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lundi, 23 mars 2015 07:36

QUAND LES RUES SE TRANSFORMENT EN DEPOTOIR A KIMBWALA

Écrit par  Congo Green Citizen
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Il faut vite étendre le projet PAUK ! 

Kimbwala, cité en pleine construction située dans la commune de Mont-Ngafula à Kinshasa a peut-être été une laissée-pour-compte du projet d’assainissement urbain de Kinshasa -PAUK-, initié par l’Union européenne et consistant en l’installation des poubelles publiques dans les quartiers de Kinshasa. Faute des poubelles publiques, dans ce quartier, les rues et rivières se transforment en dépotoirs. Reportage.  

Dépotoir d'ordures dans un quartier de la ville de Kinshasa

Alors qu’à travers la ville de Kinshasa, capitale de la RD-Congo, la gestion des déchets s’avère être une tâche bien plus ardue en dépit de certains projets mis en place par l’autorité de la ville, dans la cité de Kimbwala, située dans la commune de Mont-Ngafula -partie Ouest de Kinshasa-, la situation est bien plus calamiteuse. Une grosse épine dans la jambe. 

Tout simplement parce que cette cité, en pleine construction, ne bénéficie d’aucune politique en matière de gestion des déchets. «Je suis à Kimbwala depuis plus de 5ans, et je trouve bizarre qu’il n’y ait aucune organisation en ce qui concerne les résidus», se plaint Mwadi, habitante de cette cité, avant de révéler que «nous avons à maintes reprises contacté la responsable du quartier à ce sujet, mais notre démarche n’a jamais trouvé gain de cause». Alpha, un autre habitant du quartier analyse: «cette situation ne trouve pas d’issue car la commune est trop vaste et les autorités municipales ne maitrisent ni ne connaissent parfaitement ce qui se passe dans les recoins de la commune». Et de poursuivre «le découpage territorial ne devrait pas seulement concerner les provinces»

Un comportement destructeur

La responsable du quartier, exigeant l’anonymat, estime que «cette tâche ne relève pas de sa compétence». Nous ne sommes pas, explique-t-elle, assez soutenus financièrement par les autorités nationales. D’où «toutes les difficultés que nous rencontrons dans le secteur de l’environnement, et l’absence constatée des poubelles publiques». 

Dans l’entre-temps, la population, abandonnée à son triste sort, se lance dans des pratiques aux conséquences multiples et incalculables. Si certains se donnent la peine d’enfouir ces déchets, composés en grande partie des objets ménagers, dans le sous-sol, d’autres par contre transforment la voie publique en dépotoir. «Nous creusons un trou un peu plus profond pour entasser nos déchets. Une fois rempli, nous enterrons et creusons un nouveau trou», a fait savoir Mwadi. 

D’autres encore préfèrent déverser leurs résidus dans la rivière traversant cette cité à partir de la place Pompage jusqu’au quartier voisin de Malueka. Au croisement des avenues Salongo et Matadi une poubelle s’est installée sans que personne ne s’en préoccupe. 

Les plus nantis du quartier, quant à eux, s’abonnent aux entreprises de ramassage des déchets moyennant une somme à payer à la fin de chaque mois.

Intégrer la partie Ouest de Kinshasa 

Et, en transformant les avenues et rivières en dépotoirs, la population s’expose elle-même à des maladies et contribue ainsi à la destruction de l’environnement. Ce, du fait que les objets jetés polluent parfois bien longtemps après qu’on ne soit plus de ce monde. 

Il est vrai que la plupart d’objets ménagers, comme l’allumette -6 mois-, le papier toilette -2 semaines à 1 mois- sont rapidement biodégradables. Mais, il y en a qui, sans intervention extérieure, peuvent demeurer pendant plus de 10 ans voire plus de 100 ans. A l’instar du ticket de bus -environ 1 an-, papier de bonbon -5 ans-, boîte de conserve -50 ans-, sac en plastique -450 ans-, etc.

Une situation qui devrait interpeller les autorités de la ville à étendre le projet d’assainissement urbain de la ville de Kinshasa -PAUK-, initié par l’Union européenne. A travers ce projet, des poubelles publiques, dont l’accès est gratuit, ont été implantées par-ci par-là dans la ville.

Laurent OMBA

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