serre. Il s'agit aussi de soutenir les pays les plus vulnérables aux effets du réchauffement climatique, dans un esprit de solidarité marquant la responsabilité des grands pays pollueurs et inscrit dans une logique de co-développement et de promotion de l'économie neutre en carbone, a expliqué la ministre.

La COP 22, celle de l’action !

Hakima El Haite a, dans ce sens, noté que la problématique des changements climatiques soulève la question des droits humains à l'alimentation et à l'accès à l'eau potable et à l'énergie, ainsi que du droit au développement et des droits des femmes, puisqu'elles sont les plus touchées par les effets du réchauffement climatique, notamment en Afrique.

Par ailleurs, elle a mis en exergue le rôle de la société civile, notamment la société civile organisée représentée par les CESE des différents pays, dans la promotion du développement durable des politiques climatiques dans le but d'introduire le changement vers des modes de production et de consommation à faible impact sur le climat.

A cet égard, Hakima El Haite a salué l'action du CESE du Maroc dans l'évaluation des politiques publiques environnementales, ce qui a permis notamment d'élaborer la loi sur le littoral et d'intégrer le facteur du changement climatique dans toutes les politiques publiques. Ce colloque constitue l'étape finale d'un cycle de rencontres entre les CESE de l'Union européenne, d'Afrique, de la Francophonie et des Territoires français, ayant permis une réflexion commune sur le dérèglement climatique et les moyens de mobiliser la société civile internationale en faveur d'un accord ambitieux lors de la Conférence mondiale sur le climat (COP21) prévue décembre prochain à Paris.

S'exprimant devant l'Assemblée Générale des Parties lors de la COP 20 à Lima, la ministre déléguée marocaine chargée de l'Environnement a souligné que «Lima est la COP des négociations, Paris est celle des décisions», ajoutant que la COP22, prévue au Maroc, sera «la Conférence de l'action». Dans ce sens, la ministre a rappelé que le Maroc a commencé sa lutte contre les changements climatiques dans les années 60 avec la politique des barrages, suivie des politiques de l'eau et de l'agriculture, et dans les années 2008 de celle de l'énergie. Le Maroc avait déjà accueilli en 2001 la 7ème Conférence des Parties à la Convention sur les Changements Climatiques (COP7) dans la ville de Marrakech.

CGC

Lu 765 fois Dernière modification le lundi, 26 octobre 2015 12:20

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