Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : lundi, 26 juin 2017 -
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Etats des lieux des changements climatiques en RD Congo

Au nombre des problèmes auxquels se trouve confronté notre humanité, figure celui des changements climatiques.
 
Face à ce problème mondial, les différents Etats présents au Sommet de la Terre sur l’Environnement et le Développement tenu à Rio de Janeiro en juin 1992, ont convenu sur la mise en application de la Convention sur les Changements Climatiques. En respect à cet engagement, la République Démocratique du Congo a consenti deux ans plus tard, soit plus exactement le 8 décembre 1994, à la ratification de cette convention pour y faire face, les Etats sont appelés à se prémunir des stratégies d’adaptation appropriées et durables.  

Dés lors, notre Pays s’est engagé, dans une démarche volontariste, visant à remplir les différents engagements auxquels il a librement et en connaissance de cause souscrite. Une première action d’envergure a été la préparation d’une Communication Nationale Initiale sur les changements climatiques, présentée lors de la huitième session de la Conférence des Parties à New Delhi en Inde en novembre 2002.  

Etant donné l’urgence de s’attaquer aux défis des changements climatiques et au regard des axes de vulnérabilité identifiés au niveau national, le Ministère de l’Environnement, en tant qu’Organe Officiel de pilotage de la convention avait, au lendemain de cette conférence amorcé des travaux d’élaboration du Programme d’Action National d’Adaptation aux changements climatiques en sigle « PANA ». (...)

On peut lire sous la plume de Jacques GRINEVALD dans sa préface à l’édition française de l’ouvrage « une planète un avenir », qu’à l’occasion de la conférence des Nations Unies sur l’environnement humain de Stockholm, en juin 1972, le rapport nous n’avons qu’une terre rédigé par Barbara Ward et René Dubis, avait bien résumé le diagnostic de crise de l’environnement en notant que les deux mondes de l’homme, la biosphère (environnement naturel) dont il a hérité et la technosphère (environnement artificiel) qu’il a créée, sont en déséquilibre et virtuellement, en conflit, et que l’homme se trouve au centre de ce conflit.   

Un des maillons de cette crise le plus perceptible depuis les années 80  est indiscutablement le changement climatique. Le public de partout en devient de plus en plus conscient, vulnérable et donc inquiet. Quantifier cette vulnérabilité en République Démocratique du Congo (RDC) et, mieux la faire ressortir, afin de proposer des voies et moyens appropriés pour s’y adapter, consacre le cheminement du présent travail. Le degré de vulnérabilité au changement climatique est fondamentalement proportionnel à celui du seuil de la pauvreté des populations concernées. Il est donc plus qu’indiqué d’intégrer efficacement les activités arrêtées dans le Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté (DSRP) national lors de l’élaboration des profils des projets en vue de l’adaptation au changement climatique.   

Dans ce même ordre d’idée, on note que les atteintes causées à l’environnement par la technologie, génèrent et gênent étroitement des relations transversales entre les cycles bio- géochimiques dont la complexité est encore loin d’être complètement élucidée. D’où toute l’importance de rechercher des synergies  entre d’une part la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique, CCNUCC : socle des projets d’adaptation au changement climatique ;  et tous les autres accords multilatéraux sur l’environnement, AME, existants, d’autre part. Et puisqu’elle sort péniblement d’une longue période de crise institutionnelle, la RD Congo se doit de relever de nombreux défis sur la voie du développement durable.   

Sa population demeurant encore en majorité dans la catégorie des paysans, une attention particulière devra être accordée aux activités de suivie susceptibles de consolider à la fois son capital physique et son capital naturel. Les activités de renforcement de la sécurité alimentaire constituent notamment la meilleure voie d’adaptation aux changements climatiques.    
L’élaboration laborieuse du PANA/RD Congo s’est assignée alors pour socle à la fois la vérité sociale et économique du pays, la vérité scientifique en général, et plus particulièrement sur celle des géosciences.  

En effet, ces dernières sont au cœur des stratégies du développement durable puisqu’elles imposent un dialogue permanant avec les profanes, dialectique qui leur permet de rencontrer tant les doutes que les incertitudes que formule la société.  
Les connaissances scientifiques sur le changement climatique en RD Congo, par exemple, ne pouvaient aboutir véritablement qu’une fois partagées largement par la société. Le PANA/RDC reflète significativement cette préoccupation.  

L’entrée récente de la terre dans une nouvelle ère, l’Anthropocène, où l’homme devient un acteur majeur contraint parfois à la prise en compte des préoccupations qui n’émergent pourtant pas aux premières approches systémiques.  

Tel est le cas des dangers multiples qui menacent le Parc Marin des Mangroves (PMM) à MOANDA sur le littoral atlantique congolais. Cet écosystème parti- culier requiert une attention tout autant exceptionnelle en ce qu’il regorge d’une diversité biologique phénoménale mais dont le changement climatique – dans un contexte de pauvreté extrême des populations environnantes -  constitue une source de précarité à court terme.

PANA (Programme d'Action National d'Adaptation aux Changements Climatiques en RDC)
Ministère de l'Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme (MECNT)
Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)

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