Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 21 octobre 2017 -
001
mercredi, 29 juillet 2015 07:04

En 5 minutes, une valise rend potable l’eau polluée

Écrit par  Congo Green Citizen
Évaluer cet élément
(0 Votes)

La start-up toulousaine, en France, Sunwaterlife commercialise une mallette permettant de rendre l’eau polluée potable en cinq minutes. Déjà utilisé en Afrique, ce procédé intéresse d’autres pays où le problème de l’eau potable est crucial.

Un modèle du dispositif de purification d'eau Aqualink - Photo Sunwaterlife

Produire 800 litres d’eau potable par jour pour cinquante familles en moins de cinq minutes. C’est la technologie vendue par la start-up toulousaine Sunwaterlife qui conçoit des systèmes de purification d’eau portables et alimentés par des panneaux solaires. Le dispositif Aqualink permet ainsi de produire à partir de n’importe quelle source, une eau décontaminée et consommable par l’être humain.

«Avec mon associé, nous travaillions dans le solaire sur des sites isolés en Afrique quand nous avons constaté que le problème de l’accès à l’eau potable était plus important que celui de l’énergie», raconte Christophe Campéri-Ginestet, président de Sunwaterlife, qui a créé l’entreprise en 2014. «Il existe souvent une source autour des villages mais l’eau est contaminée, ce qui tue plus d’enfants africains chaque année que les guerres. Il y avait donc un réel besoin d’accès à l’eau sur le terrain», explique-t-il.

En 2014, les deux fondateurs de Sunwaterlife, ingénieur et commercial de formation, travaillent alors sur un prototype mobile, autonome et économique. Présenté sous la forme d’une mallette étanche d’environ quarante kilos, il suffit de relier le système à la source d’eau et de déplier le panneau solaire qui assure l’alimentation électrique de la pompe. Dotée d’une membrane plastique perforée de milliers de trous, la mallette supprime en cinq minutes les impuretés de l’eau : bactéries, produits chimiques, virus et autres parasites. Fort des résultats prometteurs du système, la start-up intègre en 2014 l’Incubateur Midi-Pyrénées.

«Le design du système Aqualink a ainsi été adapté pour permettre une mise en route rapide, en cinq minutes, et ce sans formation préalable», souligne Christophe Campéri-Ginestet. Puis d’ajouter: «cet aspect est particulièrement important quand on sait que ce sont souvent les enfants qui sont chargés d’approvisionner leur famille en eau. Souvent les gens ont de l’eau mais elle est impropre à la consommation. En la filtrant avec notre mallette, on peut désormais la boire».

Levée de fond de 350 000 euros

Avec leur mallette révolutionnaire, les responsables de Sunwaterlife veulent apporter un point d’eau potable à la population civile, aux centres de soins, militaires ou encore aux camps de réfugiés. D’un point de vue sanitaire, la décontamination de l’eau permet de faire face à la propagation de virus et d’épidémies en tous genres. Dans le cas de catastrophes naturelles, le système se déploie rapidement et permet aux équipes de sécurité civile de réaliser les premiers secours sur place. La valise coûte 6000 euros pièce.

A ce jour, cinq valises sont déjà en fonction au Niger, au Cameroun et au Laos. «Nous disposons déjà d’un réseau de contacts en Afrique de l’Ouest et Centrale - Tchad, Cameroun, Niger, Mali, Côte d’Ivoire, Sénégal, République Démocratique du Congo -. Le système est également en cours de déploiement au Niger afin pour faire face à l’épidémie de choléra qui touche le pays, où son efficacité a d’ores et déjà été validée par le Laboratoire national de santé publique du Niger. Nous ciblons les ONG, les distributeurs et les promoteurs immobiliers» assure le président de la start-up.

Sunwaterlife a aussi noué des contacts avec le Cambodge, la Malaisie, l’Inde, la Nouvelle-Calédonie et Haiti. Elle travaille également avec l’armée française.

Pour continuer leur développement, la société toulousaine ouvre son capital avec une levée de fonds de 350 000 euros sur la plateforme toulousaine de financement participatif Wiseed. Les dirigeants de Sunwaterlife, qui projettent la vente d’une cinquantaine de mallettes en 2015 puis de 300 en 2017, visent les 1,5 million de chiffre d’affaires d’ici à 2016.

Christian Joseph MUTOMBO

Lu 900 fois

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Réseaux Sociaux :

Copyright © 2017 - Congo Green Citizen. Tous droits réservés
Developped by IT Group