Kinshasa Time Kinshasa - RD Congo : samedi, 23 septembre 2017 -
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Défis de l’agriculture contemporaine

L’agriculture contemporaine est confrontée présentement à un double défi : nourrir la population mondiale en croissance continue et assurer la sauvegarde des ressources naturelles dont elle dépend entièrement. La population mondiale est passée de 2,52 milliards en 1950 à 6,80 milliards en 2010 ; augmentant ainsi de 170 % en 50 ans. La grande partie de cette croissance s’observe surtout dans les pays en développement où l’on s’attend à avoir 80% des 9 milliards d’habitants attendus au rythme de la croissance actuelle sur la planète.

Photo fait-religieux.comEn vue de faire face aux besoins de l’humanité, l’agriculture a fait l’objet de multiples progrès de  sorte que le constat a été tel que  les nations qui s’étaient lancées dans l’agriculture ont atteint un niveau de croissance suffisamment élevé conduisant au développement économique, plus vite que celles ayant emprunté la voie de l’industrie. Cette forte intensification de l’agriculture s’est accompagnée sans doute de plusieurs conséquences sur l’environnement dont la pollution des terres et des eaux par les engrais chimiques et les pesticides, la diminution de la biodiversité, la pollution de l’atmosphère par le rejet des gaz à effet de serre ; contribuant ainsi aux changements globaux observés actuellement sur la terre.

Dans les pays en voie de développement, l’essentiel de la population pratique l’agriculture comme principale activité. La pauvreté qui caractérise ces populations, la faiblesse institutionnelle dans ces pays sont très souvent à la base des techniques agricoles  rudimentaires et archaïques caractérisées par des pratiques d’agriculture sur brulis avec des longues jachères. Ces pratiques sont à la base de la dégradation de plusieurs centaines d’hectares de forêts chaque année dans le monde.

Des conséquences évoquées ci haut, qu’il s’agisse de l’agriculture moderne tel que pratiquée en occident et de celle traditionnelle, des mesures sont entrain d’être initiées en vue de préserver le plus possible les ressources dont dépend l’agriculture, en particulier et les autres activités vitales en général.

Ainsi, ont jailli les idées du développement de l’agriculture durable, en marge du sommet de Rio qui jetait les bases du développement durable, permettant aux générations actuelles de profiter des ressources, sans compromettre le droit des générations futures de pouvoir utiliser également ces ressources. Il se développe par exemple actuellement l’agriculture biologique qui prône le faible recours aux engrais chimiques, aux pesticides ; le recours aux moyens naturels de fertilisation, et de lutte contre les ennemis de culture, d’utiliser du matériel naturel,…

Dans les pays en développement, des efforts se concentrent surtout à développer des techniques de maintien de fertilité des sols afin de limiter le recours à l’agriculture sur brulis qui permet de cultiver sur de la terre fertile à l’ouverture du champ ; mais aussi dans des contrées où une forte pression s’exerce sur les terres du fait de l’explosion démographique. On développe ainsi des pratiques de gestion intégrée de fertilité des sols, qui font allusion à l’utilisation des bonnes semences, de bonnes pratiques agricoles et la combinaison réfléchie des engrais minéraux et de la matière organique au rythme de la croissance actuelle de la planète.

BAHATI SHAMAMBA Dieudonné, Congo Green Citizen

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